CENT CINQUANTE ANS D'HISTOIRE VAUDOISE 1803-1953
Les Presses des imprimeries réunies, Lausanne


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[...] méthode antiseptique de Lister, vieille de dix ans. L'appendicite figure à l'ordre du jour, en 1887, avec César Roux. En 1905, la société entend le premier exposé général sur la lutte contre cancer.

En 1880, Th. Challand, directeur de l'asile d'aliénés installé à Cery en 1873, adresse au Département de l'Instruction publique un rapport sur le congrès de psychiatrie d'Eisenach. On y avait discuté du surmenage intellectuel des gynmasiens.

Bien qu'il y eût des facultés de médecine en Suisse (à Bâle dès le XVe siècle, à Berne depuis 1815 et à Zurich depuis 1833) les médecins vaudois se sont volontiers formés à l'étranger. David Huc-Mazelet (1773-1843), Jean de la Harpe (1802-77), Georges Bezencenet d'Aigle (1803-65) sont docteurs de Goettingue. Mathias Mayor (1775-1847), François Joël (1821-93), Louis Rouge 1833-95) ont étudié à Paris. Jules Cossy (1818-78) et son fils Auguste (1849-82) avaient été internes des hôpitaux parisiens. Auguste Fonjallaz, de Cully, (1839-80) avait soutenu sa thèse à Wurtzbourg. De tels séjours hors du Pays ouvraient certes l'esprit, mais n'étaient pas à la portée de tous les jeunes gens capables.

Dans une lettre adressée au Conseil d'Etat, le 17 janvier 1872 (1), Louis Ruchonnet parle de la pénurie de médecins dont souffre le canton. Cette carence avait été particulièrement sensible l'année précédente, lors de la mise sur pied des troupes vaudoises.

Depuis longtemps déjà, Ruchonnet rêvait d'une Faculté de médecine à Lausanne. Tout, ou presque, était à créer.

En 1878, les études médicales avaient été placées sous contrôle de l'autorité fédérale. Les examens propédeutiques se faisaient alors en une seule fois. Parmi les branches qui y figuraient deux, dont l'anatomie et la physiologie humaines, n'étaient pas enseignées à l'Académie de Lausanne. Elle risquait de se voir rayée de la liste des établissements aptes à faire subir ces examens fédéraux. Le comité directeur appelé à régler cette question été mal disposé à l'égard de Lausanne, d'autant plus qu'une faculté de médecine avait vu le jour, à Genève, deux ans auparavant. Le vice-président du comité directeur, Frédéric Recordon, chef du service sanitaire cantonal vaudois, était lui-même hostile

(1) A.C.V. K XIII 38

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