Fongeallaz dit Ruotaz
Repris de http://fr.groups.yahoo.com/group/genesavoie/message/12758
Un grand merci pour ces précieux renseignements concernant les FONGEALLAZ du Petit-Bornand.
Jusqu'à présent, mes deux sources principales d'information pour les XVe et XVIe siècles ont été le registre de la gabelle du sel de 1561 (que j'avais apparemment mal retranscrit) et l'Histoire de l'Abbaye d'Entremont de Mgr. Piccard (Mém. et Doc. de l'Académie chablaisienne, vol. IX, 1883, pp. 27-214). Dans ce dernier ouvrage, seul 2 FONGEALLAZ sont nommés pour le XVe siècle : le « taillable » Etienne FONJALAZ (l'an 1439) (p. 75) et Henri FORGELLAT (Testament de l'abbé d'Entremont Jean de Verbouz, 18 septembre 1460). Un François GAILLARD est également cité en tant que sujet du monastère (reconnaissance du 30 mai 1526) (p. 91). Dans son « Histoire », Piccard mentionne un « Inventaire des titres de l'abbaye d'Entremont » (volume mss. in -4° de 175 pages) comme sa source principale. A l'époque (fin du XIXe siècle), il semble que ce manuscrit se soit trouvé aux archives (ou bibliothèque) de l'Académie salésienne. Peut-être en avez-vous entendu parler ? Existe-t-il toujours, et si oui, où peut-on le consulter ? A l'Académie salésienne ? Aux Archives départementales ?
Concernant les 3 chefs de famille FONGEALLAZ de 1431 que vous avez mentionné, s'agit-il de « taillables » de l'abbaye d'Entremont ?
Enfin, avez-vous rencontré, au cours de vos recherches, d'autres FONGEALLAZ au Petit-Bornand ou dans les environs pour les XVe et XVIe siècles ? J'abuse peut-être de votre patience et générosité, mais il m'est actuellement impossible de me rendre en Haute-Savoie pour y faire des recherches. En outre, je ne saurais par où commencer ni comment m'y prendre, d'autant que vous dites qu'il y a peu de données disponibles pour cette période.
J'ajoute, avant de terminer, qu'il n'y a pas que des FONGEALLAZ à avoir émigré de Savoie vers l'actuel district de Lavaux, au Pays de Vaud, dans la première moitié du XVIe siècle. De nombreux autres savoyards s'y sont établis, en particulier sur les hauteurs boisées du « Jorat » alors peuplées de loups et de brigands, pour y défricher et cultiver des terres ou exploiter du bois. Puis, au fil du temps, eux ou leurs descendants se sont installés en contrebas dans les villages et hameaux du vignoble qui domine le Léman. Très peu de travaux ont été écrits sur ce flux migratoire ancien.
Dernièrement, Mr. Jean Pierre BASTIEN, professeur à l'université Marc Bloch à Strasbourg, en a fait une analyse succincte dans une monographie consacrée à sa famille, elle-même originaire de la commune de Sixt en Faucigny et ayant émigré à Lavaux vers 1500.
J'espère, très prochainement, être en mesure de communiquer sur ce site les patronymes de ces émigrés savoyards ainsi que leurs lieux d'origine.
Encore merci pour toutes les informations fournies jusqu'à présent. B.H. Fongeallaz