Qui est François Fonjallaz, habitant Gimel, membre du clergé d’Aubonne vers 1530?

Trouvé sur http://www.albona.ch/vie_religieuse_introduction_reforme.htm, un texte bien documenté sur «Les actes d'annihilation menées en application de l'Edit de réformation à Aubonne» mentionnant un «François FONJALLAZ (? – 1536), de Gimel, membre du clergé d’Aubonne».


III. Les actes d'annihilation menées en application de l'Edit de réformation à Aubonne

A l’exemple de la procédure appliquée à Genève le 21 mai 1536 (vote du Conseil général), les nouveaux maîtres du Pays de Vaud décident que la question de la « messe ou de l’évangile » sera réglée en pays vaudois par une « Dispute de religion » convoquée en la cathédrale de Lausanne à la mi-août pour le mois d’octobre 1536 et au cours de laquelle seraient discutées dix thèses ou conclusions exposant la doctrine réformée. Quatre présidents, deux protestants et deux catholiques, furent désignés pour diriger les débats, ainsi que quatre notaires pour enregistrer les paroles de chacun.

 Du côté protestant, les champions de la cause sont Guillaume Farel et Pierre Viret, déjà actifs dans le Pays romand qu’ils ont sillonné depuis 1530 surtout à Genève, où leurs efforts ont fini par triompher. A côté d’eux, un docteur de la Sorbonne, Pierre Charles, dit « Caroli » et Antoine de Marcourt, un spécialiste de la propagande populaire ; enfin, Jean Calvin, que Farel vient de fixer à Genève. La cause est défendue du côté catholique par quelques prélats et des laïcs,

 A la suite de cette dispute, la volonté de MM. De Berne (LL.EE.) ne se fait pas attendre. Le 19 octobre 1536, ils promulguent déjà un « mandement », au terme duquel l’exercice de la religion catholique est interdit et les insignes et autels de cette religion doivent être abattus sans délais.

 Les commissaires bernois employèrent trois mois pour régler tout ce qui regardait le matériel et le personnel de l’Église réformée. Quant au spirituel, un « synode de tous les pays romands, tant anciens que nouveaux » fut réuni le 13 mars 1537, à Lausanne, pour prendre connaissance de l’organisation de l’Église. Grossmann, ministre bernois, avait préparé les règlements ecclésiastiques et rédigé le serment que les ministres devaient prêter. Deux conseillers bernois, Zurkinden et Graffenried, présidèrent le synode.

 Les colloques, les classes, les synodes du pays de Vaud mirent la plus grande activité dans la propagation de l’Évangile ; ces assemblées étaient toutefois outrées du relâchement des mœurs et de l’indifférence religieuse des baillis, se plaignaient des autorités laïques, signalaient le catholicisme comme encore populaire dans plusieurs parties du pays, et demandaient de prendre des mesures pour faire cesser un tel état de choses.

 On note à cet égard les éléments suivants : « les baillis, relève le synode de 1538, ne font pas observer l’Edit de réformation ; plusieurs d’entre eux sont de mauvais exemples ; à Aubonne, les nobles, le châtelain et le secrétaire rejettent la réformation (…) ».

 Il est toutefois utile de préciser qu’à la cour du château d’Aubonne, dépendant alors du comté de Gruyères (Michel, dernier comte de 1539 à 1554, qui avait succédé à son père, Jean), résidait volontiers la comtesse douairière, Catherine, née de Monteynard, qui nourrissait quelques intérêts pour la religion réformée. Elle testa en ce lieu le 5 janvier 1546, en présence du notaire Michel Caillat. Parmi les bénéficiaires de la testatrice figure notamment un certain Jacques Hugues, pasteur à Divonne en 1544 et parent de son cuisinier, qui toucha 50 écus en espèces. Elle lègue également une aumône à l’hôpital d’Aubonne pour alimenter les pauvres de Dieu (20 écus d’or) et remet aussi à Jacques Valier, premier pasteur à Aubonne, la somme de 20 écus d’or. Ce dernier , en charge de la paroisse d’Aubonne depuis 1536, s’installe le 26 janvier 1546 à Lausanne, où il remplaça Farel et seconda Viret. Sa descendance fit souche à Aubonne et dans la région (possession de la coseigneurie de St-George).

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