Eugenio Pacelli devenu le Pape Pie XII
Eugenio Pacelli (né à Rome le 2 mars 1876) devient Pape le 12 mars 1939 à la suite de Pie XI. Il était très connu car il occupa le poste de secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) du Vatican depuis 1930 après avoir été nonce (ambassadeur) en Bavière, puis à Berlin en 1920.
Pie XII connaît donc très bien l'Allemagne où il vécut plus de 1917 à 1929. Il y a été confronté aux insurrections et tentatives de coup d'état d'abord des communistes (Luxembourg-Liebknecht) durant laquelle il fut personellement menacé, ensuite celles des nazis avec Lüdendorff. Durant sa nonciature, il négocie durant des années un Concordat entre le Vatican et l'Allemagne dont un des points réside dans la domination des évêques par le Saint-Siège. Les longues négociations font que c'est Hitler qui le signe le 20 juillet 1933 alors que c'étaient les gouvernements précédents qui avaient menés les discusions.
Durant les premiers mois de 1933, le Saint-siège est intervenu dans la vie politique allemande de manière significative puisqu'il avait son mot à dire sur le parti catholique Zentrum dirigé par Kaas, un prélat. Il faut mentionner que suite à la réforme luthérienne, la majorité des Allemands étaient protestants mais qu'une minorité d'environ un tiers se reconnaissent dans le catholicisme. Néanmoins, le parti Zentrum joua un rôle clé dans le vote, en janvier 1933, des pleins pouvoirs à Hitler. Sans cet appui, les nazis n'auraient pas pu atteindre la majorité des 2/3 nécessaire.Quant à l'auto-dissolution (sabordage?) du Zentrum le 5 juillet 1933, était-il une contrepartie à la signature du Concordat le 20? Etonnant pourtant de devoir constater que le chef de ce parti quitta l'Allemagne pour le Vatican où il sera nommé évêque.
Pie XI, malgré l'accord récemment signé ne se prive pas de dénoncer le racisme des nazis dès 1934. Par une lettre écrite en février 1934 à la jeunesse catholique allemande, il s'en prend à «cette nouvelle conception de vie s'éloignant du Christ et ramenant au paganisme». Sa dénonciation du nazisme se poursuit et culmine avec l'encyclique Mit brennender Sorge (Avec un souci brûlant), publiée le 14 mars 1937. Elle dénonce sans aucune ambiguïté l'idéologie de la race, cette condamnation du nazisme est lue en chaire le 21 mars 1937 dans toutes les église catholiques d'Allemagne. Et c'est le cardinal Pacelli - le futur pape Pie XII -, alors secrétaire d'Etat, qui en élabora le texte définitif. Ce texte fut rédigé à la demande des évêques de l'église allemande persécutée, malgré les nombreuses protestations du Vatican.
Pie XI dénonca parallèlement le communisme athée par l'encyclique en latin (Divini Redemptoris) publiée le 19 mars 1937 durant les grands procès de Moscou. A ce moment-là, les victimes des bolchéviques durant les 20 ans suivant la "révolution" d'octobre, morts par déportation, fusillade ou la faim dépassent les 15 millions, soit près de 4 fois la population de la Suisse.

Le nonce Pacelli sort de la Chancellerie du Reich
L'engagement d'Eugenio Pacelli en tant que nonce, cardinal, secrétaire d'Etat et conseiller de Pie XI contre le nazisme, le communiste Costa-Gavras le cache bien et nous fabrique un Pie XII coupé du monde et dédaigneux du sort des gens, catholiques ou pas. Ensuite, la mauvaise foi des auteurs d'Amen sort de son contexte l'homélie radiodiffusée de Noël 1942 et qui dit, entre autres: «L'humanité doit ce vu aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, parfois seulement en raison de leur nationalité ou de leur race, sont destinées à mourir ou à disparaître peu à peu». Les gens de l'époque avaient très bien compris le sens de l'engagement de Pie XII et le Reich aussi puisque sa presse le qualifiait depuis longtemps de "cardinal projuif".
Pie XII aurait dû aussi mentionner : «en raison de leur classe sociale». En effet, à la date de cette homélie, la Tchéka, GPU, NKVD (les appellations successives de la police politique du régime communiste), des millions d'innocents avaient été liquidés en URSS. Ce génocide qui a fait nettement plus de victimes que la Shoah est aujourd'hui encore "oublié" ou purement nié. Curieusement, ce négationnisme n'est jamais dénoncé par les professionnels de l'indignation anti-raciste ou de l'anti-sémitisme (Licra, etc.) pourchassant le négationnisme.
Le samedi 16 octobre 1943. Mussolini ayant été renversé, les Allemands occupent Rome. La SS rafle le même jour les juifs romains. Alors que Mussolini est toujours présenté comme un fanatique antisémite, il reste encore 4 à 5 mille juifs à Rome! Pie XII intervient personnellement pour que les couvents leur donne refuge, ce qui sauve la vie de plus de 3000 d'entre-eux. Le film Amen falsifie une nouvelle fois l'Histoire en montrant un Pie XII qui, tel Ponce-Pilate, s'en serait lavé les mains. Quel mensonge, un de plus dans un film qui n'en est pas avare! En tout cas, en signe de reconnaissance, le grand rabbin de Rome alla lui-même jusqu'à se convertir et prendre le prénom d'Eugenio.
Pas un mot non plus sur le Catholic Refugee Committee fondé en 1941 sur l'ordre de Pie XII et qui sauva, par des fillières d'évasion passant par l'Espagne et le Portugal, des milliers de juifs.
Les auteurs d'Amen, emporté par la haine, n'hésitent pas à falsifier l'Histoire en des points clés pour calomnier Pie XII. Ils ont pu compter sur la complicité ou/et l'ignorance des critiques.
Pour lever tout ambiguïté, le film Amen est de la pure propagande du sionisme falsifiant l'Histoire pour calmonier Pie XII et susciter de la haine à son égard. Cette stratégie constante du Congrès juif mondial et d'autres organisations sionistes visent à détourner d'eux la haine des juifs qui ont dû constater les preuves irréfutables de la collaboration du sionisme avec les nazis. Depuis la fin des années 40, le sionisme accuse de manière calomnieuse le Vatican et d'autres pays ou personnes aussi pour cacher sa pitoyable absence aux secours des juifs d'Europe. C'est le point de vue de ce site qui tient à rappeller que le sionisme, malgré ses prétentions, ne représente pas du tout l'ensemble de la communauté juive. Et la preuve en est que de nombreux juifs, de manière isolée ou à travers leurs organisations exprimèrent leur reconnaissance à Pie XII. Ainsi, une délégation de 70 rescapés de la United Jewish Appeal exprima le 29 novembre 1944 sa reconnaissance à Pie XII pour son action.
Cette brève biographie ne doit pas cacher l'attitude du Saint-siège face à Ante Palevic régnant d'une main de fer sur la Croatie et responsable de crimes et de massacres, mais aussi de plus de 300'000 conversions forcées au catholicisme. Dans des camps de concentration, parmi les gardiens se trouvent des frères franciscains!!! Remarquons enfin que les églises protestantes européennes ne sont pas non plus exemptes de critiques. Pour cacher cette compromission, on a amplifié l'importance de quelques protestants comme le pasteur Bogner ou Kurt Gerstein. Ce dernier, membre de l'Église confessante avait mis au courant les dirigeants de cette église protestante.
Bibliographie
"Pie XII et la Seconde Guerre Mondiale" de Pierre Blet (Perrin).
Un article en format pdf sur cet ouvrage basé sur les archives du Vatican.
"Le pape et Hitler, l'histoire secrète de Pie XII" de John Cornwell (Albin Michel, 1999).
Le parti pris systématique de cet ouvrage a été avoué par l'auteur lui-même qui a reconnu qu'il s'était trompé en accablant le Saint-Père pour son "silence" lors des extermination des juifs par les nazis dans l'hebdomadaire "The Economiste" en février 2005.
Sur le web: http://www.herodote.net/histoire03123.htm