Quelques faits volontairement déformés par les auteurs d'Amen: Costa-Gavras et Grumberg

1) A propos du discours de Pie XII à la Noël 1942

Selon Amen: Gerstein et Riccardo écoutent ce disours radio diffusé et espèrent que le Pape va parler. Ils expriment leur déception, car l'extermination des juifs n'est pas mentionnée, ni le mot juif. Toute la mise en scène et aussi la mise en condition des spectateurs vise à susciter de la haine contre Pie XII, coupable de son indifférence.

La réalité: Si les auteurs d'Amen avait eu un peu d'honnêteté pour leurs spectateurs, ils n'auraient pas censuré la phrase suivante: " ce voeu [de la fin de la guerre] l'humanité le doit aux centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou a une extermination progressive."

Cette phrase, Costa-Gavras l'a honteusement oubliée car elle détruit, à elle seule, tout son procès à charge contre Pie XII et met à nu la finalité de cette oeuvre de propagande. En tout cas, tout le monde de l'époque l'a bien comprise comme la condamnation de l'extermination des juifs:
- du côté allemand: ce discours a été interdit par les nazis;
- du côté du monde libre: un seul exemple suffit, le New York Times du 28 décembre 1942 qui voit dans le discours du pape "des paroles claires pour défendre les juifs".

2) Le silence de Pie XII justifié par l'impossibilité de dénoncer les crimes soviétiques

Selon Amen: Un prélat dit au jeune jésuite Riccardo: "le pape ne peut condamner les crimes nazis sans condamner ceux de l'Union soviétique." Cette phase insidieuse a pour but de suggérer que Pie XII n'aurait pas condamné les crimes nazis parce qu'il ne pouvait condamner ceux commis par l'URSS, alors du côté des Alliés.

C'est encore de la pure mauvaise foi! Par contre, les Alliés, eux-même, ont tout fait pour cacher la nature de l'URSS. Cette complicité avec l'URSS commença bien avant la guerre. En France, dès 1934-35, Laval met en oeuvre une politique de raprochement avec Staline et tout ceux qui agissaient pour dénoncer l'URSS étaient systématiquement réduits au silence. Pour plaire à Staline, Laval força Trotzki à quitter la France. Ensuite Herriot,à son retour d'un voyage en URSS, nia la famine et la terreur qui y régnait. Quand on sut pour le massacre de Katyn, 20'000 officiers polonais liquidé en mars 1940 sur ordre de Staline, les Alliés refusèrent en attribuer la responsabilité au coupable, l'URSS. Le Gouvernement polonais en exil était déjà en train d'être trahi pour ce pays soit donné à Staline.

La réalité: Le discours de la Noël 1942 mentionné au point 1 ne fait que poursuivre la condamnation des nazis commencée bien auparavant par l'encyclique " Mit Brennender Sorge" de Pie X, mais écrite en partie par Pie XII en 1937. Texte en anglais à l'adresse suivante:
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_14031937_mit-brennender-sorge_en.html

A propos des crimes soviétiques, à la date du 25 décembre 1942, ce régime avaient déjà assassinés plus de 20 millions d'individus par la famine, les exécutions et les déportations au cours desquelles la mortalité atteignait jusqu'à 50%, comme cela fut le cas pour les Tchétchénes ou les Tatars.

Quand Costa-Gavras, ce soi-disant défenseur des Droits de l'Homme, va-t-il faire un film sur la glorieuse instauration du socialisme en Russie?

3) La rafle de Rome

Selon Amen: Le film nous montre Pie XII peu préoccupé par la raffle de milliers de juifs qui s'effectue sous ses fenêtres.

La réalité: L'Eglise catholique interviendra énergiquement, ce qui sauva de la déportation plus de 7'000 juifs de Rome. Globalement, selon les estimations, publiées en 1967, par l’historien et ancien consul d'Israël en Italie, Pinchas Lapide, l’Eglise catholique a sauvé la vie à près de 800'000 Juifs. Combien en sauvés le Congrès juif mondial et l'Organisations sioniste mondiale, l'Agence juive et autres organisations sionistes?

Face à cette vérité, le soutien déterminant de Pie XII, et le fin pathétique de Kurt Gerstein retrouvé mort dans sa cellule de la prison de Cherche-Midi à Paris, Amen envoie Fontana dans un camp. Encore une invention afin de cacher la vérité. Quant aux 12'000 prêtres assassinés, on oublie!

Il y en a encore d'autres importantes désinformations, comme par exemple celles sur le personnage de Kurt Gerstein, mais ces trois exemples démontrent la véritable nature de l'entreprise de Costa-Gavras et de ses acolytes! De la pure calomnie basée sur la falsification de l'Histoire dans le but de diffamer Pie XII et le Vatican pour faire diversion afin de protéger ainsi les organisations sionistes qui n'ont pratiquement rien fait sauver les juifs .

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