Un touriste particulier: Eichmann invité en Palestine par les sionistes

Voilà un fait qu'on ne crie pas sur les toits! Et pourtant les preuves ne manquent pas. Début octobre 1937, Eichmann et son adjoint, Hagen, arrivent à bord d'un navire à Haïffa à l'invitation de Feivel Polkes, un juif polonais émigré en Palestine, un des chefs de la Haganah. En cas de doute, consulter le Quid (http://www.quidfrance.com) ou un article de "Die Welt" du 16 août 2000 intitulé "Der jüdische Unterground hatte Kontakt mit Eichmann". Un tel voyage ne peut avoir lieu que si ces subordonnés obtiennent le feu vert de leur chef respectif. En ce qui concerne Adolph Eichmann, son chef est Heydrich à la tête du SD Sicherheitdienst et pour Polkes, il s'agit d'Eliahu Golomb, le chef de la Hanagah. Voici les informations données par le site de l'organisation sioniste mondiale: OSM .

Bien sûr, pas un mot sur les relations entre la Haganah et le Sicherheitdienst, par contre le lien entre Golomb et le mouvement sioniste mondial dont le président de la branche américaine est Stephen Wise ne souffre d'aucune contestations!

La Grande-Bretagne, assumant alors un mandat sur la Palestine pour la Société des Nations, mis au courant de l'arrivée d'officiers du SD allemands s'oppose à leur débarquement. Ainsi, ce n'est pas cette fois.ci qu'Adolphe Eichmann foulera le sol de la Palestine mais près 23 ans plus tard, après avoir été enlevé d'Argentine en 1960 par les services secrets israéliens pour comparaître devant la justice. Or, ce procés risquait de plomber la légende officielle de la création de l'Etat d'Israël, et donner lieu à des cruelles prises de conscience aboutissant à des règlements de compte acharnés. L'ouvrage d'Hannah Arendt, "Eichmann à Jérusalem", référence tant loué de ce procès, jette un voile pudique sur cette réalité! Pour occulter la collaboration nazisme-sionisme, Arendt imagine le concept clé du son ouvrage, celui de "la banalité du mal". C'est pourtant bien ce qui s'est passé puisque beaucoup de juifs ont compris, au cours du procès d'Eichmann, que la collaboration entre le sionisme et le nazisme a provoqué de nombreuses morts, dont celles de leurs proches. Est-ce pour atténuer ce choc et faire un contre-feu que des sionistes influents ont commandé à Hochhut une pièce détournant leur culpabilité sur Pie XII et l'Eglise catholique? On peut légitimement se poser cette question puisque Le Vicaire a été présenté au public le 20 février 1963, très peu de temps après le procés d'Eichmann, et que cette oeuvre a été appuyée par tous ceux qui, dans les média, servent les intérêts du sionisme pour que l'épisode Eichmann sombre dans l'oubli.

Il est à remarquer que, Hochhut, pourtant tellement loué pour Le Vicaire est ensuite retourné dans l'oubli. Ceux qui avaient participé à cette opération l'ont ensuite laissé tomber.

Pour le reste, savons-nous tout aujourd'hui sur la collaboration entre les nazis et les sionistes? Ce n'est pas sûr, car on cache, encore aujourd'hui, le contenu du journal d'Eichmann, qu'il a écrit en Israël en attendant son procès. De plus, une partie importante des vidéos du procès d'Eichmann ont "été perdues". Encore un coup des nazis peut-être?

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