La Nuit de cristal suite à l'attentat, à Paris, de Herschel Grynzpan contre Ernst von Rath, employé de l’ambassade allemande

Les exactions sanglantes et massives contre les juifs ne commencèrent que dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, qualifiée de Nuit de cristal du fait des milliers de vitrines fracassées et des vitraux de nombreuses synagogues incendiées. Ces événements sont organisés par le Dr Goebbels en réaction à l’attentat le 7 novembre 1938 à Paris, d'Ernst von Rath, employé de l’ambassade allemande, par Herschel Grynszpan, juif polonais. La photographie (tirée de Ron Roizen, "Herschel Grynszpan: the Fate of a Forgotten Assassin", Holocaust et Genocide Studies, Vol. 1, No 2, pp. 217-238) montre le responsable, peu après l'attentat, dans le fourgon de la police française. Blessé par deux balles à l'abdomen, von Rath décéda 9 novembre.

Cette initiative du Dr Goebbels lui coûta très cher puisque, s'il ne perdit pas son poste, il perdit définitivement sa place et son influence dans la cour des proches d'Hitler. En effet, quelle bêtise que de faire casser les vitrines de commerçants juifs dont les magasins appartiennent à des Allemands; un magnifique auto-goal.

Durant ces jours d'agression organisés contre les juifs allemands, il y eut au moins 38 morts, de nombreux blessés et environ 20'000 personnes internées dans des camps de concentration. Et si, avant la Nuit de cristal , des juifs se retrouvaient déjà dans les camps de concentration dès mars 1933, cela n'était pas la conséquence de leur judaïsme, mais principalement à leur appartenance aux partis communiste ou social-démocrate.

Mais, il ne faut oublier qu'au moment de la Nuit de cristal, des milliers de Chrétiens avaient déjà été assassinés en Allemagne nazie, ET DES MILLIONS EN URSS, ces deux faits étant toujours occultés dans les références à cet événement!


Trouvé sur internet quelques informations importantes donnée par Rita Thalmann suite à ses recherches

« La lettre de Rita Thalmann
Université Paris 7-Denis Diderot
Rita Thalmann
285 rue de Vaugierard
75015 Paris
Tél. : 01 42 50 68 65


Monsieur
Vincent C. Frank-Steiner
Hohe Windestr. 104
CH-4059 Bâle


Cher Monsieur

Votre lettre du 25 Janvier ne m'est parvenue qu'hier parce que l'université Paris 7 étant très grandis (+ de 60000 personnes) l'adresse était trop imprécise et que, d'autre part nous avions des vacances en février. Je vous réponds donc sans plus attendre à la main – cela va plus vite! Pour confirmer la thèse d'un pogrom nullement spontané, que j'avais défendue lors de la publication française, la 1er version avant l'anglaise (1974) et l'allemande (1986) de mon livre. Tous les historiens comme Hanns Momsen, mais qui est aujourd'hui de plus en plus admise, notamment par les historiens comme Dieter Obst ou Wolf – Arno Kropat, pour ne cité que des ouvrages récents.

Par contre, il faut se garder sans preuves tangibles d'amalgamer le cas de Herschel Feibel Grynszpan avec celui de van der Lubbe. Ce qui est avéré aujourd'hui, c'est que la situation en 1936 notamment à cause de la remilitarisation allemande et de la proximité des Jeux Olympiques, n'avait pas permit d'utiliser l'attentat mortel de Frankfurter à Davos alors qu'en 1938, la capitulation franco-allemande, d'abord face à l'Anschluss, a Munich, ajouté à l'échec de l'immigration "volontaire" des juifs permettaient de franchir un pas de plus dans "lénification par la terreur". D'autant que pour préparer l'économie à la guerre Hitler voulait désormais leur exclusion totale de l'économie et leur exploitation au bénéfice de celle-ci.

1. Ayant enquêté en son temps sur les faits précis de Grynszpan à Paris, tandis que mon documentaliste Emanuel Feinermann retrouvait le dossier de son itinéraire de Paris à Toulouse, en passant par Orléans et Bourges, je voudrais souligner 1. qu'il a croisé sans le savoir l'ambassadeur von Welczek dans la rue alors qu'il promenait son chien comme tous les matins. 2. Que le lundi matin vom Rath était le seul fonctionnaire de l'ambassade présent. 3. Que le concierge alerté par le bruit a appelé la garde de police toujours en position devant l'ambassade, mais que 4. Grynszpan après son périple durant la débâcle a été recherché par les nouvelles autorités de Vichy pour le livrer le 14 juillet 1941 aux Allemands, en vertu de l'article 19 de la convention d'armistice. Et ce pour sauver de l'exécution par ces derniers du procureur Ribeyre, arrêté par les agents de Knochen à Bourges et transféré à la prison du Cherche-Midi à Paris pour avoir aidé Grynszpan à quitter librement la prison de Bourges au moment de la débâcle.

Entre votre conférence plus détaillée et votre article de NZZ, j'ai relevé un certain nombre d'erreurs que je me permets de vous signaler.

1. la réunion des anciens nazis du putsch de novembre 1923 avait toujours lieu au Altes Rathaus de Munich, et non à l'Hôtel Vier Jahreszeiten où logeaient les éminences du régime.

2. l'origine du terme "Kristallnacht" (pas Reichskristallnacht) n'est pas de Goebbels, mais vraisemblablement forgée après coup par dérision, d'origine inconnue.

3. l'idée du motif d'homosexualité a été avancer en premier par Mtr Moro-Giafferi pour faciliter la défense de Grynszpan qui s'était contredit dans ses motivations – Ce motif est l'échec du procès de Liom furent à l'origine de l'annulation du grand procès contre "l'internationale juive" prévue dans le Reich.

4. l'enterrement officielle de vom Raht n'a pas eu lieu à Berlin mais à la Rheinhalle de Düsseldorf

5. La prison de Fresnes est une prison ordinaire, pas de jeunes.

Si l'un peut considérer que le pogrom de la "Nuit de Cristal" marque un tournant important dans le sort des juifs du Reich, on ne peut en déduire déjà la "Solution Finale" qui ne devient envisageable, comme le montre la lettre d'instruction de Goering à Heydrich du 31 juillet 1941, voir déjà les discours des principaux dirigeants du Reich – dont Hitler – en 1939, que dans la perspective d’une nouvelle guerre mondiale.

En conclusion, je dirais que la recherche historique, malgré les falsificateurs et les "relativisateurs" a beaucoup progressé, mais qu'il reste pour certains points des zones (?) d'ombre d'autant plus difficiles à élucider que les documents manquent et que l'on ne peut les remplacer par des suppositions. Notre travail de mémoire est certes indispensable, mais compte tenu de la confusion des médias, de la "reconstruction" à posteriori de plus en plus fréquente de témoignages, ce travail peut être transmis aux nouvelles générations exigera de plus en plus rigueur et précision pour avoir des chances d'être d'entendu. 

Recevez, cher Monsieur, mes salutations amicales. Rita Thalmann »
Mis en ligne par Mirobir, le Dimanche 7 Novembre 2004, 06:53 dans la rubrique "Le privé est politique".
http://endehors.org/news/manifeste-surre-gion-aliste
 
http://www.lepost.fr/article/2008/10/26/1298691_ca-va-mal-tres-mal-pour-les-communistes.html
 
http://tribouilloyterminales.over-blog.com/categorie-10187908.html

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