L'holocauste occulté, celui des Chrétiens de Russie

Les chrétiens de l'URSS (Orthodoxes, Catholiques, Protestants, Uniates, etc.) sont liquidés en 15 ans (1922-1937) en plus des assassinés ciblés qui commencèrent dès le coup d'état d'octobre 1917

Tout a commencé par un plan tenu secret pendant 70 ans, celui de Lénine transmis le 19 mars 1922 aux membres du Politbureau dont voici un extrait: "Maintenant et seulement maintenant, alors que le peuple souffre de la famine, qu'il y a des centaines, si ce n'est des milliers de cadavres dans les rues, nous pouvons (et par conséquent devons) poursuivre notre accaparement des propriétés de l'Eglise avec toute la dureté, et sans hésiter à écraser la moindre opposition."

Un camp de concentration nazi? Non, un village de l'URSS en 1922
Combien d'entre eux ont fait partie des 5 millions d'innocents morts de faim?

Dans ce document de plusieurs pages rendus accessibles en 1992, Lénine reconnaît que la famine est due à sa propre politique, puisqu'en 1922, la guerre civile est finie depuis de nombreux mois et que pour s'en sortir, il doit continuer à voler les biens de l'Eglise, après avoir pris ceux de la noblesse et de la bourgeoisie. Quand il n'y aura plus rien à voler, il faudra agrandir sans cesse le goulag pour exploiter le travail gratuit de millions de victimes. Ainsi s'accomplit l'objectif de Marx d'abolir le salariat, ce qui revient à faire des ouvriers, des esclaves!!!


Face à la massive opération de liquidation, la croix chrétienne plie mais ne rompt pas!


Lieux de mémoires pour les millions de victimes chrétiennes du régime bolchevik

Chaque église, couvent reconstruits témoignent de cet holocauste; ceux toujours en ruines aussi!
L'indépendance de l'Ukraine permet un premier monument à St-Michel (Kiev)
La Grande famine de 1932-33 servit également à liquider les Chrétiens sédentaires ou nomades comme les Cosaques
Un lieu de mémoire, l'église récente jouxtant le polygone de Boutovo (Moscou)
Les monastères sur les iles Solovki


En ce qui concerne l'Eglise orthodoxe, l'opération déclenchée par Lénine avec l'Armée rouge et la GPU pour accaparer ses biens entraîne la mort de 600 évêques, de dizaines de milliers de prêtres ou de moines et des centaines de milliers de laïcs. Plus de 60'000 églises, couvents et autres biens ecclésiastiques sont pillés, incendiés, démolis ou transformés en dépôt, écurie, etc. Le célèbre couvent des Solovki devient un grand camp de concentration, et incidemment le symbole du nouveau régime: un lieu de compassion devient celui de la haine. Les exactions contre les catholiques et les protestants suivront vers 1935 et feront, en tout plusieurs millions de victimes chrétiennes. A partir de la collectivisation forcée commençée en 1928, les nombreuses victimes seront désormais cataloguées comme koulak, même s'il s'agit de chrétiens. Le génocide contre les Chrétiens est dissimulé sous un génocide de classe, la liquidation d'individus sous le simple effet de leur appartenance à une classe sociale.

Durant les années 1930, la liquidation des Chrétiens se poursuit, mélangée à d'autres opérations secrètes éliminant ceux qui ne se conforment pas au moule de l'«homme nouveau soviétique". Pourtant des protestants tentèrent, en vain, d'appeler à l'aide gouvernements et la Société des Nations.

Parmi les principaux bourreaux, Lazare Kanagovich, bras droit de Staline, commencera le génocide des chrétiens qui sera achevé en 1937 par Genrikh Iagoda, chef du NKVD, tous deux juifs.

Lazare Kanagovich, un des bouchers du génocide des chrétiens

Quand aux exactions contre les juifs, elles ne commenceront que vers l950. Mais avant d'être à leur tour dans la machine à hacher, plus de trente après le coup d'état de 1917, combien de juifs ont-ils sauvés des chrétiens? Est-ce que des organisations juives (Congrès juif mondial, LICRA, Organisation sioniste mondiale, Alliance Israélite Universelle, le Joint, etc) ont-elles dénoncés ce génocide des chrétiens dont elles avaient toutes connaissances. En effet, dès le milieu des années 20, le Joint et d'autres organisations juives commencent des tractations avec l'URSS dans le but de créer un état juif. Prévu d'abord en Crimée, il sera ultérieurement créé dans le Birobidjan (extrême orient), mais ces contacts leur permettront d'envoyer des émissaires et d'avoir ainsi des correspondants. Résultat: un silence à la mesure de leur complicité!

L'évaluation des victimes s'avère d'autant plus difficile que les liquidations des chrétiens se mêlent à celles des Socialistes-révolutionnaires, puis des "saboteurs", ensuite des trotzkistes, précédant celles des soi-disant agents de l'impéralisme américain, des fascistes, des titistes, puis de nouveau des agents de l'impéralisme américain, etc. Malgré tout, les exécutions, les fusillades, les morts en déportation, les morts par les famines provoquée par le régime aboutissent à un chiffre compris entre 10 et 15 millions, malheureusement plus proche des 15 millions, ce macabre bilan est pour les seules années 1930.

La répression religieuse était également nécessaire car elle faisait ombre au culte de la personnalité. qui devait diviniser Lénine, puis Staline.

Il ne faudrait pas oublier que musulmans, bouddhistes et chamanistes furent également liquidés. Toute opposition à la dictature du PCUS, réelle ou virtuelle, était étouffée dans l'oeuf. C'est la liquidation prônée par le Manifeste communiste de 1848, le sommet de la haine sociale pour construire un monde qui s'avèrera inhumain.

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