Avec Costa Gavras, toujours la même méthode!
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La même méthode a aussi été utilisée pour "L'Aveu", film sorti en 1970 dans lequel Yves Montand joue le rôle d'Artur London, vice-ministre des Affaires étrangères, depuis 1949, du gouvernement de la Tchécoslovaquie. Costa Gavras nous fait vivre les affres vécues par ce personnage, depuis son enlèvement en pleine rue jusqu'à son procés, en fait celui de Slansky et des 13 autres accusés, tous anciens des Brigades internationales (en fait staliniennes) en Espagne. L'affiche du film, un plan sur Artur London avec la corde au cou et portant des lunettes noires le mettant dans une obscurité complète, traduit exactement la situation d'un individu soumis au sadisme de ces gardiens. Ce sont les méthodes soviétiques pour briser un individu totalement isolé, sans aucune défense, privé de sommeil, surveillé 24 heures sur 24, et sur lequel, en plus, on utilise le chantage sur la vie de ses proches. Combien ont signé des aveux, fussent-ils délirants, espérant ainsi sauver leur famille? |
Tout cela est bien hélas bien exacte, mais alors où la tromperie se trouve-elle? Dans le fait qu'Artur London était un véritable agent du Komintern depuis 1935, avant d'être "volontaire" pour aller en Espagne, et que dans ce décrit "L'Aveu", il n'est pas victime mais complice dans ce drame dont Staline contrôle tout. En récompense de sa servilité, il aura la vie sauve alors que les autres accusés seront tous pendus en décembre 1952, à deux exceptions près, dont celle du fidèle Artur! De plus, sa loyauté au régime communiste a été jugée telle que non seulement London a été libéré 4 ans après, mais il a même pu venir en France

Le socialisme à visage humain écrasé par les tanks soviétiques
Quand le suppositoire (la propagande) et la répression quotidienne ne marchent plus, il ne reste plus que les grands moyens pour maintenir le socialisme! Photo tirée de "Prague, l'été des tanks" édité par Tchou 1968. A noter que les agités de mai 68 n'ont jamais été solidaires printemps démocratique de Prague étant, pour une majorité d'entre-eux, adeptes de Mao-Tsétoung, des massacres de masse que furent "les communes populaires", "le grand bond en avant" et la "grande révolution culturelle prolétarienne" qui firent 100 millions d'assassinés!
Et si vous avez cru à cette fable, eh bien, vous êtes tombé dans le panneau! Quant au mécanisme:
- phase 1, on charge les émotions par l'empathie pour ce pauvre London, puis, quand c'est bien cuit,
- phase 2, l'auteur du film dirige la décharge sur la cible, en l'occurence les affreux"staliniens"qui ne sont, en fait, que de bons communistes agissant selon l'idéal de tout bon socialiste: agir comme un robot aux ordres du parti qui a toujours raison, même si ce parti est aux mains d'un tyran sanguinaire et mégalomane!
Alors, quels faits ne collent pas dans la belle histoire racontée par Artur London, histoire publiée en 1968, 12 ans après sa libération! D'abord, l'existence de trois documents, tous produits par Artur London, et racontant trois versions différentes de son histoire? Et que dit à ce sujet son épouse, Lise London, lors d'un entretien avec Myriam Barbera en avril 1997, à l'occasion de la publication de son livre "Aux sources de l'Aveu", publié par Gallimard en mars 1997. "Le premier, visait, à travers moi, à faire connaître au PCF comment le procès avait été fabriqué en soulignant le rôle des conseillers soviétiques. Quand on a su, en Tchécoslovaquie, que le parti français connaissait ce rapport, cela a contribué à déclencher le processus de révision du procès. [SANS BLAGUE: LES CHEFS DU PCF CONNAISSAIENT TRES BIEN L'ENVERS DU DECOR]. Le second rapport, au contraire, évoquait à peine le rôle des Soviétiques puisqu'il était axé sur les actes du communiste qu'était mon mari, en vue de prouver sa totale fidélité à son parti. Dans la dernière version, il évoque dès le début le rôle des "conseillers" mais pas du tout celui des responsables tchécoslovaques du procès Slansky, qui était aussi le sien, car il lui avait été explicitement recommandé de ne pas le faire". Recommandé par qui? Cette Lise London, naïve ou bête, ne le dit pas? Dur de devoir réaliser que ce paradis à l'édification duquel elle a contribué n'était que misère et terreur pour le peuple. En revanche:
- Elle avoue que son mari avait écrit le troisième document en tenant compte de "recommandations". Ainsi, dans ce texte été écrit en été 1955, après la mort de Staline, Artur London suivait fidèlement la nouvelle ligne politique, celle de Khrouchtchef. En inventant le concept de "culte de la personnalité" qui aurait été responsable de toutes les horreurs détaillées dans son rapport secret au XXe congrès du parti communiste de l'Union soviétique, Nikita Khrouchtchef affirme que tous ces millions de crimes ne seraient pas de la faute du marxisme-léninisme, ni du parti, ni même de Staline, mais d'une déviation appelée culte de la personnalité. Sans blague! Quel menteur et quel mépris pour les victimes! A propos, que dit dans son rapport le camarade Khrouchtchef sur les crimes commis par le très dévoué à Staline camarade Khrouchtchef? Alors qu'il avait du sang jusqu'aux épaules, il n'en dit rien. Toujours mentir!
- Elle veut croire et faire croire que le dirigeants du PCF ignoraient ce qui ce passaient réellement en URSS! [SANS BLAGUE]
Il y a eu tant d'innocents assassinés lors des procès en URSS et dans les démocraties populaires que si on a décidé de laisser en vie Artur London, c'est qu'on savait qu'il ne dévoilerait jamais le subterfuge et que, comme il n'était pas la cible principale du procès dans lequel il a joué son rôle à merveilles, on pouvait le conserver pour l'utiliser plus tard. Ce plus tard fut l'été 1955 où il écrivit un troisième rapport. Et en 1968, par quel miracle a-t-il décidé de faire publier L'Aveu? Spontanément ou aux ordres de qui? En fait, il s'agit d'une opération de diversion pour tenter d'occulter l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie! Et par quel autre hasard, le metteur en scène qui se charge du film n'est autre que Costa Gavras, pseudo défenseur des Droits de l'Homme mais vrai larbin de Moscou?
Quant à sa femme, Lise Ricol, elle monte au créneau pour défendre son mari en publiant son livre "Aux sources de l'Aveu" en mars 1997, dans le but de contrer les révélations dévastatrices de l'ouvrage de Karel Bartosek, "Les Aveux des archives, Prague-Paris-Prague 1948-1968" publié au Seuil en 1996. En ajoutant que Lise Ricol travaillait aussi pour le Komintern à Moscou dès 1935, moment où elle recontra son Gérard, pseudonyme d'Artur London, vivant déjà sous une fausse identité et déjà au service du Komintern, le mensonge est toujours présent. Quelle beau couple de kominterniens toujours prêt à servir, toujours prêt à mentir, toujours prêts à trahir ses amis à obéir aux ordres, même quand ils assassinent le peuple! Pathétique et pitoyable naufrage!
07 Novembre 96 - L'HUMANITE
Artur et Lise London: des agents de Moscou?
Dans un livre, l'historien Karel Bartosek affirme qu'Artur et Lise London étaient à la tête d'un réseau d'espionnage. Les archives tchécoslovaques feraient état d'un financement occulte du PCF.
Dans une interview, publiée hier dans 'le Figaro', l'historien Karel Bartosek met gravement en cause Artur London qui fut condamné à la prison à vie à Prague en 1951 au terme d'un procès où, avec ses camarades, il avait été amené à avouer des crimes dont il était innocent. Ce qui fut l'objet du film de Costa Gavras: 'l'Aveu'.
D'où le titre de l'ouvrage que vient de publier Karel Bartosek: 'les Aveux des archives, Prague-Paris-Prague 1948-1968'. L'auteur, victime de la répression qui a sévi après l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie en août 1968, affirme, à la suite de ses recherches, qu'Artur et Lise London avaient 'organisé un réseau d'espionnage contre la France'.
La partie du livre consacrée à la vie d'Artur London, à sa participation aux Brigades internationales, à la Résistance en France au sein de la MOI (main-d'oeuvre immigrée), à sa déportation, retracée à partir d'un texte écrit en 1955 à sa libération par l'ancien dirigeant tchécoslovaque, est repassée au filtre de cette assertion.
Selon un commentaire de cet ouvrage par Jacques Amalric paru dans 'Libération', 'le courageux combattant des Brigades internationales était en fait un kominternien de choc', qui 'plutôt que de combattre aux côtés des Républicains espagnols' aurait 'travaillé pour les services spéciaux soviétiques et donc participé aux épurations de sinistre mémoire'.
Toute leur vie, Artur et Lise London n'auraient été, en fait, d'après l'historien, que les instruments des services soviétiques. La publication de 'l'Aveu', insinue-t-il, n'était-elle pas une 'commande' (de Moscou) au lendemain de la dénonciation des crimes de Staline par Nikita Khrouchtchev en 1956, au 20e Congrès du PCUS, souligne Amalric?
Karel Bartosek a fait part également de sa 'découverte' qu'un autre résistant, Raymond Aubrac - qui avait fondé et dirigé de 1948 à 1958, le BERIM (Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne) - 'était introduit auprès des plus hautes instances tchécoslovaques, avec les recommandations directes des principaux responsables du PCF'. Et présenté comme un 'camarade' qui aurait été partie prenante d'un réseau de financement du PCF par l'intermédiaire de sociétés d'import-export qui constituaient 'la forme d'aide probablement plus importante (que les invitation en vacances de dirigeants du PCF - NDLR) de collaboration avec les sociétés soeurs'.
Dernier point: qu'on fait en Espagne les agents du Komintern? Ne croyez pas les nombreux bobards véhiculés par tant de journalistes progressistes sur leurs exploits au front. Non, ces messieurs étaient bien à l'abri à l'arrière exécutant, sous les ordres de Staline, d'abord les trotzkistes, des socialistes puis ensuite, les anarchistes de la FAI, les militants du POUM dont Andres Nin, et enfin tous ceux qui s'opposaient à la politique de l'URSS. Le NKVD soviétique avait des annexes en Espagne. Mais de cela, Hemingway, reporter en Espagne, n'en parle pas dans ses romans. En récompense de sa complicité de bon compagnon de route de l'URSS et de Staline, il recevra un prix Nobel.