Mêler habilement le vrai et le faux pour falsifier la réalité et induire en erreur!
Une affiche haineuse
Laffiche d'Amen résume, sans aucune ambiguïté, les intentions du producteur, du réalisateur et du réseau de personnes qui ont participé à la fabrication, à la diffusion et à la publicité de ce film. En associant ces deux symboles, la croix chrétienne et la croix gammée, les auteurs avouent que leur but vise à assimiler les chrétiens, catholiques et protestants, aux nazis. Mais, comme les faits contenus dans ce site le démontrent, Amen, en plus d'être totalement blasphèmatoire, falsifie sans vergogne l'Histoire.
A propos de l'affiche, plainte a été déposée en France. En voici le résultat:
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La justice refuse d'interdire l'affiche du film Amen |
| Quand on lit l'argument du magistrat, Jean-Claude Magendie, selon lequel "l'amalgame entre les deux croix n'est nullement patent, la croix gammée étant incomplète.", on en déduit que, soit il faut qu'il aille de toute urgence consulter un opticien, soit que sa santé mentale est sujette à caution! Dans tous les cas, qu'un magistrat soit d'une telle mauvaise foi pourrait faire douter de l'impartialité de la justice! |
Informer ou manipuler?
Le cinéma possède de nombreux moyens pour influencer, si ce n'est conditionner le spectateur, isolé dans une salle obscure, pour être devenu, dès la création de l'URSS, un très efficace outil de propagande. Le réalisateur d'Amen, tenant de l'idéologie de l'URSS connaît, sur le bout du doigt, les techniques de manipulation du cinéma de ce défunt pays. Le film Amen, sans avoir le niveau des oeuvres de Sergueï Eisenstein, phare de la propagande, euh pardon, de l'art cinématographique soviétique, résume ces techniques de manipulation par une uvre construite dans un manichéisme dans lequel le réalisateur est passé maître (cf. sa filmographie). Au moyen d'un procès unilatéralement à charge de Pie XII, n'hésitant pas à occulter et à déformer des faits, la thèse des auteurs est instillée en entortillant émotionnellement le spectateur et, ainsi, lui faire prendre des vessies pour des lanternes. Pour que cette propagande atteigne son but, Costa-Cavras et le co-scénariste Grumberg, utilisent, entre autres, le vieux truc de lempathie avec les bons qui sont évidemment solidaires des victimes, reprenant la même technique de la pièce, Le Vicaire, doù est tirée son scénario.
Le Vicaire (titre original "Der Stellvertreter, Ein christliches Trauerspiel") est jouée pour la première fois en Allemagne au cours du mois de février 1963, peu après le procès d'Adolphe Eichmann. Son jeune auteur, il avait alors 32 ans, Rolf Hochhuth, mêle habilement la fiction et lhistoire, et donne à son film la patine de la vraisemblance. En loccurrence, le personnage fictif est celui d'un jeune jésuite confronté aux malheurs des juifs, imaginé pour mettre en relation deux personnages bien réels: le pape Pie XII et un certain Kurt Gerstein. En utilisant un personnage historiquement bien connu, Pie XII, pape élu peu avant la Seconde Guerre mondiale, et un autre, obscur, sujet à caution et totalement inconnu du grand public, Rolf Hochhuth peut ainsi s'éloigner de l'Histoire réelle pour atteindre son but, susciter de la haine contre l'Eglise catholique romaine. S'inspirant de cette pièce, Amen qui est aussi une uvre de propagande, fonctionne dautant mieux que le spectateur est conditionné par une forme réussie et surtout par loccultation voulue de faits pourtant eux véridiques.

Au-dessus de la plage d'Omaha, dite la Sanglante, se trouve aujourd'hui le plus important cimetière américain en terre normande, celui de Collevile-sur-Mer. Il se trouve sur l'emplacement où a été créé le premier cimetière militaire américain durant la seconde guerre mondiale, soit le 8 juin 1944 (2 jours après le débarquement). Le cimetière actuel compte 9'386 tombes, ainsi qu'une liste de 1 557 noms de soldats disparus durant le débarquement et la campagne de Normandie.