Toutes les conditions sont remplies... sans compter le sabotage des sionistes

Dans un document du Congrès juif mondial (Policy Dispatch No. 30, Sixty years since Evian: A lesson in cold indifference that the world cannot forget, July 1998), il est incidemment rapporté dans le 5e paragraphe: "Le rabbin Stephen S. Wise, président du Congrès juif mondial et de l'Organisation sioniste d'Amérique, parlant à Détroit le 3 juillet 1938, déclara que la Conférence d'Evian serait un échec lugubre à moins que la Grande Bretagne, sous la pression des Etats-Unis, n'ouvre les portes de la Palestine à l'immigration massive provenant de l'Allemagne et de l'Autriche."

En clair: pour nous les sionistes, nous allons nous opposer à tout projet de faire émigrer les juifs d'Allemagne ailleurs qu'en Palestine (Madagascar, Kénya, Ouganda) pour forcer la Grande Bretagne à permettre l'immigration massive en Palestine. En résumé, ce qui nous intéresse ce n'est pas le sauvetage des juifs d'Europe, c'est l'établissement d'un foyer national en Palestine. Le mot Palestine est répété à dessin car c'est le coeur du projet sioniste, quitte à saboter les diverses tentatives de sauvetage des juifs!

Cette politique eut pour conséquence, entres autres, d'empêcher l'établissement de 10'000 juifs en République Dominicaine, proposition faite par ce pays lors de la Conférence d'Evian.

Mais cela, ni Roosevelt et encore moins George Rublee ne la savaient! Aussi, ce dernier, confiant dans la réussite de sa mission, prend contact, dès août 1938, avec le Ministère des Affaires d'Allemagne. La nomination de Hjalmar Schacht, directeur de la Reichbank, pour mener les négociations traduit l'accueil positif fait par l'Allemagne aux propositions de George Rublee, directeur du CIR, et ceci malgré la crise des Sudètes. Les deux hommes se rencontrent mais, coup de théatre, le Dr Schacht est démis de ses fonctions à la Reichbank du fait de son oppostion à Hitler pour des raisons n'ayant aucun lien avec le projet de Roosevelt. Remplacé immédiatement par le conseiller Helmut Wohlthat, les négociations aboutissent par un arrangement fin janvier 1939. Le document ci-dessous, un Mémo du 10 février 1939 à Roosevelt de Sumner Welles, Sous-secrétaire d'Etat, lui confirmant la volonté du gouvernement allemand de mener à bien le programme d'émigration.

Cette preuve de la volonté du gouvernement allemand est encore confirmée, à la mi-janvier 1938, par le remplacement rapide du Dr Schacht par Helmut Wohlthat, et aussi par la naissance de l'Office Central du Reich pour l'Emigration juive, décidée par Göring le 24 janvier 1939, organisme nécessaire au plan Rublee, devenu entre temps, l'Agreement Rublee-Wohlthat. A noter que cette lettre au ministre de l'Intérieur, reproduite dans son lien hypertexte, commence par la phrase suivante: "L'émigration des Juifs d'Allemagne doit être poursuivie par tous les moyens".

Mais Roosevelt, de son côté, qui a reçu le texte de l'Agreement et les rapports de George Rublee, ne peutque constater la trahison de son ami de plus de 10 ans, le rabbin Stephen S. Wise, président du Congrès juif mondial et de l'Organisation sioniste d'Amérique. Un accord de transfert est en effet mentionné dans l'Agreement Rublee-Wohlthat, preuve que depuis des années, les sionistes et les nazis se sont entendus pour faciliter l'émigration des juifs allemands en utilisant la méthode de compensaton suivante: le capital du juif voulant émigrer sert à acheter des marchandises allemandes qui sont exportées et vendues en Palestine par la Paltreu, une entreprise juive créée spécialement. Une fois arrivé en Palestine, le capital est rendu à son propriétaire et le bénéfice, il reste à la Paltreu. Cette méthode permet à l'Allemagne, à cours de device, d'exporter des marchandises et d'obtenir des Livres sterling. Tout fonctionne très bien depuis août 1933 sauf que depuis 1937, l'association des sionistes et des nazis s'oppose au blocus voulu par Roosevelt depuis son discours du 5 octobre 1937 prononcé à Chicago, discours dit "Quarantine the aggressor".

La Conférence d'Evian révèle la double trahison des sionistes:
- d'une part vis-à-vis du président Roosevelt, en permettant à l'Allemagne de contourner les mesures de blocus;
- et d'autre part, vis-à-vis des juifs puisque le mouvement sionsite, puissant aux Etats-Unis, étant de mèche avec l'Agence juive, sabote les tentatives de sauvetage basée sur l'émigration des juifs en dehors de la Palestine.

Cet événement démontre aussi la volonté de l'Allemagne de trouver une solution globale à l'émigration des juifs, émigration qu'elle favorise depuis août 1933 et qui a permis à plus de 60'000 d'entre eux d'émigrer en Palestine avec la totalité de leur fortune.

Le début de la Seconde Guerre mondiale ne mettra pas fin à la collaboration entre les sionistes et les nazis puisqu'entre autres faits, les relations entre le Dr Kastner, vice-président de l'organisation sioniste, pendant l'été 1945 à Budapest seront prouvés lors de son procès tenu ultérieurement en Israël!


Pour contrer cette triste réalité, le sionisme organisera une campagne calomnieuse,encore active aujourd'hui, visant à faire porter l'échec du plan Rublee-Wohlthat sur le président Roosevelt. alors que tout démontre la volonté et l'engagement de ce dernier à assurer le sauvetage des juifs du Reich. En sabotant cette dernière chance, le double-jeu des sionistes sera responsable de la mort de centaines de milliers de juifs. Cette politique privilégiant la création de l'Etat d'Israël au détriment du sauvetage des juifs d'Europe sera menée, contre vents et tempêtes, presque jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale. Ainsi, à la Conférence extraordinaire sioniste tenue au Biltmore Hôtel, du 6 au 11 mai 1942, le sujet principal fut la création d'une armée juive, non pour aller faire la guerre en Europe, mais pour établir le futur état. David Ben-Gurion, représentant l'Agence juive défendit une résolution, approuvée par la Conférence et appelée par la suite, la Résolution Biltmore, demandant: une immigration illimitée en Palestine, la création de l'armée juive et l'instauration de la Palestine comme d'un commonwealth juif. La preuve indéniable que le sauvetage des juifs d'Europe fut le cadet des soucis des sionistes, qui, pendant ce temps, ne mobilisaient leur énérgie à la fondation d'Israël.

Renseignements obtenus à: Britannica


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