Un devoir de mémoire à deux vitesses…

En référence seulement à la France, la guerre de 1939-40, l'occupation allemande, son système de travail forcé, la résistance et la libération, ces tragiques événements ont causé de nombreuses victimes. Le combat inégal au plateau des Glières, les résistants et otages fusillés, etc... Un devoir de mémoire biaisé se consacre quasi uniquement aux juifs déportés. Les 50'000 victimes des bombardements alliés (Caen, St-Malo, Le Havre quasi rasés, les Usines Renault (1000 morts), etc), on n'en parle jamais, les 5'000 fusillés, les 60'000 déportés politiques, les morts de l'enfer du camp de Rawa-Ruska, tout ceux-là sont oubliés systématiquement.

Peu à peu, c'est instauré une hiérachisation entre les victimes du nazisme pour lesquels il est organisé un devoir de mémoire à deux vitesses: la première classe pour les victimes juives et l'oubli pour les autres. Si critiquer ce travers constitue de l'antisémitisme, ceux qui l'affirme démontre et dévoile, à leur insu, leur propre racisme dissimulé sous de "beaux sentiments". Refuser une différentation entre les victimes du nazisme est la négation de tout racisme, car toutes les victimes doivent être honorées sans distinction de races, de classes ou de nationalités.

… servant aussi à occulter les crimes communistes qui continuent en 2007

De plus, en focalisant le devoir de mémoire sur les crimes nazis, on occulte ceux des communistes. Cette instrumentalisation n'est pas du tout innocente.

Stigmatiser la barbarie nazie est nécessaire pour empêcher le retour de ce régime pervers, mais cela ne doit pas servir à occulter la barbarie communiste. Si la politique criminelle des nazis a été heureusement arrêtée en 1945, celle des communistes s'est poursuivie bien après et dans certains pays jusqu'à nos jours: goulag ou laogai chinois, massacres de masse, répression sanglante de l'armée (Berlin 1953, Poznan, mars 1956, Budapest 1956, Prague 1968, Tienanmen 1989, etc.), terreur, anéantissement par la famine et/ou la déportation, exilé forcé, tout cela s'est poursuivi dans les régimes communistes après la fin du nazisme.

En 1998, malgré la censure totale du régime communiste nord-coréen, le monde libre apprend que règne une famine meurtrière provoquant 2 à 3 millions de morts. Presque 10 ans plus tard, la disette frappe toujours la majorité du peuple, sauf les membres du parti communiste et quelques priviligés. Une fois de plus, un crime contre l'humanité se déroule sans aucune protestation de la gauche et des défenseurs des Droits de l'Homme, car il est commis par un régime communiste!

Un exemple récent: mars 2007, mort de Lucie Aubrac. On met l'emphase sur son activité résistante, mais celle pour l'Urss de Staline est totalement oubliée. Car, les Aubrac étaient des cadres élevés du PCF et du Komintern.

Un devoir de mémoire à deux vitesses et à deux objectifs cachés

Quant au 2e objectif, à savoir l'emploi de la Shoah pour justifier les travers, parfois criminels, de la politique israélienne, on n'ose pas y penser. Quant aux livres "Shoah business" et "Holocaust Industry", ils ne peuventt être que l'oeuvre d'antisémites notoires. Pourquoi ne les a-t-on pas censurés, leurs auteurs jetés en prison?

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