De 1999 à 2001, le PNB a passé de 328 à 356 milliards de francs, ce qui représente une augmentation de 8,5%. Cette embellie devrait apporter un peu d'oxygène aux finances des communes, des cantons et de la Confédération pour diminuer la pression fiscale et diminuer leurs dettes qui sont de futurs impôts.

Dettes 1999 2001 Variation
Communes
28'046
32'132 4'086
Cantons 56'092 64'263 8'171
Confédération 102'264
106'813
4'559
Total 186'392 201'208 + 16'816

Le verdict est sans appel: alors que que le PNB augmente de 8,5%, la dette fiscale s'envole de 9%!

Recettes 1999 2001 Variation
Communes
29'402
32'028 2'627
Cantons 58'803 64'056 5'253
Confédération 43'016
52'924
9'908
Total 131'221 149'008 + 17'788

Même phénomène: le PNB augmente de 8,5% mais les recettes de 13,56%!

En résumé: les recettes augmente de 17',88 milliards mais non seulement la dette ne diminue pas mais, elle aussi, elle augmente de 16,816 milliards. Cela signifie que, pendant cette courte période de 2 ans, les collectivités publiques ont dépensés 34,603 milliards de trop! Si l'augmentation des recettes avait été consacré à diminution de la dette, cette dernière aurait diminué de 10%. Pour donner une meilleure idée, voici les chiffres par habitant:

Dettes 1999 2001 Si l'augmentation des recettes avaient été utilisée pour réduire les dettes
Par habitant
Fr 26'009
Fr 27'995 Fr 23'227

Et du côté des recettes:

Recettes 1999 2001 Augmentation en %
Par habitant
Fr 18'310
Fr 20'528 12%

Le système fiscal suisse est très performant puisque, quand le PNB augmente de 8,5%, le prélévement augmente, lui, de 12% et ceci, malgré un dette plus lourde de 9%. La conclusion est très simple, le prélévement fiscal est tel qu'une augmentation du PNB signifie un appauvrissement des contribuables!

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