A première vue, les comptes 2002 de l'Etat de Genève sont bouclés avec un bénéfice de 24,5 millions de francs (pour un peu plus de 6 milliards de revenus). C'est ce que vient de nous annoncer la nouvelle grande argentière, Martine Brunschwig Graf, qui remplace Micheline Calmy-Rey.
L'astuce
En fait, le bénéfice de 24,5 millions ne concerne que le compte de fonctionnement courant de l'Etat de Genève. C'est toute l'astuce. On ne considère pas certaines dépenses. Ainsi, il faut ajouter une somme de 291 millions de francs pour financer les pertes de la Fondation de valorisation de la Banque cantonale en 77 millions de francs d'investissements qui ne sont pas autofinancés. En définitive, on se trouve avec une perte de 368,1 millions de francs, qui est pudiquement intitulée insuffisance de financement consolidée. Pour les comptes 2002, comme pour d'autres exercices précédents, le bénéfice se transforme en déficit En réalité, l'Etat de Genève a perdu 368,1 millions de francs en 2002. Voilà ce que devrait nous révéler une comptabilité transparente pour le contribuable.
En ajoutant que les provisions ont été réduites de 42,6 millions de 2001 à 2002, on réalise que le bénéfice officiel est tout à fait artificiel. En plus de toutes ces astuces comptables, il vaudrait miieux rester prudent à propos de ces comptes 2002. En effet, toutes les déclarations d'impôts n'ont pas été traitées. Il s'agit en partie de simulations. Si la réalité est différente, le surplus ou la perte seront reportés sur l'année suivante.
10 milliards de dettes
Quant à la dette de l'Etat de Genève, elle frise de nouveau les 10 milliards de francs. En 2001, elle était à 9,204 milliards de francs; en 2002, elle atteint les 9,957 milliards. Nous sommes heureusement sauvés par le très bas taux d'intérêt moyen des intérêts - 3% - qui réduit les taux d'intérêts à payer à une somme très raisonnable de 319 millions de francs. Mais il est périlleux de spéculer sur d'aussi bas niveaux de taux d'intérêts qui peuvent augmenter en fonction de la fantaisie des marchés financiers.
Les comptes sont bons, mais les tendances préoccupantes, a commenté Martine Brunschwig Graf. L'évolution économique générale et les incertitudes mondiales ont pesé sur les finances publiques.
QUE VA-T-ELLE DIRE QUAND CELA SERA LA CATASTROPHE?
TOUS CES TRUCAGES POUR QUE MICHELINE CALMY-REY PUISSE SE TARGUER DE SA"SAINE" GESTION DES FINANCES LORS DE SA CANDIDATURE AU CONSEIL FEDERAL!
UN PETIT ARRANGEMENT ENTRE AMIES... AU DETRIMENT DES GENEVOIS? (NDLR)