L'argent des impôts La Ville a aussi payé les manifs anti-G8
Le canton n'a pas été le seul à financer l'accueil des anti-GB. Le Conseil administratif de la Ville a versé 133'325 fr. aux altermondialistes. Mais où a fini l'argent des contribuables? Mystère.
GHI 23-24 JUIN 2004 François Baertschi
Le 19 février 2004, le président du Conseil d'Etat Robert Cramer révélait des chiffres étonnants à GHI. Pas moins de 170'000 francs ont été payés par le canton de Genève pour accueillir les militants altermondialistes en juin 2003. En fait, c'est l'association «Genève Ville de Paix», qui a reçu cette jolie somme. Mais, pour l'instant, on ne sait pas précisément où est allé chaque franc.
Ferrazino est bref...
Un citoyen genevois, Frank Brunner, a déposé plainte. Il demande des comptes détaillés qu'on s'est bien gardé de lui donner (lire son site www.interet-general.info). A notre connaissance, l'argent public a servi à subventionner des Tshirts, mégaphones et d'autres supports d'une manifestation qui a tourné à l'émeute, mais aussi des associations. Après le canton, la Ville de Genève vient, à son tour, de révéler le montant de sa contribution aux militants anti-G8. Une année après les faits! Répondant à une question du jeune conseiller municipal Pierre Maudet (radical), le conseiller administratif Christian Ferrazino (Alliance de gauche) a reconnu que 133'325 francs ont été accordés à l'association «Genève Ville de Paix». Cette dernière - comme son nom ne l'indique pas - a servi de holding associatif. C'est-à-dire que des groupements, pour l'heure inconnus du contribuable, ont été indirectement financés.
Deux poids, deux mesures
Cette somme considérable a été dépensée sans la plus élémentaire des transparence. Est-on sûr que chaque franc a été correctement dépensé? Ferrazino reste, pour une fois, très discret et n'entre pas dans les détails. Au même moment, le Conseil administratif sème le doute sur la probité d'un de ses hauts fonctionnaires, Roger Beer, par ailleurs ennemi politique puisqu'il est membre du parti radical. Il le suspend de façon expéditive, sans traitement, avant enquête. Les preuves: des documents douteux et des ragots. Mais la majorité de gauche reste beaucoup plus discrète sur la destination des 130'000 francs destinés aux manifestants anti-G8. Quelles associations, quels groupements, quels éventuels particuliers ont reçu cette jolie somme. Pour l'heure, le Conseil administratif se montre sélectif: sévère avec ses ennemis du centre et de la droite; complaisant avec se alliés d'extrême-gauche.
Ville de guerre civile...
Il faudra bien rendre des compte et détailler l'usage du moindre centime! Nous dire si aucun franc n'est allé financer, même indirectement, des actes violents.
Au même moment, des habitant du canton, victimes de l'émeute n'ont pas été indemnisés par l'Etat de Genève. Dans cette affaire, la majorité de gauche du Conseil administratif qui s'est fortement impliquée dans cette affaire, mais également le gouvernemement cantonal, ont joué aux pompiers pyromanes.
Il ne faut pas un centime pour les casseurs, mais une indéminsation pour toutes les victimes de la violence. C'est cela aussi une vraie Genève ville de paix!