Mi-novembre 2008, le Crédit Suisse publie une analyse sur la fiscalité en Suisse. Contrairement à ce que l'on fait croire, la République et canton de Genève, tout comme les états socialistes (les majorités de droite ne veulent ou ne peuvent pas enrayer ce travers) subit à la fois une fiscalité massue et des déficits. Pour être précis, Genève est un enfer fiscal pour ceux qui subissent l'impôt, c'est-à-dire la moitié des contribuables.
En réaction, la Tribune de Genève organise sur son site un sondage qui évoque la possibilité de quitter Genève. L'exil est la l'ultime parade à un enfer fiscal qui appauvrit une bonne partie de la classe moyenne. On comprend aussi pourquoi tant de retraités quittent le canton.
Daniel Eskenaz (Le Temps 12 novembre 2008) confirme que Genève est le canton le moins attractif de Suisse.
Les Genevois sont les plus ponctionnés de Suisse. Que faire?
Les loyers et les impôts ruinent le budget des Genevois. Selon une étude du Crédit Suisse, Genève est le canton le moins attractif de Suisse si l'on considère le montant qu'il reste aux ménages lorsque tous les frais obligatoires ont été payés. Comme
La Tribune de Genève propose un sondage avec 4 choix!
1) Il faut baisser les impôts
2) L'Etat doit subventionner davantage le logement
3) Le canton doit attirer plus de riches entreprises étrangères
4) Il faut quitter Genève
Les ménages genevois et bâlois sont les plus mal lotis de Suisse
REVENU DISPONIBLE. Selon une étude de Credit Suisse, le canton du bout du lac reste le plus cher.
Le Temps, Daniel Eskenazi, Zurich, Mercredi 12 novembre 2008
«Pour choisir son lieu de résidence, l'attrait fiscal ne joue plus un aussi grand rôle qu'avant. Il arrive un moment où le faible taux d'imposition attire tant de monde que les prix de l'immobilier s'envolent. La forte hausse compense alors l'attrait fiscal, relève Martin Neff, chef de la recherche économique pour la Suisse au sein de Credit Suisse. C'est le cas de Zoug, par exemple, qui ne revêt plus autant d'intérêt pour la classe moyenne. Depuis 2006, plus de personnes quittent ce canton pour s'installer ailleurs que l'inverse.»
Ces propos ont été tenus mardi à Zurich, en marge de la présentation de la seconde étude sur le revenu disponible en Suisse, après celle de 2006. Calculé avec un grand nombre de cas hypothétiques dans les 2'700 communes que compte la Suisse, le revenu disponible est le montant dont dispose un ménage grâce à tous ses revenus pour sa consommation, après déduction des prélèvements obligatoires (impôts sur le revenu et la fortune, cotisation aux assurances sociales, prévoyance professionnelle et primes d'assurance maladie) et des frais fixes (frais de logement, accessoires et d'électricité). Les aspects qualitatifs, comme l'environnement et la proximité du lieu de travail, ont été volontairement écartés. Il ressort de cette étude que le revenu disponible est le plus élevé dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures. Il devance Obwald et Glaris. Parmi les cantons qui chutent le plus dans ce classement figurent Schwyz, Zoug et le Valais. Leur recul est dû à l'envolée des prix de l'immobilier. En bas du classement, on retrouve Vaud, Bâle-Ville et Genève, ce dernier fermant la marche. «En Suisse, la commune où le revenu disponible est le plus bas est Collonge-Bellerive. Elle allie notamment une fiscalité et des primes d'assurance maladie très élevées», explique Martin Neff.
Au contraire, Schubelbach (SZ) est la commune qui permet à ses habitants de garder le revenu disponible le plus élevé de Suisse.
Fribourg: une carte à jouer
Par ailleurs, cette deuxième étude montre que les cantons romands n'ont pas gagné en attractivité, estime Sara Carnazzi Weber, responsable de l'analyse régionale sur la Suisse au sein de Credit Suisse. Seuls le Jura et Fribourg font exception, en raison d'une faible hausse des prix de l'immobilier. «La concurrence fiscale ne fonctionne pas autant en Suisse romande qu'en Suisse alémanique. Il est étonnant de voir que Fribourg hésite à se positionner en tant que canton romand fiscalement attractif. Il dispose de finances publiques saines et aurait les moyens de se mettre davantage en avant», estime l'experte.