Le train plombé, une des grandes opérations de désinformation du XXe pour cacher que Lénine était l'agent du Kaiser. Un des mensonges par cet expert en tromperie et en duplicité; le premier d'une longues séries et dont furent victimes majoritairement les ouvriers et les paysans. Le sauveur ne fut qu'un cruel bourreau!
Michael Pearson décrit assez précisemment l'arrivée de Lénine en Russie, son action immédiate pour prendre le pouvoir contre le gouvernement légitime de Kerenski comme la première tentative d'un coup d'état à la mi-juillet. Par contre, il n'y a rien sur l'usage des 40 millions de marks-or reçu par Lénine. C'est un des points noirs de l'histographie, car il y a un refus de démontrer le caractère doublement criminel du coup d'état de Lénine qui, d'un côté fait une mise en scène (le croiseur Aurora, les quelques soldats qui prennent d'assaut le Palais d'Hiver, alors que le peuple est totalement absent) pour occulter la réalité: des voyoux, des meurtriers du lumpen prolétariat, des soldats payés comme la police secrète léniniste, qui se moquent du peuple et qui agissent pas cupidité à l'instar de Lénine, cupide du pouvoir absolu!
Le wagon plombé. Notes de lecture du livre de Michael Pearson. Tk5857
Karl Marx. "Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, il s'agit de le transformer." EN PIRE
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C'est le 15 mars 1917 à Zurich que Lénine apprit la nouvelle de la révolution de Février. Il fallait rentrer en Russie, mais en passant par où? Lénine adopta le plan du passage des émigrés politiques vers la Russie par l'Allemagne en échange d'Allemands internés. L'échange encore une mystification colportée par http://www.lescommunistes.org/lenine/
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Michael Pearson a encore beaucoup trop de complaisance pour ce salopard de Lénine.
Lénine, fauché, habite au 14 de la Spiegelgasse avec sa femme, Nadia, en mauvaise santé.
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Le PSDOR (b), 2'000 militants à St-Petersbourg, 45'000 dans toute la Russie.
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«Au milieu de ce vide politique, Lénine entreprit de se préparer au monde qui, il le savait, surgirait de la boue des tranchées.» Pour le plonger dans une guerre civile et une famine qui fit deux fois plus de morts. C'est le progrès bolchevik!
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«Parvus avait fait remarquer que les Allemands et les révolutionnaires russes partagaient le même objectif - détruire l'aristocratie russe.»
Dès 1915! «Arthur Zimmermann, sous-secrétaire d'Etat à la Wilhelmstrasse, avait dans un mémoire, proposé une nouvelle politique: provoquer en Russie une révolution qui contraindrait le tsar à signer une paix séparée avec l'Allemagne. Celle-ci pourrait alors concentrer ses forces sur le front occidental.»
En mai 1915, Israel Lazarevich Gelfand dit Parvus reçoit de l'Allemagne un million de marks-or. Il part pour Zürich afin de rencontrer Lénine qu'il rencontre dans son appartement..
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Le journal La Cloche est financé par des fonds secrets allemands.
Parvus avec un réseau indépendant des bolcheviks arrive, en janvier 1916, à déclencher une grève à St-Petersbourg. Un résultat insuffisant pour la Wilhelmstrasse qui cesse tout contact avec Parvus. Mais en mars 1917, Parvus redevient utile pour l'Allemagne qui est convoqué à Berlin par Arthur Zimmermann, nommé ministre des Affaires étrangères quatre mois plus tôt.
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«La section politique du ministère des Affaires étrangères se consacrait patiemment, depuis deux ans, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Russie, s'étaient attachés à entrer en contact avec des militants socialistes de tous les partis, mais il était évident que les prises de position de Lénine servaient au mieux les intérêts allemands. Parvus n'avait pas été son seul partisan. Un bolchevik estonien nommé Alexandre Kesküla, recruté par le légat [allemand], le baron Gisbert von Romberg, avait suggéré que les fonds prévus soient attribués au parti bolchevique. Peu après le passage de Parvus, en mai 1915, Kesküla avait même discuté avec Lénine des conditions "auxquels les révolutionnaires russes seraient disposés à conclure la paix avec nous au cas où la révolution triomphait", - c'est-à-dire avec l'appui allemand. Lénine allait même jusquà promettre l'envoi d'une armée russe en Inde.»
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Kesküla reçu de 1915 à 1917 250'000 marks des Allemands.
«En mars 1917, l'Allemagne, l'Allemagne avait donc accepté le principe d'une collaboration avec Lénine et ses partisans. Le réseau mis sur pied par Parvus, comme sa couverture commerciale, permettait de surcroît des transferts de fonds de bien plus grande ampleur.»
En septembre 1915, Lénine et ses acolytes se réunissent à Zimmerwald pour vomir sur la trahison de la IIe Internationale alors que lui-même négociera en mars 1917 avec l'Allemagne du Kaiser pour rentrer en Russie, avec des millions de marks, voyage "justifié" par un échange de prisonniers qui n'eut jamais lieu!
Lénine, un expert en trahison, imposture et duplicité maîtrisant l'art de couvrir ses actes par ses paroles que des millions d'«idiots utiles» prennent au pied de la lettre! Dissimulé par cette façade en trompe l'oeil, Lénine ordonne les pires crimes et massacres de masse!
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«Pour les hommes de la Wilhelmstrasse, et peut-être pour Parvus, Lénine n'était qu'un simple pion dont on pourrait se débarrasser une fois qu'il aurait rempli son rôle. "Il est fini", écrivit, méprisant, le Kaiser, lorsqu'il reçut, un an plus tard [APRES LA SIGNATURE DE LA "PAIX" DE BREST-LITOVSK], un mémorandum en provenance de Moscou. Peu avant, ses diplomates avaient arraché aux bolchéviques de vastes étendues de l'Empire tsariste. Un tel commentaire, féroce et bref, résumait fort bien l'opinion du Haut commandement allemand.»
Robert Grimm, dirigeant du parti socialiste suisse, négociateur mandaté par toutes les organisations d'émigrés.
Pour se couvrir, Lénine tint à ce que des militants non bolchéviques fassent partie du "wagon plombé".
Les risque d'une entrée en guerre des Etats-Unis augmentent encore la nécessité d'organiser le retour de Lénine en Russie.
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Paul Lévi, très lié à Lénine, sert de moyen de contact avec von Romberg, légat de l'Allemagne à Berne.
«Il faut dire la vérité aux travailleurs» ajoutait Lénine expert en mensonges, impostures et diversions.
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Kamenev et Staline libérés de retour à St-Petersbourg où ils prennent le contrôle du journal la Pravda.
«Le social-démocrate suisse Fritz Platten avait accepté d'accompagner les voyageurs au nom du parti [LEQUEL?], et ferait office d'intermédiair. N'étant pas russe, il ne pourrait être compromis, et discuterait avec les Allemands si cela se révélait nécessaire.» Toujours la volonté de cacher une compromission indéniable.
Après, on veut faire croire que Grimm et Platten, si proches de Lénine, n'aient pas été des agents de Moscou dans le déclenchement des émeutes et grèves de novembre 1918 en Suisse?
Le samedi 31 mars, Lénine télégraphie à Grimm: le parti bolchévique avait décidé d'accepter l'offre allemande, «Nous vous prions de procéder sans délai à tous les arrangements nécessaires
»
Le samedi 31 mars, Lénine télégraphie à Grimm: le parti bolchévique avait décidé d'accepter l'offre allemande, «Nous vous prions de procéder sans délai à tous les arrangements nécessaires
»
Page 60
Le 4 avril 1917, à 15 heures, Lénine prend le train pour Berne
Lénine n'ayant pas confiance en Robert Grimm, c'est Fritz Platten qui le remplace et prend le train à sa place.
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Il [Platten] se rend seul, et pour cause, à l'ambassade d'Allemagne à Berne et rencontre von Romberg pour exposer les conditions du leader bolchévique. «Von Romberg assura Platten que garantir la "sûreté depassage" des voyageurs ne poserait aucun problème.
Le même jour von Romberg transmet un rapport à Berlin afin d'obtenir le feu vert de ses chefs.
Lénine au service de l'Allemagne impériale!
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«La légation allemande à Berne reçut l'accord définitif de Berlin le jeudi 5 avril»
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«le journal français le Petit Parisien annonçait que Milioukov menaçait d'un procès en haute trahison quiconque aurait traversé l'Allemagne pour revenir en Russie.»
Pour contrer ce risque d'un procès, Lénine sollicite l'approbation écrite d'éminents militants socialistes de plusieurs pays dont Romain Rolland, alors réfugié en Suisse, Ce dernier refusa en déclarant que Lénine était "aventurier cynique et dangereux". Lénine demanda alors à Henri Guilbeaux de servir d'intermédiaire.
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Au matin du 9 avril 1917, rassemblement à la maison du peuple de Berne.
Goberman
Liste
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A Zürich
«A table, tous signèrent un papier par lequel ils déclaraient reconnaître Fritz Platten comme chef de leur groupe, confirmaient être au courant de la menace de Milioukov, et acceptaient les conditions préalablement négociées avec les Allemands.»
Lénine lut une adresse "aux ouvriers suisses"!
A la gare de Zürich, devant le train pour Gottmadingen, une centaine de Russes, la plupart pour témoigner leur hostilité. Provocateur! Espions! Porcs! Traîtres! Le Kaiser vous paie le voyage! On vous pendra comme espions allemands!
Réponse de Lénine "Sifflez tant que vous voudrez, nous autres bolchéviques allons brouiller vos cartes et vous faire perdre la partie".
9 avril 1917, 32 personnes dont 2 enfants sont en voitures et à 15h10, le train part.
Schaffhouse: Les douaniers suisses «passèrent les babages au peigne fin et confisquèrent presque toute la nourriture apportée par Platten en prévision du trajet.»
A Thayngen, nouveau contrôle par les douaniers suisses. Télégramme de protestation de Platten au Conseil Fédéral? référence BAR
Le général Erich Ludendorff, chef de l'Etat-major de la VIIIe armée allemande sur le front de l'Est, choisit les 2 officiers, le lieutenant von Buhring et le capitaine von Planetz. (MP page 71).
Dans les chapitres 6 et 7, Michael Pearson décrit le voyage, le partage des compartiments, les relations de Platten avec les 2 officiers allemands, etc.
Page 92
Le wagon "plombé" resta une vingtaine d'heures à Berlin. C'est l'occasion de
«Lénine était si inispensable aux Allemands que ceux-ci lui donneraient bientôt 40 millions de marks-or, des centaines de millions de dollars d'aujourd'hui.» Cf page 259.
Page 95
Le jeudi 12 avril 1917, le train arrive à Sassnitz pour monter sur le Queen Victoria, le bac suédois.
Page 97
En suède, Lénine reçoit l'aide de quelques sociaux-démocrates
Page 99
Rencontre entre Parvus et Radek pour le financement par la compagnie de Furstenberg à St-Petersbourg
Page 100
Parvus a été le principal mais pas le seul intermédiaire dans le remise des fonds allemands aux bolchéviques.
«Les autorités soviétiques ont toujours niées l'existence des "millions du Kaiser"; aujourd'hui encore, les historiens communistes n'y voient qu'uen calomnie bourgeoise, sans dout parce qu'ils redoutent que soit mis en cause l'intégrité de Lénine.
Page 101
«Le 3 décembre 1917, Richard von Kühlmann, qui avait succédé à Zimmermann, envoya à son officier de liaison au Grand Quartier général un télégramme destiné au Kaiser, expliquant que c'était seulement après que les bolcheviks eurent reçu [des Allemands] des fonds importants, par diverses voies, qu'ils ont été en position de créer leur principal organe, la Pravda, de mener une propagande énergique, et d'accroître, de façon appréciable, le soutien, très limité, dont ils disposaient à l'origine.»
Page 101-102
Un document daté du 5 février 1918 indique que les sommes destinées à la Russie représentaient un total de 40'580'997 marks, dont 26'566'122 avaient été effectivement dépensés au 31 janvier. Selon d'autres documents du même dossier, 15 millions avaient été débloqués par le Trésor le lendemain du jour où, en novembre, Lénine avait pris le pouvoir. Cela signifie que, sur l'ensemble, 11,5 millions de marks avaient été investis en Russie AVANT. Cela représente un effort de propagande colossale. En 1917, aux taux officiles, une telle somme correspondait à 2 millions de dollars, ou près de 600'000 livres sterliing.»
Repère: un mark de 1917 serait l'équivalent de 40 deutschmarks de 1974, soit 2,5 milliards de francs en 1987! Considérable.
Page 104
Sur le trajet entre Stockholm et Haparanda, halte avant la Finlande!
«Sociaux-démocrates! dit soudain Lénine, méprisant. C'est un terme idiot. Il est honteux de porter un tel nom. Nous devons nous appeler communistes
»
Page 113
Arrivée le lundi de Pâques, jour férié sans journaux.
Kerenski aurait dû faire arrêter Lénine pour intelligence avec l'ennemi. La lâcheté du gouvernement permet au parti bolchevik une mise en scène avec gardes d'honneur, gardes rouges du parti et même une délégation de marins de Kronstat, qui accueillent celui qui les brisera dans le sang en mars 1921.
Chapitre 8
Page 117
Le train arrive à 23h10 le lundi de Pâques, les usines fermées.
Description de la mise en scène de l'arrivée de Lénine à la gare de Finlande. Le but caché du rassemblement, empêcher l'arrestation de Lénine.
«L'accueil de la ville était une magnifique démonstration des talents de metteur en scène du parti. Cette vaste foule ne comptait, en effet, qu'une poignée de bolcheviks, et bien des gens venus saluer Lénine ne partagaient nullement ses vues - surtout quand il était question de la guerre. "Il faudrait planter non baïonnettes dans un type comme ça, grommela un soldat furieux, écoutant le leader bolchevique parler du balcon. C'est un Allemand
ou ça doit en être un".»
A signaler une déléguation des marins de Kronstat qui vient accueiller son bourreau!
Page 120
«"tout le pouvoir au Soviet" Comment ses 2000 ou 3000 membres, déchirés par les querelles politiques, pourraient-ils diriger le pays?»
Bonne question qui révèle la naïveté de Michael Pearson et de tous qui ont cru Lénine dont le but était d'user le soviet contre le gouvernement légitime, celui-ci abattu, "tout le pouvoir ira au sovnarkom", l'organe de Lénine.
Page 125
«La délinquance avait pris d'inquétantes proportions. Dans les usines, les ouvriers avaient cessé le travail. En dépit de l'optimisme de Sir George Buchanan, l'armée et la flotte avaient perdu tout sens de la discipline: dans les rues, les soldats arrachaient leur épée aux officiers. A travers toute la Russie - lieux de travail, baraquements militaires, villages - des comités formés depuis peu de temps tenaient réunion sur réunion. Beaucoup de paroles, peu d'actes. Le Soviet était le seul susceptible de prévenir le chaos: le gouvernement provisoire lui devait de pouvoir exister.»
Page 126
Au Tauride, les fameuses, fumeuses, "Thèses d'avril": que des mensonges pour duper le peuple. De belles promesses qui rendent les fous joyeux. Le régime bolchevik va toutes les trahir!
"le gouvernement par en bas" parce que Lénine est en bas parce qui lui-même est en bas. Après cela sera par en haut!
Page 127
«Lénine connaissait l'existence de traités secrets entre les Alliés: Kerenski lui-même les avait découverts avec stupéfaction. Ces documents prévoyaient que la Russie s'emparerait de Constantinople, des Dardanelles, ainsi qu'une grande partie de la Mésopotamie.»
Page 129
«En Allemagne, l'annonce des protestations scandalisées provoquées par le discours de Lénine fut accueilles avec la même satisfaction qu'à Londres. Mais, si Sir George Buchanan ne voyait en lui qu'un dangereux démagogue prêchant le pacifisme, les Allemands, eux, savaient à quoi s'en tenir. L'officier de liaison de Zimmermann au Grand Quartier général écrivit: "Lénine se comporte exactement comme nous le souhaitons
»
Page 177
«Si tel était le plan de Lénine, cela signifie qu'il coordonnait l'action de son parti avec les mouvements de l'armée allemand. Une telle collusion va bien au-delà d'une simple acceptation de fonds en vue de la réalisation d'objectifs communs. Il s'ensuivit que, dans ce cas, il devait exister un système de communication entre Lénine et Berlin. Contrairement au financement allemand, il faut cependant reconnaître qu'il n'y en a pas a moindre preuve - du moins pas de preuve directe. On peut d'ailleurs faire remarquer que, si l'Allemagne avait décidé de ne pas entreprendre d'opérations militaires qui pourraient redonner vie au patriotisme reusse, elle ne pouvait rester passive devant l'offensive de Kerenski; une contre-attaque, mêm d'ampleur limitée, était à la fois nécessaire et raisonnable.
L'existence de voies de communication entre le leader bochevique et les responsables allemands est cependant avérée. C'était d'ailleurs la conséquence logique de leurs financiers: ceux-ci avaient pour objectif la prise du pouvoir, et la transmission d'informations de pouvait que la faciliter. Les documents de la Wilhelmstrasse montrent clairement que le ministère était en contact régulier avec Parvus, qui, de surcroît, pouvait s'adresser à Zimmermann lui-même. Le millionnaire marxiste était étroitement lié à Jacob Fürstenberg, qui - cela ne fait aucun doute - communiquait régulièrement avec Lénine Kozlovski.
Autre détail d'importance: l'historien socialiste allemand Gustav Mayer a reconnu, dans ses mémoires, qu'en Suède il avait servi d'agent de liaison entre, d'une part, Fürstenberg et Karl Radek - qu'il rencontrait dans une ville sw Neglinge, au bord de la mer -, et, d'autre part, les autorités allemandes. De plus, il faisait des rapports personnels à Diego von Bergen, le principal responsable allemand de la subversion politique en Russie.
Chapitre 16 Page 235
Pearson décrit les préparatifs du coup d'état qui va faire intervenir 1500 gardes rouges et le croiseur Aurora. «Dans un communiqué public, le CMR prévint la population que des commissaires avaient été désignés pour se rendre auprès de toutes les unités militaires et des points clés de la capitale. En tant que représentants du Soviet, ils étaient inviolables: "S'opposer aux commissaires, c'est opposer au Soviet
»
Page 236
«Le soir, tout était prêt pour l'insurrection. Il ne manquait plus qu'une provocation de Kerenski, qui permettrait à Trotski de présenter le soulèvement comme une défense de la révolution, plutôt que comme une prise de pouvoir. Un peu avant l'aube, le président du Soviet errait dans les longs couloirs de Smolny en compagnie de Podvoiski, lorsqu'un homme et une femme, haletants, vinrent vers lui en courant. Les junkers avaient fermé les bureaux de Rabotchy Pout et du Soldat, les journaux du parti, et posé des scellés sur les portes. Immédiatement, Trotski donna l'ordre aux troupes stationnées près des locaux des quotidiens de briser les scellés, et d'assurer la protection des typographes, qui se remirent au travail. Le prétexte était enfin trouvé.»
L'imposture commence, le CMR fait croire que le Soviet de St-Petersbourg est en danger, un opérateur radio du Aurora diffuse des messages, «Le Comité Militaire Révolutionnaire dirige la résistance contre les conspirateurs
» Mais les conspirateurs, ce sont les dirigeants bolcheviks!
Page 238
John Reed est Smolny. Connaissant la réalité, il a donc menti dans son livre, une commande de Lénine.
Page 248
«Le Deuxième Congrès Pan-Russe des Soviets, pendant ce temps, c'était ouvert à Smolny, à 22 h 40.»
«Sur les 25 membres du nouveau bureau, enfin désignés, 14 étaient bolcheviques, 7 SR de gauche. Kamenev occupait la présidence. Il y eut un violent échange d'aménités diverses: les bolcheviks se virent qualifier d'"hypocrites politiques", de "renégats", d'"imposteurs". Le soulèvement était "un complot militaire soutenu par le Soviet de la capitale". Les membres du parti firent taire les contradicteurs en les traitant de "kornilovistes", de "provocateurs" et de "contre-révolutionnaires".
Page 253
Le 8 novembre au matin. «Kühlmann en était bien d'accord: "Nous partageons le point de vue selon lequel il convient de faire preuve de la plus extrême modération. La presse a reçu des instructions dans ce sens". A la requête urgente de l'ambassadeur en Suède, 2 millions de marks furent envoyés à Stockholm, pour soutenir le nouveau pouvoir, tandis que le ministère demandait au Trésor 15 millions de marks destinés à la "propagande politique en Russie".»
Chapitre 17: Page 257
Pearson met en doute mais refuse de voir la duplicité de Lénine, expert en belles promesses. «Lénine, d'ailleurs, ne donna jamais réellement le pouvoir aux soviets». La composition de l'Assemblée constituante n'est pas favorable à Lénine (un quart de voix pour les bolcheviks), il l'a fait dissoudre. La promesse de donner l'autonomie aux régions, engagement non tenu.
Page 258
«Les compagnons de Lénine n'eurent pas plus de chance». Ces gens qui se croyaient intelligents ont tissé la corde qui allait les pendre comme Trotski, Kamenev, Zinoviev, Radek, Platten, etc. Ils ont eu le salaire de leurs actions au contraire de 160 millions de Russes. A AUCUN MOMENT, PEARSON N'A UNE PENSEE POUR LES DIZAINES DE MILLIONS DE RUSSES DONT LA VIE FUT BOULEVERSEE ET SOUVENT VOLEE!
Il nous fait ensuite pleurer sur Parvus qui ne put rentrer en Russie, Lénine l'interdit. «Le leader bolchevik, après un long silence, finit par répondre séchement: "La cause de la révolution ne doit pas être touchée par des mains sales."» Sans blagues, Lénine, le fossoyeur du printemps démocratique de Russie, le traître au service du Kaiser, état impérialiste, le menteur des belles promesses, toutes non tenues, avec du sang plein les mains, le déclencheur de la terreur rouge. Que l'auteur du livre, Pearson, soit encore si naïf en dit long sur la capacité de Lénine de duper les "idiots utiles" et de trouver des défenseurs pour son imposture. Mais, en fait Lénine a réussi à construire, dans le sang et les larmes, son pouvoir absolu et devenir le tsar rouge!
Par la suite, décrit assez précisemment l'arrivée de Lénine en Russie, son action immédiate pour prendre le pouvoir contre le gouvernement légitime de Kerenski comme la première tentative d'un coup d'état à la mi-juillet. Par contre, il n'y a rien sur l'usage des 40 millions de marks-or reçu par Lénine. C'est un des points noirs de l'histographie, car il y a un refus de démontrer le caractère doublement criminel du coup d'état de Lénine qui, d'un côté fait une mise en scène (le croiseur Aurora, les quelques soldats qui prennent d'assaut le Palais d'Hiver, alors que le peuple est totalement absent) pour occulter la réalité: des voyoux, des truands, des meurtriers, des soldats payés, et de la police secrète léniniste, qui se moquent du peuple et qui n'agissent que par cupidité, comme Lénine, cupide du pouvoir absolu!
Ainsi du côté allemand, le Kaiser, le ministre des Affaires étrangères (le successeur de Zimmermann), le général Erich Ludendorff étaient au courant.
En Suisse, le parti socialiste suisse (Grimm et Platten) et le Conseil fédéral.
En Russie, Milioukov, Kerenski.
Les socialistes en Suède.