Lénine et ses successeurs ont veillé à un contrôle systèmatique de l'image du "père de la révolution", allégation doublement mensongère car au moment de la véritable et unique révolution russe, celle de février 1917, Lénine n'était pas là. En octobre 1917, les bolchéviques qualifient de révolution ce qui s'avère de fait l'intervention brutale mettant fin à l'Assemblée constituante, agression décidée par Lénine parce que ses agents s'y étaient très minoritaires. La révolution d'Octobre 1917 n'est de facto qu'un coup d'état fasciste.
Après 75 ans de mensonges, de falsifications, de fraudes, l'accès aux archives secrètes de l'URSS qui venait de s'écrouler après une longue agonie dévoile de manière irréfutable la nature fasciste de l'action de Lénine et de ses sbires, actions dont la nature a été occultée par la propagande
Mais, de même qu'on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif, les sectataires et les zélateurs de Lénine continuent de propager le marxisme-léninisme urbi et orbi, dans les écoles, dans la presse et ailleurs. Tant pis pour eux! Et ce n'est pas ce site ou toutes les preuves disponibles depuis longtemps ni la lithanie des victimes du communisme, mortes ou encore en souffrance (Cuba, Chine Populaire, Corée du Nord, et tous les pays ex-communistes) qui leurs feront réaliser à la fois leur erreur, mais surtout leur complicité dans tous ces crimes. En conséquence, ce site ne vise qu'à vous aider à ne pas vous laissez contaminer par le sida mental que constitue le marxisme avant qu'il ne vous intoxique jusqu'à la moelle, afin que l'horreur du communisme ne se reproduise plus jamais. Il faudrait aussi penser à aider ceux qui en sont les victimes actuelles et même celles souffrent de séquelles.
Vu l'ampleur de la contamination et de la mauvaise foi, il y a encore du travail.
| Titre | Couverture | Présentation |
| Le vrai Lénine d'après les archives secrètes de l'URSS de Dimitri Volkogonov Robert Laffont traduit par Dimitri Seseman et Serge Quadruppani. |
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Lire Daniel Bermond avril 1995
Le vrai Lénine d'après ses archives secrètes
Longtemps, même après l'effondrement de l'URSS, on épargna Lénine comme s'il n'avait été pour rien, ou si peu, dans les effroyables dérives d'un régime broyeur d'âmes et de corps. Sa pensée, disait-on, avait été trahie par ses héritiers. Son testament où il met en garde le parti bolchevique contre la brutalité de Staline, n'est-il pas la preuve qu'il pressentait ce qui arriverait après sa mort? Que ceux qui veulent encore disculper Lénine lisent Dimitri Volkogonov.
Ce général qui sait, pour avoir été à la direction de la propagande dans l'Armée rouge, à quels crimes peut conduire le zèle des exécutants sait aussi, pour avoir fouillé dans les archives secrètes du Comité central et celles de Vladimir Ilitch, combien tout ce qui allait suivre la disparition de celui-ci était inscrit dans ses manières, ses propos et ses mots d'ordre.
Jusqu'au bout, épuisé déjà par deux attaques cérébrales et réduit à griffonner des multiplications pour essayer de remonter la pente où s'abîmaient ses capacités intellectuelles, il aura mis un soin jaloux à dresser la liste des «ennemis du peuple» à bannir ou à reléguer dans des camps. C'est peu ou prou de ces jours sombres que date le cliché récemment retrouvé d'un Lénine malade, amaigri, le regard halluciné, comme si toute lucidité l'avait quitté.
Le récit de Volkogonov, dont on lit ici la traduction de la version anglaise, tirée elle-même du texte russe, est accablant. Car les exécutions sommaires, massives, et le système de délation ne sont pas nés de la paranoïa de Staline. Le slogan «Terreur implacable contre les koulaks, les prêtres et les Gardes blancs» non plus. Rien de ce que tramait la Tcheka, le bras policier du nouveau régime, n'échappait d'ailleurs à la vigilance de Lénine qui déployait, dans ce domaine, des trésors d'imagination.
Pour les amateurs de sensations fortes, signalons que le massacre de la famille impériale est l'occasion, sinon de révélations, du moins de témoignages inédits. La maison Ipatiev à Iekaterinbourg où s'est déroulée l'exécution n'est plus un lieu de pèlerinage. Elle a été détruite dans les années 70 sur ordre du KGB et avec l'obligeance du responsable communiste de Sverdlovsk... Boris Eltsine.
Pour autant, Vladimir Oulianov, aussi génial que cynique, qui se gaussait de «tous les contes de fées sur la moralité» et qui injuriait volontiers ce qui restait d' «esprit bourgeois» en chacun de ses compagnons, avait des côtés fleur bleue inattendus. Sa correspondance avec Inessa Armand, sa maîtresse française dont la mort, en 1920, allait sans doute précipiter sa propre fin, éclaire d'une lumière naïve, trop tendre pour que l'on y croie tout à fait, cette existence longtemps clandestine vouée à une seule idée: le bonheur communiste sur terre, quel que soit le prix à payer pour y parvenir, arrêterait pour toujours la roue de l'histoire.
Le vrai Lénine d'après ses archives secrètes
Dimitri Volkogonov
Robert Laffont
traduit de l'anglais par Dimitri Seseman et Serge Quadruppani.
464 pages.