La dernière phrase d'Infrarouge: «Mais, au lieu d’un vaincu, Trotsky fait désormais figure de révolutionnaire incorruptible qui a payé de sa vie la fidélité à ses idées.»

MAIS PAS UN MOT SUR LE BOUCHER DE KRONSTAT ET AUTRES CRIMES DU VIEUX... TROTSKI UN DE CES PERVERS QUI FUSILLE SANS ETAT D'AME POUR LA REVOLUTION CENSEE DANS LEUR ESPRIT MALSAIN APPORTER LE BONHEUR A L'HUMANITE. ON A VU LE RESULTAT… MISERE ET TERREUR DANS UN MONDE INHUMAIN!

Le service public, que le monde entier envie à la France, diffuse cette propagande larmoyante…

Il y a de nombreuses images du vieux nourissant des lapins et des canards, Les faisait-il fusiller avant de passer à la casserole?


LE POUVOIR DES TROTSKISTES

http://www.france5.fr/cdanslair/d00063/247/

Le terme"trotskisme" désigne, d'une part, les théories de Léon Trotski et, d'autre part, le courant politique crée par lui, et dont se réclament, encore aujourd'hui, plusieurs organisations d'extrême gauche en France.

Les fondements théoriques

Tout en se référant au marxisme, les théories de Trotski portent la marque des principales expériences de sa carrière politique : la révolution russe de 1905, la participation sous la direction de Lénine au gouvernement soviétique issu de la révolution de 1917, l'opposition à Staline.

Les axiomes de la pensée trotskiste

* La révolution permanente : Trotski assigne le rôle dirigeant au prolétariat ouvrier.
* La révolution mondiale : comme Lénine, le fondateur du mouvement pensait que le déclenchement de la révolution en Russie serait le point de départ d'un changement mondial. Face à Staline, qui prônait l'édification du socialisme dans un seul pays, l'internationalisme de Trotski ne pouvait conduire qu'à la rupture.
* La critique du stalinisme : expulsé en 1929 d'Union Soviétique, Léon Trotski critique vivement Staline, accusé de trahir la révolution en établissant une dictature et en développant une véritable bureaucratie qui gouverne le pays selon ses intérêts.

 Naissance et développement du trotskisme en France

D'abord appelé "bolchevisme-léninisme", le courant politique que "le vieux" (Léon Trotski) crée en exil à Paris, prend le nom de trotskisme après la création de la IVe Internationale en 1938.

Le mouvement aura néanmoins du mal à prendre son essor immédiatement en France. Affaiblis par l'assassinat de Trotski en 1940, à Mexico, la Seconde Guerre mondiale, les poursuites staliniennes et l'essor du PCF à la Libération, les trotskistes ont du mal à trouver leur place sur l'échiquier politique.

Des divisions minent aussi le mouvement. En 1952, le secrétaire de la IVe Internationale, Michel Raptis, alias Pablo, recommande l'entrée, drapeau déployé, dans les organisations ouvrières, communistes et socialistes.

Une minorité, animée par Pierre Frank et Ernest Mandel, suit cette ligne. Un courant qui survit aujourd'hui avec la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire). La majorité, emmenée par Pierre Boussel, alias Lambert, refuse ce qui serait, selon eux, une capitulation devant le stalinisme. Lambert prend alors la tête de l'OCI (Organisation Communiste Internationaliste), devenue, en 1985, PT (Parti des Travailleurs).


La mosaïque trotskiste en France

A la différence du communisme orthodoxe, qui fut toujours marqué par le monolithisme et l'allégeance à un unique centre (Moscou), le trotskisme s'affiche depuis l'origine de la dissidence.

Résultat, en France, aujourd'hui, une petite vingtaine d'organisations se réclament de Léon Trotski : la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Lutte ouvrière (LO), le Parti des travailleurs (PT), Pouvoir ouvrier, L'Etincelle, La Riposte, Carré rouge, la Ligue trotskiste de France, La Commune...

Cependant, seuls les trois premiers représentent une réelle force politique.

Le trotskisme : mouvement social ?

La présence des trotskistes dans les mouvements sociaux est symptomatique de l'influence qu'ils peuvent avoir sur la société, grâce à des méthodes ciblées et très médiatisées. Que ce soit les syndicats, mouvements étudiants, organisations non gouvernementales et anti-mondialistes... on les retrouve parfaitement implantés.

Proches d'Attac, omniprésents dans les syndicats Sud, FSU et Unef-ID mais aussi CGT-FO, les trotskistes sont largement engagés dans la lutte contre la mondialisation et sont aujourd'hui fortement représentés à Porto Alegre lors du Forum social mondial.

C'est, par exemple, Christophe Aguiton, membre de la direction de la LCR, qui a fondé le syndicat Sud-PTT et créé Agir contre le chômage ! (AC !).

Ce mouvement a été à la pointe des mouvements de chômeurs de l'hiver 1997-1998 qui ont malmené le gouvernement Jospin. Cette "force de frappe" est par ailleurs relayée dans les milieux intellectuels et économiques par la fondation Copernic, lancée par le philosophe Daniel Bensaïd, en pointe dans le combat contre la mondialisation.

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Infrarouge

http://programmes.france2.fr/infrarouge/21010782-fr.php
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Les Trotskystes (1/2)
1Ëre Èpoque : Le Monde des trotskystes
Documentaire. Réalisé par Guy Girard. Scénario de Claude Askolovitch. Avec la collaboration de Jean Puyade. Musique de Jean-François Pauvros. Produit par JEM Productions.

Les trotskystes sont donc les petits-enfants du "vieux". Un voyage dans le monde nous conduira à mettre en parallèle le passé et le présent de ces militants, tant à travers des documents inédits qu'à partir de témoignages. Ainsi la geste, l'action, la modernité des trotskystes seront mises en lumière, soulignant l'étonnante vitalité et la métamorphose que ce courant manifeste depuis la chute du Mur de Berlin, la disparition de l'URSS.

Avec : Valeri Bronchtein, Mark Goloviznine, Maurice Nadeau, Albert Demazière, Hoang Khoa Khôi, Hoang Don Tri, Michel Warschawski, Luciana Gemro, Michaïl Droujininsky, Nora Ciamponi, Beto Piannelli, Ricardo Napuri.

La suite du documentaire sera diffusé le jeudi 15 juin 2006 à 23h00.

1er volet : Le Monde des trotskystes
 De Paris à Buenos Aires, de Jérusalem à Saint-Pétersbourg, des lendemains de la révolution d’Octobre en Russie aux récentes luttes syndicales en Amérique latine, entre road movie, histoire et inventaire, Guy Richard et Claude Askolovitch dressent un état des lieux de la nébuleuse trotskyste : ses fortes têtes, ses combats, ses désillusions, ses espoirs tenaces.On les a accusé d’être sectaires, secrets, parano, manipulateurs, hautains ; on leur a reproché de pratiquer l’entrisme, le noyautage, la déstabilisation, l’agitation, la scission systématique. D’être tout bonnement des emmerdeurs. Et il y avait souvent du vrai là-dedans. Mais peu de courants politiques ont été aussi haïs, peu de militants autant détestés, calomniés, trahis, pourchassés, jugés, emprisonnés, déportés, exécutés, assassinés… "Je ne conseille pas à mes enfants d’être trotskystes comme moi, confie Hoang Don Tri, vieux militant vietnamien de la première heure, il faut tout donner, jusqu’à sa vie, parfois, et ne recevoir que des coups et des insultes."

Après la mort de Lénine (1924), l’opposition entre Staline et Trotsky ne cesse de se durcir. C’est moins un problème de personnes, comme on l’a parfois prétendu, qu’une question de modèles et de programmes antagonistes : bureaucratie et construction du socialisme dans un seul pays, d’un côté, prolétariat et appel à la révolution mondiale, de l’autre. L’affrontement entre les deux hommes tourne comme on sait en défaveur de Trotski, exclu du PC, déporté puis banni d’URSS en 1929, menant en Turquie, en France, en Norvège une vie d’exilé aux abois, pourchassé par les sbires de Staline, expulsé par les autorités, mais nouant des contacts et travaillant sans relâche à dénoncer la trahison des idéaux révolutionnaires et de l’héritage de Lénine par Staline et ses bureaucrates. Et surtout – la grande œuvre de sa vie – jetant les bases de ce qui deviendra en 1938 la IVe Internationale.

C’est évidemment trop pour le maître du Kremlin, qui avait pensé mettre son rival hors-jeu. Au cours des sinistres procès de Moscou, en 1936, l’accusation de trotskysme sert opportunément à désigner tout ce qui ressemble à une opposition de gauche à Staline. Puis c’est la répression. À l’intérieur du pays. Un million de fusillés, dit-on, rien que dans la région de Moscou entre 1937 et 1941. A l’extérieur également. On traque les "hitléro-trotskystes", les hyènes fascistes, on calomnie, on liquide en Espagne les anarchistes de la CNT et les marxistes antistaliniens du POUM – on liquide surtout à vrai dire tout risque de révolution à l’extérieur de l’URSS. En août 1940, Ramon Mercader, alias Jacques Mornard, alias Frank Jackson, espion stalinien et tueur professionnel du NKVD sous le nom de code de Gnome, finit par assassiner le proscrit, qui avait trouvé refuge non loin de Mexico auprès de Diego Rivera et Frida Kahlo. Staline semble tenir sa victoire. Et, de fait, c’est un rude coup pour les partisans du "Vieux", se souvient l’éditeur Maurice Nadeau, devenu trotskyste en 1934 après sa rencontre avec Pierre Naville. "Il a fini par l’avoir". Mais, au lieu d’un vaincu, Trotsky fait désormais figure de révolutionnaire incorruptible qui a payé de sa vie la fidélité à ses idées.

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