Rubrique: servilité idéologique
Maurice Thorez, faux fils du peuple, le grand résistant depuis l'Hotel Lux à Moscou
Thorez, en novembre 1939, avec une bonne centaine de camarades, désertent l'armée française et rejoignent leur patrie, l'Union soviétique. Suite au pacte germano-soviétique qui déclencha la Seconde Guerre mondiale, le parti communiste français, section du Komintern, ne fit rien, tout au contraire, pour la défense de la France, et collabora avec l'occupant nazi. La lutte armée du PCF commença à 9 heures, le 21 août 1941 quant l'aspirant Moser fut tué au métro Barbès - Rochechouart.
En 1947, il fallait faire un effort et se boucher les oreilles pour ne pas voir ce qu'était l'URSS: un empire exploitant ses habitants et de nombreuses colonies comme l'Ukraine, les Etats baltes, les "démocraties populaires" ni démocratiques et encore moins populaires. Mais, les souffrances des peuples et des individus, Maurice Thorez célèbre son amour filial au grand bourreau des peuples, Staline!
Au camarade Staline,
le constructeur génial du socialisme,
le chef aimé des travailleurs du monde entier,
le guide des peuples,
le Maître et lami
qui me fit,
un jour heureux entre tous,
le grand honneur de me recevoir,
en témoignage de ma fidélité absolue
et de mon amour filial
Thorez
Cité par Philippe Buton, « Le PCF à la Libération : démocratie ou démocratie populaire, », in Stéphane Courtois (sous la dir.), Une si longue nuit. Lapogée des régimes totalitaires en Europe, Paris, Éditions du Rocher, 2003.
Sur la soumission de Thorez à Staline, voir « 1944-1947, les entretiens entre Maurice Thorez et Joseph Staline », Communisme, n°45-46, 1996.