Cet ouvrage a le mérite de dévoiler un aspect qui n'est jamais décrit: en plus de provoquer la misère et la terreur du peuple, les communistes, en l'occurence leurs chefs, les autres n'étant que des idiots utiles ou de petites crapules, avillissent. Cette fraternité qu'ils évoquent dans leur propagande servant à tromper et même à saouler le peuple, tout en cachant l'horrible réalité du régime, est encore une imposture, les dirigeants constituant un panier de crabes de psychopathes pervers et tout à fait malsains Au sens propre du terme, ils pourrissent le peuple et malheur à ceux qui tombent dans leurs impostures: pour survivre, la seule solution est de devenir comme eux, des salopards!
L'opération Pavel Morozov" a justifié la délation, en faisant croire qu'elle était un devoir pour le parti dont les chefs sont tous des psychopathes. Servir ces gens, par intérêt ou par bétise, provoque une souillure à vie!
avilir: Rendre méprisable, déshonorer...
En résume: le pouvoir de Staline sur le parti-état est possible grâce à une bande d'une vingtaine d'hommes de main, toujours à sa disposition.
Parmi eux Lazare Kaganovitch, nommé premier secrétaire du parti d'Ukraine le 14 septembre 1925 et qui sera remplacé par Kossior, un autre juif
Abel Enoukidzé éiliminé
Sergueï Kirov, assassiné 1er décembre 1934
Valérian Kouïbychev 1935
Sergo Ordjonikidzé, suicidé en 1937
Nicolaï Ejov, exécuté en 1939
Mikhaïl Kalinine, 1945
Andreï Jdanov (mort de maladie en 1948)
Lavrenti Béria, exécuté en 1953
Kliment Vorochilov (disparu en 1969)
Andreï Andreev 1971
Nikita Khrouchtchev mort en 1971
Viatcheslav Molotov 1986
Georgui Malenkov, 1988
Lazare Kaganovitch, 1991
De 1939 XVIIIe à 1952 XIXe congrès, annuel selon les statuts du parti. Au XIXe congrès, le Politburo devint le Présidium
Photo XVIIe, février 1932
Kaganovitch devient le no 2 du régime de 1930 à 1935. Kaganovitch a inventé le stalinisme Remplaçons vive le léninisme par vive le stalinisme
Après la victoire, Kaganovitch propose de rebaptiser Moscou en Stalinodar, mais Staline refuse.
Le fonds d'archives de Kaganovitch a été filtré du temps de Brejnev avec l'accord de Kaganovitch.
Kaganovitch a imposé des lois de terreur dites loi sur la propriété sociale, loi des épis. Sur le plan économique, les résultats n'étant pas au rendez-vous, le niveau de vie des ouvriers et des fonctionnaires ne cessait de baisser. Et les responsables c'était ceux qui n'appliquaient pas lealigne générale du parti
L'accumulation primitive du capital (par la rente foncière et) en Occident a été possible en 2 ou 3 siècles. En URSS en 10 ans grâce aux travail forcé de millions de prisonniers, à sur-exploitation des ouvriers et des fonctionnaites (peu ou pas payé et à l'épargne forcée), et à des famines.
Le propre frère aîné de Kaganovitch, Mikhaïl, commissaire à l'Aéronautique, torturé par les sbires de Béria. Staline dit à K: on a des témoignages, ton frère est coupable de conspiration. Mikhaïl Kaganovitch se suicida.
Iona Iakir auteur de massacre des Cosaques du Don. Selon Kaganovitch en 1937 pour ce traître, cette crapule, cette merde, il n'y a qu'un seul châtiment: la mort
Pour tester l'obéissance et rafraîchir la mémoire de ceux qui tenterait de prendre sa place, Staline faisait assassiner certains de ses lieutenants, tuer ou emprisonner leurs proches. Ainsi, comme un chef d'une maffia ou de toute organisation criminelle, il montre qu'il a le droit de vie et de mort sur chacun.
Staline. La cour du tsar rouge
Simon Sebag Montefiore, éd. SYRTES, Trad. de l'anglais par Antonina Roubichou-Stretz et Florence Labruyère.794 pages
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Staline et les princes rouges par Eric Dupin http://livres.lexpress.fr/critique.asp/idC=10719/idR=12/idG=8 Fanatique politique, sadique obsessionnel, le Petit Père des peuples avait rassemblé une cour à son image. Grâce à des archives inédites, Simon Sebag Montefiore reconstitue l'univers quotidien de l'élite bolchevique Ce fut le dernier trait d'humour noir de Staline. A la veille de sa mort, l'agonisant dictateur pointe du doigt un cliché représentant une fillette en train de nourrir un agneau. Puis le responsable de millions de morts se désigne lui-même en souriant. L'historien anglais Simon Sebag Montefiore raconte l'anecdote dans sa volumineuse chronique de la «cour du tsar rouge». A l'aide de nouvelles archives, de correspondances inédites et de nombreux entretiens, l'auteur a méticuleusement reconstitué la vie quotidienne de la clique stalinienne, du Kremlin aux douces vacances balnéaires au bord de la mer Noire, pendant la terrible famine des années 1930. Une vie rythmée par le sexe et l'alcool. Le propos du livre n'est cependant pas de dénoncer les murs dissolues de la nomenklatura naissante. Cette biographie croisée de Staline et des siens autorise plutôt une compréhension fine du mode d'action et de pensée de l'élite bolchevique. En humanisant le maître de la terreur communiste, Montefiore n'atténue nullement sa responsabilité historique. Celle-ci est au contraire renforcée dès lors que Staline n'est plus perçu comme un fou, un monstre ou une brute épaisse. |
Contrairement à ce qu'affirme la vulgate trotskiste, le successeur de Lénine était un intellectuel cultivé. Autodidacte, Staline lisait énormément et s'était forgé une réelle culture littéraire. Il aimait aussi le théâtre et le cinéma, et respectait les intellectuels pour peu qu'ils ne le gênent pas. Staline n'était pas non plus un être insensible. Sa cruauté légendaire se mariait étrangement à une sentimentalité à fleur de peau. Le suicide de son épouse Nadia, dont le récit ouvre le livre, marqua profondément le dictateur. «Il est certain que la désertion de Nadia le blessa et l'humilia, tarissant en lui ses dernières sources de sensibilité, redoublant sa brutalité, sa jalousie et sa tendance à s'apitoyer sur lui-même», écrit l'auteur. Plus tard, la guerre le rendra «à la fois plus sentimental et plus haineux».
Ce charmeur qui adorait les enfants et les joies simples du jardinage ne respectait que la force. Cet homme qui écoutait en boucle le Concerto pour piano n° 23 de Mozart pour se détendre à la fin de sa vie était un sadique obsessionnel. Il adorait se faire raconter dans le détail l'exécution de ses camarades tombés en disgrâce.
Un fanatique de la politique. La vanité de Staline est plus complexe qu'on ne le croit. L'organisateur de son propre culte de la personnalité n'en était pas totalement dupe. Il faisait parfois preuve d'une coquette humilité en demandant qu'on rende hommage au comité central plutôt qu'à lui-même. Au fond, le dictateur assimilait totalement sa personne à son rôle historique. «Staline, ce n'est pas moi, dit-il un jour à son fils Vassili. Le pouvoir soviétique est Staline.» Passionné par la vie des grands conquérants, d'Ivan le Terrible à Napoléon, Staline était, ainsi que Hitler, hanté par la place qu'il laisserait dans l'Histoire.
Cet immense orgueil s'inscrivait dans une profonde croyance idéologique. Comme tous ses compagnons d'armes, Staline était avant tout un fanatique de la politique. Loin d'être seulement l'arriviste jouissant du pouvoir et dénué de scrupules souvent décrit, il fut un croisé du communisme. Staline expliqua un jour à Beria que les bolcheviques étaient «une sorte d'ordre militaro-religieux». Le dictateur qualifia de «chevalier dévoué du prolétariat» le fondateur de la Tcheka, la sinistre police politique. De même, lors des grands procès staliniens, leur inspirateur confia aux révolutionnaires pourquoi il s'apprêtait à envoyer à la mort tant d'entre eux: «L'explication tient peut-être au fait que vous avez perdu la foi.»
Le dirigeant qui promenait le masque mortuaire de Lénine de datcha en datcha ne plaçait rien au-dessus d'un idéal qui se confondait avec sa propre personne. Il se vantait que l'épuration puisse atteindre jusqu'à des membres de sa famille. «Mes propres parents sont eux aussi en prison», se défaussait le dictateur. De fait, Staline n'hésita pas à limoger son fils dissolu, Vassili, et refusa d'échanger son autre fils prisonnier en Allemagne, Iakov, qui se suicidera.
Une étonnante bande d'hypocondriaques. Les staliniens ne sacrifieront pas seulement leurs compagnons et leurs proches à la cause révolutionnaire. Ils lui offriront aussi leur propre santé physique et mentale. Les princes rouges dépeints par Montefiore souffrent de sérieux déséquilibres. A le lire, le Kremlin abritait une étonnante bande d'hypocondriaques dont la vie était rythmée par l'alcool, le sexe et le sang.
L'homme nouveau du communisme était forgé par des dirigeants d'un type psychologique très particulier. Les chefs de la police politique, institution clef du régime, poussèrent jusqu'au paroxysme ces dérèglements.
Parmi la galerie colorée de personnages mis en scène par l'auteur, Nikolaï Ejov est le plus caricatural. Le chef du redoutable NKVD était un bisexuel dépravé, amateur d'orgies et de tortures. Il présidait des «concours de commissaires ayant baissé culotte», gagnés par ceux qui propulsaient le plus loin des cendres de cigarette en pétant. Souffrant des nerfs, de dépression et d'alcoolisme, Ejov était cerné par mille maladies: tuberculose, angines, crises de sciatique, psoriasis et autres démangeaisons. Son successeur à la tête de la police politique, Lavrenti Beria, était lui aussi un psychopathe pervers. Sur fond de terreur inégalée, ce fanatique utilisa son pouvoir pour satisfaire ses insatiables besoins de prédateur sexuel.
Nettement moins dépravé, Staline ne s'en livrait pas moins à des beuveries qui n'amélioraient pas son caractère. Sa perversité l'incitait à jouir de la souffrance qu'il imposait à tous, sans exception. A y regarder de près, ces communistes qui prétendaient uvrer au bonheur de l'humanité étaient eux-mêmes incroyablement malheureux. Tel est l'étrange secret découvert par Montefiore.