Propagande: l'art de tromper
Le culte de la personnalité, version communiste du Führerprinzip nazi, créé par Lénine, a poursuivi ses ravages sous Staline. Lénine, chef auto-proclamé du parti bolchevik, soutenu par un gang d'assassins, a érigé un ensemble de services et d'individus servant à camoufler l'horreur du régime qu'il a imposé aux forceps à la Russie et à faire son propre culte évidemment totalement mensonger.
L'affiche annonçant le XVIIe congrès du parti communiste de l'Union soviétique résume la maîtrise de cette propagande célébrant les chefs, leurs réalisations, évidemment colossales, pour cacher l'essentiel, les échecs et les crimes individuels et de masse d'un parti-état ennemi du peuple.

Décodage d'une affiche conçue pour le XVIIe congrès du PCUS en 1934
« 1917-1934. Sous le nom de Lénine, il nous conduit vers la victoire ! »
A gauche 1917, en haut, le soi-disant prophète du prolétariat montrant la voie radieuse
vers la faillite de l'Union soviétique représentée par son symbole. Evidemment, pour faire croire qu'il est un homme du peuple, il tient une casquette. Sur fond rouge, le slogant « Tout le pouvoir au soviet ». A noter qu'en 1917, Lénine utilise les soviets pour détruire le gouvernement et l'assemblée constituante, tout deux légitimes. Le canon et les soldats sous le slogan rappelle le coup d'état d'octobre 1917 (la prise du Palais dHiver à Petrograd) en oubliant que le régime tsariste était tombé en février, et que par conséquent c'est contre la révolution de février que Lénine et les bolcheviks combattent avec l'argent du Kaiser. Cela fait, il n'aura plus besoin des soviets qu'il mettra au pas, phase se terminant par la boucherie de Kronstat en mars 1921. Ce bain de sang provoquera la mort d'au moins 1'000 marins et la déportation de plus de 10'000 autres par l'armée rouge commandée par Trotski. Un nouveau massacre de la terreur rouge commencée en octobre en 1917, un de plus et certainement pas le dernier. Par ce bain de sang, le chef de l'armée rouge
sang croyait être définitivement l'héritier de Lénine, mais un petit moustachu guettait lui aussi le poste de dictateur et Trotski recevra son du sous la forme d'un coup de marteau, sans la faucille!
A droite 1934, Staline, plus grand mais représenté derrière une tribune. Derrière lui, une partie des réalisations du régime, sa carte de visite, permettant de cacher que le premier plan quinquennal a été un fiasco, que la collectivisation aussi et. évidemment, occultant les dommages collatéraux de ces politiques imposées par le sang, la terreur et la famine. Le mensonge n'est donc pas complet, et le régime avoue son échec par cette omission car il manque l'agriculture. La Grande famine de 1932-33 qui tuera plus de 10 millions de Soviétiques est un sujet tabou, d'où son absence sur l'affiche.
« Oui, bonjour au parti léniniste victorieux ! » Auto-suggestion pour le parti et mensonge pour le peuple, car Lénine qui avait promis la paix et la terre a engendré la guerre civile et la collectivisation, une double escroquerie donc que la propagande doit cacher.
Le peuple symbolisé par des ouvriers en casquettes, comme Lénine [subtile] qui défile de gauche (Lénine) à droite (Staline) [de mal en pis], et qui subit tout le poids de lédifice de laffiche: Staline sappuie sur le peuple qui porte des bannières soutenant la politique de Staline continuant celle de Lénine: « Oui, bonjour à la force magnifique du prolétariat révolutionnaire mondial! Camarade Staline »
En résumé, cet affiche veut faire croire que: Soutenu par le prolétariat révolutionnaire soviétique, le camarade Staline, héritier du grand Lénine (le père de la révolution d'octobre ?!?), a fait de lURSS une grande puissance industrielle, affirmant ainsi la force du communisme, modèle pour le monde entier. [C'EST CELA QUI PROTEGERA LES SOVIETIQUES DE L'AGRESSION DE L'ALLEMAGNE NAZIE; QUELLE MAGNIFIQUE DEFENSE QUI PERMIT A L'AGRESSEUR D'ATTEINDRE STALINGRAD]
Un des sommets du mensonge communiste: discours de Staline du 7 novembre 1929 annonçant le passage de la propriété individuelle privée à la propriété collective (celle de l'état-parti) des terres et du matériel agricole.
« Je veux parler du tournant radical opéré dans le développement de notre agriculture, allant de la petite économie individuelle arriérée à la grande agriculture collective avancée, au travail de la terre en commun, aux stations de machines et tracteurs, aux kolkhozes basés sur la technique moderne, enfin aux sovkhozes géants pourvus de centaines de tracteurs et de moissonneuses-batteuses.
La réalisation du parti, ici, c'est que, dans nombre de régions, nous avons réussi à détourner les masses paysannes fondamentales de l'ancienne voie capitaliste de développement vers la voie nouvelle, la voie socialiste de développement, qui évince les richards capitalistes et réoutille d'une manière nouvelle les paysans moyens et pauvres, (
) afin de leur permettre de se tirer de la misère et de l'asservissement au koulak, et de s'engager sur la large voie
du travail collectif de la terre. »
Rescapé du nettoyage généralisé des symboles soviétiques, ce symbole se trouve dans le musée de la révolution à Moscou qui a quitté la place Rouge pour la rue Tvertskaya.
