A ceux qui auraient encore des doutes sur le caractère intrinsèquement criminel du communisme, lire, de Nicolas Werth: «La terreur et le désarroi, Staline et son système».

Ouvrage publié en 2007 par l'éditeur Perrin, l'auteur décrit l'envers du décor de la construction du socialisme dans l'empire russe. Historien depuis 25 ans de l'ex-Union soviétique, Nicolas Werth avait contribué au "Livre noir du communisme" en se basant sur de longues recherches dans de nombreux fonds d'archives. Il a participé «à deux grands projets de publication de documents d'archives initiés par des historiens russe. Le premier, dirigé par l'éminent spécialiste de la paysannerie soviétique, Viktor Petrovich Danilov» qui lui a permis de publier, avec Gaël Moullec, «Rapports secrets soviétiques, la société russe dans les documents confidentiels, 1921-1991, publié en 1994 par Gallimard. Le second projet était une «Histoire du Goulag» en six volumes, initié par Sergueï Moronenko, directeur des Archives d'Etat de la Fédération de Russie (GARF). Les six volumes, plus un répertoriant l'ensemble des fonds d'archives du Goulag, ont été publiés fin 2004: Istoria Stalinskogo Gulaga, Editions Rosspen à Moscou.

Si le sérieux de ces recherches ne peut être mettre en doute, force est de constater qu'elles obéissent à la ligne de Krouchtchev exprimée dans son rapport "secret" au XXe Congrès du PCUS, à savoir mettre tous les crimes sur le dos du "petit père des peuples". La preuve en est que le livre de Nicolas Werth collationne la longue liste des massacres de masse qui ont commencé dès janvier 1918 sur ordre de Lénine.

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