La Conférence de Yalta (Crimée), triomphe de Staline et début de la guerre froide

Le co-signataire du pacte de non agression germano-soviétique, en fait un pacte d'agression contre la Pologne, les Etats baltes, la Finlande, la Galicie, la Moldavie et la Bessarabie faillit se retourner contre le «défenseur de la paix». Grâce à son absence de tout scrupules, sa rouerie et sa mauvaise foi, usant de son ascendant sur Franklin D. Roosevelt, lui-même méprisant Winston Churchill puis de Gaulle, Staline renverse une situation quasi désespérée et termine en grand vainqueur la Seconde Guerre mondiale. Même en Extrême-Orient, déchirant le pacte de non agression signé en juin 1941 avec le Japon, l'URSS déclare la guerre à un Empire du Soleil lavant vaincu et s'empare de possessions de zones de pêche.

Evidemment, l'histoire officielle toujours mensongère fait la part belle à la défaite des nazis en oubliant que Yalta scelle la servitude de nombres de peuples de l'Est de l'Europe, «libérés» par l'Armée rouge! Staline, stimulé par ses nombreuses acquisitions, n'en que plus d'appétit. En 1947, le Komintern, officiellement dissous en 1943, renaît sous la forme d'un bureau d'informations des partis communistes, comme si ces partis étaient sur un pied d'égalité, et cette structure de combat prend le nom de Kominform. La victoire sur les nazis, nommés curieusement fascistes, va servir de diversion à l'occupation sanglante des pays de l'Est et à la répression habituelle en URSS.

A signaler que la Conférence de Yalta, du 4 au 11 février 1945, a lieu plus de deux ans après la première rencontre entre Churchill, Roosevelt et Staline, à Téhéran du 28 novembre au 1er décembre 1943.

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La conférence de Yalta se tient dans le palais de Nicolas II à Livadia

Les documents présentés proviennent d'une visite de la partie du palais de Livadia consacré à la Conférence.

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Dans le musée, deux mannequins évoquent la sécurité de manière évidemment tronquée; Staline ni aucun de ses hôtes ne risquaient rien car le dirigeant du Kremlin vivait loin du peuple, sans aucun contact avec lui. Par contre, il serait intéressant de savoir combien de micros et autres dispositifs d'observation ont été mis en place afin d'espionner les conversations des délégations américaine et britannique.

Derrière Staline, I.M. Maisky, commissaire adjoint aux Affaires étrangères, et Gromiko

Au second plan: Edward Stettinius, secrétaire d’État américain.

Molotov est-il présent? Staline l'a-t-il escamoté car il rappelait le pacte germano-soviétique!
De Gaulle et la France complètement absent, pas seulement du fait de la volonté de Staline mais aussi celle de Roosevelt.

Cette photo du général a été ajoutée pour des motifs diplomatiques…
La “Pravda” du 13 février 1945 présente la Conférence avec le culte de Staline

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