Contre toute réhabilitation rampante du stalinisme en Russie… et ailleurs

Alors qu'un monument à Staline en granit rouge sera érigé dans la ville de Zaporigia (Zaporogue), des affiches de Staline sur des tramways dans un quartier de St-Petersbourg, ce sont des signes d'une réhabilitation rampante. Mikhaïl Fedotov réagit en octobre 2010 en affirme «qu'il lutterait contre toute "réhabilitation rampante du stalinisme en Russie" et "dira la vérité directement" au président russe».

Mais il y a encore pire que cette réhabilitation rampante, c'est le silence complice sur la politique méga-criminelle de Staline accompagné d'une falsification systématique de l'histoire, des manuels scolaires jusqu'aux publications universitaires! L'I3C, l'Internationale des complices des crimes communistes s'activent toujours en 2010!

Enfin, il reste toujours la diversion du «bon Lénine» et du «méchant Staline», celle utilisée par Khrouchtchev en 1956.


Russie: un conseiller du Kremlin contre toute réhabilitation du stalinisme

MOSCOU, 13 oct 2010 (AFP) - 11:26
http://www.russie.net/afp/francais/topics/russie/101013092629.blrdiyvh.php

Le nouveau conseiller du Kremlin pour les droits de l'Homme, l'ex-ministre de l'Information Mikhaïl Fedotov, a indiqué mercredi à l'AFP qu'il lutterait contre toute "réhabilitation rampante du stalinisme en Russie" et "dira la vérité directement" au président russe.

Plusieurs partis d'opposition et des défenseurs des droits de l'Homme russes, dont l'ex-dissidente soviétique Ludmila Alexeeva, se sont félicités de la nomination mardi de M. Fedotov, qui jouit d'une réputation de libéral, attaché au respect des droits de l'Homme.

"Je comprends que je ne pourrai pas critiquer publiquement le président. En revanche je pourrai lui dire la vérité directement et cela aura beaucoup plus de sens", a indiqué M. Fedotov, 61 ans, nommé à la tête du Conseil consultatif des droits de l'Homme auprès du Kremlin et qui aura en même temps le titre de conseiller du président pour les droits de l'Homme.

Le prédécesseur de M. Fedotov à cette fonction n'avait pas le titre de conseiller du président.

Le Conseil s'emploiera avant tout à lutter contre toute "réhabilitation rampante du stalinisme", une tendance que dénoncent plusieurs ONG russes, et à promouvoir des réformes pénitentiaires et judiciaires, a souligné M. Fedotov.

L'ex-présidente du Conseil des droits de l'Homme, Ella Pamfilova, qui a dirigé cet organisme pendant huit ans, avait démissionné fin juillet après la promulgation par le Kremlin d'une loi élargissant les pouvoirs des services de sécurité intérieure (FSB).

Etre conseiller présidentiel pour les droits de l'Homme "signifie techniquement être moins libre, mais le président m'a dit lui-même qu'il savait que j'avais fait preuve d'indépendance au poste de ministre de l'Information", a ajouté M. Fedotov.

Ministre de l'Information en 1992-1993, sous le président Boris Eltsine et auteur de la première loi libérale sur les médias, Mikhaïl Fedotov a été secrétaire de l'Union russe des journalistes.

Grâce à cette loi, toujours en vigueur, "il n'existe de jure aucune censure et les medias russes peuvent, en théorie, appliquer une politique rédactionnelle libre", a-t-il rappelé à l'AFP.

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