Paul Eluard: Le chantre de Staline
En 1950, il fallait faire un effort et se boucher les oreilles pour ne pas voir ce qu'était l'URSS: un empire exploitant ses habitants et de nombreuses colonies comme l'Ukraine, les Etats baltes, les "démocraties populaires" ni démocratiques et encore moins populaires. Mais, les souffrances des peuples et des individus, le poète Eluard s'en moque: il célèbre le grand bourreau des peuples, Staline! Quant aux démocraties ni populaires et encore moins démocratiques, arrestations, procès bidons et exécutions, Eluard est complice de toutes ces horreurs.
Après, lire le poème décrivant vraiment Staline, celui de Yossip Mandelstam, oeuvre qui lui coûta la vie!
Paul Eluard, à lépoque de "Liberté jécris ton nom", écrivait ces vers en hommage à la négation de toute liberté, Staline:
Ode à Staline (1950)
Staline dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d'un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.
Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd'hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d'amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite
Un des agents du culte de la personnalité de Staline en France fût Paul Eluard. Ce poète qui a été célébré en nommant de nombreuses écoles à son nom. Camouflé sous la défense de la Paix, c'était une arme de l'impérialisme soviétique
LHumanité du 8 décembre 1948 publia à sa gloire ce poème intitulé « Joseph Staline », oeuvre du flagorneur Eluard :
L'engagement pour la paix, en fait pour Staline (1947-1952), selon Wikipédia, qui fait l'éloge de servilité idéologique de ce larbin de Staline
En avril 1948, Paul Éluard et Picasso sont invités à participer au Congrès pour la paix à Wroclaw (Pologne). En juin, Éluard publie des « Poèmes politiques » préfacés par Louis Aragon. L'année suivante, au mois d'avril, c'est en tant que délégué du Conseil mondial de la paix, qu'Éluard participe aux travaux du congrès qui se tient à la Salle Pleyel à Paris. Au mois de juin, il passe quelques jours auprès des partisans grecs retranchés sur le mont Grammos face aux soldats du gouvernement grec. Puis il se rend à Budapest pour assister aux fêtes commémoratives du centenaire de la mort du poète Sándor Petfi. Il y rencontre Pablo Neruda. En septembre, il est à Mexico pour un nouveau congrès de la paix. Il rencontre Dominique Lemor avec qui il rentre en France. Ils s'épouseront en 1951. Eluard publie cette même année le recueil Le Phénix entièrement consacré à la joie retrouvée. En tout cas pas celle des Soviétiques qui subissent la famine de 1947, l'augmentation des déportationsau goulag. Quant aux démocraties populaires et démocratiques de l'Est, ni populaires et encore moins démocratiques, arrestations, procès bidons et exécutions. Eluard est complice de toutes ces horreurs.
En 1950, avec Dominique, voyages à Prague pour une exposition consacrée à Vladimir Maïakovski, à Sofia en tant que délégué de l'association France-URSS, et à Moscou pour les cérémonies du 1er Mai.
Tombe de Paul Eluard
En février 1952, Paul Éluard est à Genève pour une conférence sur le thème « La Poésie de circonstance». Le 25 février, il représente le peuple français à Moscou pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Victor Hugo. Le 18 novembre 1952, à 9 heures du matin, Paul Éluard succombe à une crise cardiaque à son domicile, 52 avenue de Gravelle. Les obsèques ont lieu le 22 novembre au cimetière du Père-Lachaise. Le gouvernement refuse les funérailles nationales. Robert Sabatier : Ce jour-là, le monde entier était en deuil?!? Un autre flagorneur?