La répression des intellectuels et des artistes
Dans la phase d'avant le coup d'état d'octobre 1917, les escrocs prometteur d'un monde nouveau faisaient très attention à se lier aux intellectuels et des artistes se voulant l'avant-garde de ce "nouveau monde". Lénine sut flatter la vanité d'intellectuels qui servirent le nouveau régime et quand ils comprirent que cet autre monde était celui de l'horreur, par orgueil, ils refusèrent de l'avouer. Les «idiots utiles» n'aiment pas avouer leur imbécillité!
Dès 1919, quand certains comprirent que le nouveau monde promis par Lénine était celui de l'horreur, de nombreux fuirent la "révolution", dès qu'ils le purent, comme Marc Chagall (Moishe Zakharovitch Chagalov, de Vitebsk, Biélorussie), après avoir semble-t-il servi le régime du sanguinaire Lénine en tant que commissaire politique.
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Le réalisme socialisme, en apparence le culte du prolétariat, terrorisé et exploité dans la vie quotidienne, mais célébré dans la propagande, tout aussi quotidienne. Toute cette imposture sert en réalité Staline, son culte de la personnalité et sa cour, la Nomenklatura. Car le communisme n'engraisse que 1 ou 2%, les autres sont des esclaves corvéables à merci et dont la vie n'a aucune valeur! Les artistes sont donc confrontés au chantage: soit participer à cette tromperie bolchévique, en cirant les pompes du petit père des peuples, incarnation unique du prolétariat suprême, soit subir l'interdiction de publication, donc pas de revenus et la misère, et cela au mieux! au pire la déportation et/ou la mort! La fuite est quasi impossible, le NKVD ne délivre un passeport pour l'extérieur qu'à ceux qui ont prouvés leur soumission au régime, et qui le servent avec docilité! |
La «révolution» de Lénine, fatal miroir aux alouettes!
Les autres, ceux qui durent se fondre pour survivre dans le moule d'une pseudo-culture, mais vraie propagande. Le régime sut également organiser, au moyen d'un réseau de récompenses, une clique de vendus et de flatteurs du régime avec ses dieux (Lénine et Staline). Dans cet empire totalitaire, soit on sert les maîtres et on reçoit en échange de sa soumission honneurs et vie aisée, soit c'est l'exil intérieur - dans son appartement comme Boulgakov, Anna Akhmatova , la déportation et la mort, parfois par le suicide comme Maïakovski.
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Ne pas oublier l'assassinat de Nikolaï Goumilev, arrêté en août 1921 par la section tchékiste de Petrograd qui décrète l'exécution des 61 membres ayant soi disant participé à la conspiration de Tagantsev, une provocation montée de toute pièce! |
La «révolution» de Lénine, véritable lobotomisation de la Russie!
Mais le pire, ce n'est pas la servilité des artistes en URSS, mieux vaut être lâches et veules, mais vivants, qu'emprisonnés ou mort! mais la servilité des artistes en dehors de l'URSS. Ces agents d'influence bénévoles de la propagande permettant et masquant l'horreur bolchévique, puis soviétique. La liste est si longue, de George-Bernard Shaw à Picasso, de Hans Erni à Jacques Chessex, mais il faut la faire! Evidemment, ces intellectuels et artistes n'ont jamais rien fait pour aider les millions de victimes de Lénine et Staline, mais ont participé par leur silence complice qui permettait à ces monstrueux crimes de continuer!
L'art russe, autre victime du gang bolchévique
A l'occasion d'une exposition Les artistes russes hors frontière, on rappelle les conséquences tragiques de la soi-disante «révolution d'octobre» sur la peinture russe et, évidemment, sur de grands artistes liquidés ou forcés à l'exil. «De la sorte, tandis que le réalisme socialiste perdure et règne en maître en Union Soviétique, un pan entier de la création artistique russe, le plus original car non soumis aux contraintes idéologiques, seffectue hors frontière, enrichissant à la fois le patrimoine russe et le patrimoine français.» A signaler que A Moscou existe déjà un musée de « la Russie hors frontière »
Les centaines de Russes forcés à l'exil dont des milliers d'écrivains et d'artistes
C'est l'action de Lénine qui fit choisir la valise ou le cercueil en 1922 par le Guépéou. Ne restèrent en URSS que les flatteurs, ceux qui participèrent à l'élaboration et à la diffusion du mythe de la «Grande révolution d'octobre» et de l'opération faisant croire que Lénine avec le parti communiste étaient les protecteurs des ouvriers et des paysans alors qu'ils en furent les pires ennemis. La Xe rencontres internationales des écritures de l'exil est consacré à «Trajectoires russes».
Dans Communisme et totalitarisme (Perrin), Stéphane Courtois consacre le chapitre VII à Lénine et la destruction de l'intelligentsia russe. «Après avoir écrasé les révoltes ouvrières à Saint-Petersbourg et à Cronstadt au printemps 1921, puis avoir mis à genou la paysannerie russe lors de la grande famine de 1920-1922, le pouvoir s'attaqua à l'été 1922 aux dernières forces sociales encore indépendantes, les personnalités de l'intelligentsia dont il expulsa à l'étranger ou envoya en exil intérieur 167 des plus éminents représentants.
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Communisme et totalitarisme Stéphane Courtois, Perrin, Paris Vingt ans après la chute du mur de Berlin, douze ans après les controverses et le succès - un million d'exemplaires, vingt-cinq traductions - du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois propose un recueil aux idées tout aussi décapantes. Prenant le contre-pied des thèses traditionnelles sur les origines du totalitarisme, illustrées par Hannah Arendt et George Mosse, il montre le rôle fondamental de Lénine et du bolchevisme dans l'invention, entre 1902 et 1922, de ce phénomène politique inédit. Grâce à l'exploitation des archives de Moscou, il redéfinit le rôle de Staline et la nature des crimes de masse commis par les régimes communistes, ce qu'il appelle le " génocide de classe ", seul concept susceptible d'éclairer la famine ukrainienne ou les assassinats au Cambodge. Enfin, Stéphane Courtois revient sur la mémoire tragique du communisme en Europe centrale et orientale, la mémoire glorieuse du communisme en Europe occidentale - en particulier en France - et la mémoire paradoxale de l'URSS dans la Russie de Vladimir Poutine qui réhabilite Staline. |
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Les surprises de la Loubianka Vitali Chentalinski, Robert Laffont, 947.084 CHEN La lobotomisation bolchévique de la Russie: La valise ou le cercueil: Peu après le coup d'état bolchévique, les tchékistes arrêtèrent un groupe d'intellectuels: toute opposition est laminée, comme le prouve l'opération de mai 1922 de Lénine pour forcer à l'exil ceux qui refusent de servir cet immonde régime! Liste des écrivains exilés forcés, reclus, censurés, déportés et fusillés Berdiaïev démasque l'imposture socialiste, ersatz de religion! Mikhaïl Boulgakov enterré vivant chez lui! |
Toujours de Vitali Chentalinski, La parole ressuscitée : les archives littéraires du KGB
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La Russie fantôme: l'émigration russe de 1920 à 1950 Marina Gorboff L'Age d'Homme Les recherches de Marina Gorboff sur l'émigration russe de 1920 à 1950 distingue l'émigration hors de l'URSS et les Emigrés dit de «l'intérieur» |
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L'horreur soviétique engendra la littérature du goulag. En fait, alors que des milliers d'écrivains et d'artistes produirent des oeuvres en URSS, ceux qui marquent et qui survivent sont les survivants du goulag (Soljénytsine, Chalamov) ou ceux que le régime comdamna à mourrir à petit feu, forcés de rester chez eux dans une misère totale (Boulgakov, Ahmatova). Il ne faudrait pas oublier ceux qui, réalisant l'horreur qu'il avait contribué à créer, se suicidèrent (Maïakovski, Tsvetaïeva, etc.) |
« Journal d'une écolière soviétique » de Nina Lougovskaia
Nina avait dix-neuf ans quand elle a été arrêtée par la police secrète de Staline. Peu après, elle était envoyée au Goulag en même temps que son père, sa mère et ses deux soeurs. Chef d'accusation: complot contre la vie de Staline. Pièce à conviction:trois cahiers retrouvés dans la commode de la jeune fille. Trois cahiers d'écolier griffonnés au jour le jour pendant quatre ans, entre 1932 et 1936. Trois cahiers auxquels, Nina confiait depuis l'âge de quatorze ans ses peines de coeur, le récit de ses chahuts de collégienne, ses inquiétudes d'adolescence, son amour de la
littérature et de la poésie... Mais aussi et surtout, sa haine de Staline.
Ces trois cahiers l'ont envoyée en Sibérie pour douze années - un voyage dont sa mère n'est pas revenue. Retrouvés soixante ans plus tard dans les archives du KGB, ils forment un document comparable au Journal d'Anne Frank: même bouillonnement d'une âme adolescente en plein éveil, même contraste entre la gaieté de l'enfant et l'angoisse d'une presque femme... Avec de surcroît l'étonnante lucidité d'une conscience politique précoce et des détails inédits sur la vie quotidienne dans la Russie de Staline.
L'auteur en veut particulièrement à Staline: <« ce salaud, cette ordure, ce vil Géorgien » qui « mutile la Russie >» : « J'en suis venue à la conclusion qu'il faut tuer ces salauds. [...]. Pendant plusieurs jours, couchée dans mon lit, j'ai rêvé à la façon dont je le tuerais, ce dictateur [...] Je serrais les poings de fureur. Le tuer, et le plus tôt possible. Me venger, et venger papa. Le tuer. » On imagine le choc de l'inspecteur du NKVD à cette lecture...
La répression psychiatrique sous Khrouchtchev et Brejnev
Lutilisation de la psychiatrie comme instrument de répression politique en urss et le combat mené par les psychiatres en France par Jean Ayme, psychiatre, Paris. .Cest dans le courant de lannée 1971, où se déroulera, en décembre, le Congrès mondial de psychiatrie à Mexico, que la revue Esprit et Le Nouvel observateur alertent lopinion sur le placement en urss dans des établissements psychiatriques gérés par le ministère de lIntérieur de dissidents indemnes de troubles mentaux. Y sont décrits lusage de médicaments à doses excessives, lisolement sensoriel, le recours à des détenus de droit commun jouant le rôle dinfirmiers auxiliaires. Ces descriptions et les commentaires qui les accompagnent (on parle d« enfer ») vont conduire les syndicats de psychiatres à réagir sur cet usage dévoyé de la psychiatrie, qui ternit son image et apporte de leau au moulin de ses détracteurs habituels.