nazino L’île aux cannibales, une déportation abandon en Sibérie

Nicolas Werth, Perrin, Février 2006

L’histoire de la déportation de 6'000 “éléments socialement nuisibles” dans l'île de Nazino de l’Ob, fleuve de Sibérie. Un détail dans les déportations de masse pratiquées par le régime communiste, et les 4'000 victimes de ne représentent moins de 1% de l’ensemble des déportés disparus de 1933. C'est l'épuration sociale du marxisme qui continue, après celle de Lénine!

Heureusement que Nicolas Werth et une poignée d'historiens s'investissent pour faire connaître l'envers du décor idyllique érigé par les divers appareils de propagande et propagé par des millions de média et d'individus. Qu'ils en soient remerciés!

Le calvaire de ses déportés dans un milieu hostile, privés de tout et y compris de nourriture et des moyens d’en produire, fait partie d'un plan de Genrick Iagoda, larbin de Staline fusillé en 1938, mort douce pour un tel salopard. En plus d'éloigner les “éléments socialement nuisibles”, Staline voulait utiliser les éventuels survivants, comme main d'oeuvre pour l'aménagement du territoire sibérien. Grâce aux archives de l’URSS, il est possible de savoir ce qui se passait sur Nazino, et que Tsepkov, commandant du GPU fut destitué et remplacé par Frolov.

La mort de 2/3 des déportés, obligea à mettre les survivants dans des camps de travail forcé: c'est le progrès communiste!

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Les gardiens du NKVD

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L'homme nouveau communiste: un mort-vivant terrorisé

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