Les chiens de garde de Staline, complice de l'horreur soviétique contre le peuple, calomnient David Rousset afin de faire taire tout témoignage sur le goulag
Les anti-communistes sont des chiens par le larbin de Staline, Jean-Paul Sartre
En 1949, l'ancien trokskiste David Rousset ancien résistant déporté à Buchenwald, choisit un journal plutôt marqué à droite, le Figaro littéraire, pour appeler les anciens déportés à soutenir les victimes des camps soviétiques: "L'administration centrale des camps, le Goulag, avec ses multiples services, est un des plus grands trusts économiques de l'URSS. Les contrats que passe la police sont calculés sur la base du coût normal de la main-d'uvre libre, et, puisque le déporté coûte bien moins cher, la considérable différence est absorbée par la corporation policière. Une fois encore, le concentrationnaire nourrit son gardien. La SS n'était arrivée à cette éminente fonction sociale qu'aux toutes dernières étapes de son existence
"
Dans les Lettres françaises, Pierre Daix, ancien déporté à Mathausen, accuse Rousset de faux. A nouveau, il y a procés. "Nous voulions démontrer que les camps soviétiques n'étaient pas des camps de concentration mais des camps de rééducation socialistes." Appelée à comparaître comme témoin, Marie-Claude Vaillant-Couturier, ancienne déportée à Auschwitz, explique que les salaires que l'on touche dans les camps sont égaux à ceux des travailleurs libres, les détenus peuvent acheter ce qu'ils veulent, s'offrir une chambre individuelle, voir des films, faire de la musique. Le 12 janvier 1951, le tribunal condamne le directeur des Lettres françaises, Claude Morgan, et Pierre Daix, pour diffamation publique. La vérité du tribunal n'est pas encore une vérité historique qui s'impose à tous mais les compagons de route restent hésitants. En 1954 Simone de Beauvoir bâtit une partie de son roman Les Mandarins autour de l'affaire des camps soviétiques. En 1956, Sartre dans son Nekrassov lance la fameuse formule "Il ne faut pas désespérer Billancourt". Il reste anti-anticommuniste, mais pour peu de temps, Quelques mois plus tard, il soutient l'intervention des chars soviétiques en Hongrie, en novembre 1956.
Auparavant, il y avait eu le rapport secret de Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline. Quelques années plus tard, en 1962, le même Khrouchtchev laisse publier Une journée d'Ivan Denissovitch, de Soljenitsyne, dans la revue Novy Mir. Pierre Daix sera le préfacier de l'édition française. Désormais, il est possible de parler du Goulag sans désespérer Billancourt