Le génocide cosaque perpétré en plusieurs étapes de 1919 à 1947

Historiquement, l'Ukraine étant devenue en 1919 une république reconnue par des traités internationaux, ce sont les Cosaques du Don et du Kouban qui sont ciblés dès que le pouvoir de nuisance des bolchéviks peut les atteindre. Mais les Cosaques d'Ukraine dont ceux du Donbass seront liquidés plus tard, sous l'action de Kaganovitch, par Staline qui, sur ce point encore, poursuit l'oeuvre du «bon Lénine», en frappant ceux du Kouban et du Nord-Caucase, sans oublier la destruction quasi totale des survivants des massacres de Lénine.

Alors qu'une terrible famine va tuer de manière particulièrement atroce des millions de Cosaques du Donbass et du Kouban, Cholokhov écrit un nouveau tome de “Le Don paisible”, ouvrage qui fait partie du dispositif de diversion et de négation de ce crime monstrueux. En même temps que les Cosages sont détruits, le régime les célèbre par ce livre qui sera encensé par la "critique" soviétique et toutes ses officines du Komintern. De plus, cerise sur le gâteau, Cholokhov adhère au PCUS en 1932, année du début de la famine et d'Holodomor en Ukraine. Cholokhov devient l'écrivain du peuple encensé par le régime ennemi du peuple et reçoit prix Lénine ainsi que Staline, prix récompenssant les agents de Lénine et Staline…

La destruction systématique des Cosaques a été réalisées par l'exécution d'une suite de prikazs (ordres) évidemment secrets de Lénine, puis de Staline, qui masquèrent ce génocide en l'incluant dans d'autres opérations massives de liquidation de masse pour des motifs de classe. Et de plus, le génocide cosaque fut accompagnée de mesures à la fois l'étouffant, de campagnes de désinformation (un village à la Potemkine pour tromper les visiteurs étrangers et faire des photographies retouchées) et même de la négation du processus qui dura 20 ans. Cette odieuse procédure a été possible par la complicité de milliers d'«historiens» qui continuèrent à servir Lénine et Staline, bien après leur mort, malgré les faits de plus nombreux démontrant l'horreur générée par ces deux marxistes. Il a fallu attendre pour qu'en France, Nicolas Werth extraie des archives les preuves qui démontrent que le génocide consaque a été planifié et exécuté par Lénine, et terminé par Staline.

Encore la négation du génocide cosaque en plein pays des cosaques du Don

La petite ville de Kalatch-sur-le-don, à 60 km à l'ouest de Volgograd possède un petit musée célébrant encore aujourd'hui (2009) les génocideurs bolchéviks tout en exposant quelques objets de l'artisanat cosaque, rares rescapés de ce génocide.

A noter que pour étouffer la mémoire de cet immonde génocide, les staliniens rappellent que certains Cosaques ont collaborés avec les troupes allemandes, ce qui est vrai, en oubliant que c'était le seul moyen pour eux de tenter de contrer les Bolchéviques qui voulaient les exterminer, et cela depuis 1919. Estimation du génocide: environ 3 millions de morts de 1919 à 1947.

Novotcherkassk témoigne de l'histoire cosaque

Cette petite ville proche de Rostov, Novotcherkassk recèle quelques bâtiments rappelant l'histoire des Cosaques et de leurs atamans construits au siècle dernier.

Crimes et violences de masse des guerres civiles russes (1918-1921), étude de Nicolas Werth publié en décembre 2009. Etude accessible sur le site massviolence.org, page 3 et 4. Un extrait:

La « décosaquisation » : 1ère phase (février-mars 1919) et 2e phase (2e semestre 1920)

La « décosaquisation » - c’est à dire l’élimination des Cosaques du Don et du Kouban en tant que groupe social- occupe une place particulière dans le projet et les pratiques révolutionnaires bolcheviques. Pour la première fois, en effet, le nouveau régime prit un certain nombre de mesures radicales pour anéantir, par des massacres et des déportations, suivant le principe de la responsabilité collective, toute la population d’un territoire que les dirigeants bolcheviques appelaient la « Vendée soviétique ». La « décosaquisation » ne fut pas le résultat de mesures de rétorsion militaire prises dans le feu des combats, mais d’une décision politique, prise par la direction du parti bolchevique. Mise en échec au printemps 1919, à cause des revers militaires des bolcheviks, la « décosaquisation » reprit, en 1920, lors de la reconquête bolchevique des terres cosaques du Don et du Kouban.

24 janvier 1919 : Résolution secrète du Comité central du parti bolchevique appelant à « une terreur massive contre les riches Cosaques, qui devront être exterminés et physiquement liquidés jusqu’au dernier. Un des poisons marxistes dont se font complices tant de frustrés, liquider les riches avant ou après les avoir volé, car derrière le masque angélique de Marx se cache l'horreur de la haine, usant de la frustration pour instrumentaliser le peuple qui comprend trop tard qui sont ses vrais ennemis, les commmunistes!

Février-mars 1919 : Massacres massifs « d’otages Cosaques » par les troupes régulières de l’Armée rouge lors de leur avancée dans la région du Don. En quelques semaines, 8 000 Cosaques exécutés...
(Sources : V.Brovkin, op.cit, p. 103-105 ; V.L.Genis, « Raskazacivanie v Sovetskoï Rossii », Voprosy Istorii, 1994/1, p. 42-55 ; P.Holquist, « Conduct merciless mass terror » Decossackization on the Don, 1919 », Cahiers du Monde russe, vol.38, _, janvier-juin 1997, p. 127-162 ).

A partir de juin 1920, Karl Lander, un des dirigeants de la Tchéka, est nommé « plénipotentiaire du Kouban et du Don ». Il met en place des troïki, tribunaux d’exception chargés de la «décosaquisation». Plusieurs milliers de Cosaques condamnés à mort par les troïki . Pratique généralisée du système des « otages » (membres des familles des Cosaques déclarés hors-la-loi), enfermés, sur simple mesure administrative, dans des camps de concentration, le plus grand étant celui de Maïkop. (Sources :V.Brovkin, op.cit, p.128-129 ).

Fin octobre-début novembre 1920 : Cinq stanitsy (gros bourgs) cosaques (Kalinovskaia, Ermolovskaia, Romanovskaia, Samachinskaia, Mikhaïlovskaia) entièrement vidées de leurs habitants, tous déportés vers le Donbass et mis au travail forcé dans les mines. Nombre de personnes déportées : environ 17 000. (Source : Nicolas Werth, « Un État contre son peuple... », in S. Courtois, N. Werth et al, Le Livre Noir du Communisme, Paris, R. Laffont, 1997, p. 114-117 ).

La « Terreur rouge » en Ukraine (mai-août 1918)* La fragilité du pouvoir bolchevique en Ukraine durant les quelques mois de 1918 au cours desquels l’Armée rouge occupe les grandes villes ukrainiennes (tandis que les campagnes échappent largement au pouvoir bolchevique) s’accompagne d’une politique de répression contre les élites de l’Ancien régime qui n’ont pas eu le temps de fuir. D’énormes « indemnités sur la bourgeoisie » sont décrétées ; en attendant qu’elles soient payées, les autorités bolcheviques ont recours à l’emprisonnement de nombreux « otages de la bourgeoisie » et à de nombreuses vexations (ainsi, à Odessa, Kiev et Kharkov, les « épouses de bourgeois » sont réquisitionnées pour nettoyer les latrines publiques ou les baraquements militaires, où se produisent de nombreux viols). De nombreux massacres et exécutions sommaires « d’otages de la bourgeoisie » ont lieu, notamment dans les jours qui précèdent le départ des bolcheviks, devant l’avancée des Blancs, en été 1919. Parmi les plus importants :

8-11 juin 1919 : Exécutions massives de « bourgeois » dans les prisons de Kharkov, avant la prise de la ville par les Blancs (12 juin 1919). Estimations du nombre de victimes : de 500 à 1 000.

Juin-août 1919 : Exécutions massives « d’otages de la bourgeoisie » à Odessa. Estimations du nombre de victimes : environ 2 000.

Août 1919 : Exécutions massives « d’otages de la bourgeoisie » à Kiev. Estimations du nombre de victimes: 1'800 durant les quinze jours précédant la chute de la ville (28 août) reprise par les armées blanches. 3'000 pour l’ensemble de la période d’occupation bolchevique de la ville (février-août 1919). (Source :V.Brovkin, op.cit, p. 119-126 )


Sur le site http://www.massviolence.org/Les-crimes-de-masse-sous-Staline-1930-1953, le résultat d'autres recherches sur la période post léniniste, montre bien que Staline a poursuivi la politique méga-criminelle de son prédécesseur.

Déportations de communautés paysannes d’Ukraine et du Kouban dans le cadre des « campagnes de collecte » de l’automne 1932

A la page on apprend que non seulement des koulaks sont déportés, mais que des “communautés paysannes entières” également. Dans le contexte particulièrement tendu de la « campagne de collecte » engagée dans les grandes régions productrices de céréales (Ukraine, Kouban, Basse et Moyenne Volga) à l’automne 1932 pour réaliser le plan d’exportation en cette dernière année du 1er Plan quinquennal, les déportations frappent désormais non plus des familles stigmatisées comme koulaks, mais des communautés paysannes entières accusées de « saboter » la « campagne de collecte », un racket meurtrier. Ainsi, en novembre-décembre 1932, trois stanitsy (gros bourgs) cosaques du Kouban (Medvedovskaïa, Umanskaia, Poltavskaia) sont entièrement vidées de leurs habitants, tous déportés vers la Sibérie, l’Oural et le Kazakhstan (45'600 personnes). Peu après, des soldats démobilisés de l’Armée rouge sont installés, avec leur famille, dans ces stanitsy. Ces déportations collectives (qui n’ont de précédent que la déportation des Cosaques du Terek fin 1920) marquent un tournant majeur entre les opérations de dékoulakisation des années 1930-1931 et les déportations ethniques de communautés entières qui se développent à partir de 1935. (Sources : Terry Martin, op.cit, p.300 ; V.Vassiliev et I.Shapoval, Komandiry Velihogo golodu, Kiiv, Ed. Geneza, 2001, p.119-120).

Ayant découvert peu à peu l'envers de l'Etat des ouvriers et des paysans selon Lénine, quelques données sur des massacres de masse frappant les Cosaques, il faut un peu de temps pour réaliser l'ampleur de l'horreur du génocide planifié des Cosaques. A l'URL http://www.massviolence.org/Article?id.article=478, “Crimes et violences de masse des guerres civiles russes (1918-1921)” toujours de Nicolas Werth, prouve, documents à l'appui, la réalité du génocide cosaque. Evidemment des travaux sont systématiquement ignorés par les faux historiens mais vrais bolchéviks, ce qui permet au marxisme-léninisme de continuer son infection et aux organisations socialo-communistes de poursuivre leur nuisance.

Page 1: “L'appel à la «terreur de masse» réapparaît peur après la prise du pouvoir par les bochéviks en octobre 1917. Ceux-ci, très minoritaires dans le pays, encouragent à ce moment-là toutes les formes de violence sociales - violence des soldats qui, par millions, désertent l'armée tsariste [ndlr: en fait celle du gouvernement Kerenski] en décomposition, violence des jacqueries paysannes qui explosent à l'automne 1917 dans le chaos ambiant, violence d'un prolétariat urbain déclassé et affamé. L'essentiel, pour Lénine, est de canaliser, sous la conduite du Parti, toute ces violences et les diriger sur les «ennemis de classe», qualifiés déjà d'« ennemis du peuple » (décret du Conseil des Commissaires du peuple en date du 28 novembre 1917). [NDLR: alors que les vrais ennemis du peuple sont le SovNarKom Conseil des Commissaires du peuple, le CC et le politburo]


« Décosaquisation » selon Wikipédia

Des mesures sont prises par les Rouges pour anéantir les Cosaques en tant que groupe social : le 24 janvier 1919, le Comité central du parti bolchévique décide au cours d'une réunion secrète de pratiquer « une terreur massive contre les riches Cosaques, qui devront être exterminés et physiquement liquidés jusqu’au dernier »[28]. Des villages entiers sont brûlés, des massacres commis parmi leurs populations, et les survivants déportés[29]. La Tchéka institue des troïki, tribunaux spéciaux extra-judiciaires chargés de la « décosaquisation », qui condamnent à mort des milliers de cosaques[30]. http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_rouge_(Russie). Le génocide cosaque n'existe pas comme concept mais comme réalité, hélas car c'est un fait indéniable; et avec les cosaques disparaît aussi une culture… Encore un génocide “oublié”!

Note

« Vendée soviétique », expression reliant le génocide de Vendée (1793-1794), odieux massacre de masse décidé par la gouvernement de la Terreur, celui de la 1ère République française, évidemment caché pour ne pas nuir à la légende dorée de la Révolution française, légende forgée pour mettre en évidence le « siècle des Lumières » pour mieux occulter la guillotine. | Des charniers relancent le débat sur le "génocide vendéen" par Guillaume Frouin
NANTES (Reuters) - Qualifiée de découverte archéologique majeure par les spécialistes, la récente mise au jour au Mans (Sarthe) de deux charniers datant des guerres de Vendée ravive les espoirs d'une reconnaissance du "génocide vendéen" chez les tenants d'une telle thèse d'où extrait les paragraphes suivants : « Le 12 décembre 1793, c’est la défaite au Mans, le 23, ce qui restait de l’armée est massacré à Savenay . Westermann pourra écrire à la Convention:
" ...il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants // suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux , massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher ". La disparition de l’armée vendéenne n’est pas satisfaisante pour la Convention. Elle ordonne l’anéantissement de tous les habitants de la zone insurgée " il vous est ordonné d’incendier toutes les maisons des rebelles, d’en massacrer tous les habitants ". Le département est rebaptisé Vendée-Vengé ». [NDLR: ce sont les fameuses « valeurs » de la république]

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