L'appareil répressif de l'état-parti communiste
Tcheka, en fait la V-TCHEKA Créée le 7 décembre 1917 (20 décembre dans le calendrier grégorien) par Lénine. Sous un titre pompeux et mensonger de Tchéka, abrévation de “commission extraordinaire pan russe auprès des commissaires du peuple”, car ce fut dès le départ que la police privée de Lénine dirigée par son acolyte de Félix Dzerjinski jusqu'à sa mort suspecte. Officiellement, cette milice privée traque opposants, saboteurs et contre-révolutionnaire dans une guerre civile acharnée et sanglante déclenchée par le coup d'état d'octobre 1917. En fait, les vrais contre-révolutionnaires sont Lénine, le fossoyeur de la Révolution de février et du printemps démocratique de 1917. La Tchéka est en fait de la police privée de Lénine et de sa bande d'assassins.

La Tchéka est la garde prétorienne du chef du régime illégitime bolchevik qui prend le pouvoir par un coup d'état, non contre le tsar comme la propagande veut le faire croire, mais contre un gouvernement et une assemblée constituante toutes deux vraiment légitimes. Elle exécute les ordres de Lénine et construit de nombreux organismes pour liquider les ennemis de Lénine: prisons, camps de concentration qui servent aussi le lieu d'exécution, laboratoire des poisons, pseudo cours de justice, agents de propagande, d'espionnage et de désinformation (en particulier pour cacher ses exactions), groupes armés, un véritable état dans l'état dont personne n'était à l'abri. Hitler donnera à la SS la même fonction (police, camp et armée) copiant ainsi Lénine.

Dans la préface de Dimitri Sovitski au roman de Vladimir Zazoubrine “Le Tchékiste”, il est pensé à juste titre que «En fait, l'histoire du pouvoir soviétique est précisément celle de la Tchéka, depuis les premières années de la terreur «de classe», parmi les plus cruelles qui fussent, jusqu'à la tranformation de la Tchéka-NKVD en KGB moderne, dont le domaine d'action embrasse et contrôle toutes choses…»

Le siège central de la Tchéka était situé dans Moscou dans le bâtiment de la Loubianka qui a abrité en son sein toutes les polices politiques de l'URSS jusqu'en 1991. Cet édifice se trouvait sur la place Dzerjinski (aujourd'hui débaptisée).

La Loubianka avec, au premier plan, une pierre ramenée des Solvoki par Memorial en mémoire des millions de victimes de cette organisation à finalité criminelle.

C'est la Tchéka qui s'occupe des premiers camps usant des camps de prisonniers de guerre rentrés chez eux après la capitulation de Brest-Litovsk. Elle expédie systématiquement dans les camps de concentration les suspects, sans verdict légal. Cette pratique est légalisée par le comité central de la RSFSR ou république socialiste fédérative soviétique de Russie le 17 avril 1919. Dans cet ensemble de camps, la "tchéka" (vetcheka) a organisé le 3 avril 1919 le GOULPT (direction des camps de travail forcé) un instrument de répression afin d'assurer l'autosuffisance du camp. Dans la foulée, le 15 avril 1919, le gouvernement soviétique avait défini les " camps de travail coercitif " où l'on est détenu par voie de justice dans le cadre d'une réhabilitation par le travail. Enfin les camps de concentration regroupent les individus socialement dangereux adversaires du régime. Ces camps de la tchéka ont compté entre 100'000 et 150'000 hommes, mal nourris et travaillant à l'autosuffisance du camp. On peut y voir l'origine de la distinction entre politiques et droits communs, les premiers traités plus durement que les seconds!.

En avril 1918, elle crée ses propres tribunaux composés de trois juges (troïkas). Un décret du 5 septembre 1918 lui permet de mettre aussi en accusation les membres du parti communiste. Une loi du 17 septembre 1918 l’autorise à appliquer la peine de mort, sans passer par les tribunaux révolutionnaires, à « toute personne affiliée aux organisations de gardes blancs, coupables d’avoir ourdi des complots et des révoltes ».

NDLR: un chanteur du Cap Vert, Manuel Lopes Andrade, né du temps du régime communiste, a eu la curieuse idée de prendre comme pseudo Tcheka, pourquoi pas Himmler!?

En fait, des commandos chargés de faire régner la terreur, de liquider les ennemis de Lénine furent actifs dès son arrivée en avril 1917. Les premières cibles furent les sociaux-démocrates (Musée de la répression à St Petersbourg), en particulier Kerenski et les membres de son gouvernement, ainsi que les socialistes-révolutionnaires. Il y eut aussi tous ceux, et ils étaient nombreux, qui accusait Lénine d'être un agent du Kaiser, grassement payé pour semer le chaos en Russie afin d'affaiblir son armée. L'armée allemande a pu ainsi mener des offensives et même obtenir un armistice en décembre 1917, ce qui lui permis de transporter des troupes du front est en France.

Aussi, le comité des commissaires du peuple (sovnarkom), nom prétentieux et trompeur, car ce gouvernement était tout à fait sans légitimité, issu d'un coup d'état contre un gouvernement et une assemblée constituante qui, eux, étaient vraiment légitimes. Et quelques jours après avoir été nommé par Lénine, cette maffia légalise sa police et son armée privée contre ses ennemis qualifiés de "contre-révolutionnaires".

"Le Comité central du Parti bolchevique discuta, le 25 octobre 1918, d'un nouveau statut de la Tchéka. Boukharine, Olminski et Petrovski, commissaire du peuple à l'Intérieur, demandèrent que fussent prises des mesures pour limiter les « excès de zèle d'une organisation truffée de criminels et de sadiques, d'éléments dégénérés du lumpenprolétariat »[7]. Mais bientôt, le camp des partisans inconditionnels de la Tchéka reprit le dessus. Y figuraient, outre Dzerjinski, des sommités du Parti telles que Sverdlov, Staline, Trotsky et, bien sûr, Lénine. Le 19 décembre 1918, sur proposition de Lénine, le Comité central adopta une résolution interdisant à la presse bolchevique de publier des « articles calomnieux sur les institutions, notamment sur la Tchéka, qui accomplit son travail dans des conditions particulièrement difficiles ». Ainsi fut clos le débat."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tch%C3%A9ka

Il faut relever ici que les fascistes des états modernes (y compris les nazis) sont toujours ostensiblement de gauche. En effet, seule la gauche permet de réaliser un projet fasciste, car cela implique un état puissant, solidement ancré dans un maximum de secteurs sociopolitiques et économiques dans le but d'un contrôle total de la société. Tandis qu'une vraie droite libérale tend à réduire le rôle de l'état pour respecter les libertés individuelles et également favoriser la libre entreprise, tout ce qui entrave les régimes communistes et fascistes. Ainsi, c'est en considérant l'éventail politique entre des extrêmes basés sur l'étatisme, avec à gauche l'état-providence total et à droite le capitalisme effréné, qu'on voit le mieux où se situe le vrai danger qui a opprimé les populations au XXe siècle.

Nicolas Werth, qui doit être félicité pour ses recherches et ses publications des archives secrètes, pêche parfois par une naïveté déconcertante. Ainsi, il semble dupe de Feliks Dzerjinski qui se fout du monde ou outrageusement hypocrite, déplorant ce qu'il a produit. L'élimination de toute opposition commence par le coup d'état d'octobre 1917, et l'encouragement à liquider ceux que l'on qualifie d'“ennemis du peuple” vient de Lénine lui-même. Alors pourquoi a-t-il organisé cette dégénérescence qui rend «ivres de violence et de sang »?, «hâchoir à viande» que décrit Vladimir Zazoubrine dans "Le Tchékiste”! A lire “Qui étaient les premiers tchékistes ?” de Nicolas Werth, Cahiers du monde russe et soviétique, Année   1991, Volume   32 , Numéro   32-4, pp. 501-512

Direction de la Tchéka-GPU. La sécurité d'ETAT, en fait celle de ses dirigeants, grâce à l'insécurité du peuple, quotidiennement terrorisé.
"Tout bon communiste est un tchekiste", Lénine chef d'un régime terroriste!

1917-1926: Felix Dzerjinsky


Felix Dzerjinsky A noter que le meurtrier acolyte de Lénine continue à pourrir l'actualité: Dzerjinski persona non grata à Moscou (30/12/2009); au lieu d'effacer les statues et villes portant leur nom de ces individus assassins et meurtriers de masse, ce serait encore mieux de leur consacrer des musées en dévoilant, derrière le mensonge officiel, quels monstres ils ont été! Djerjinsky, ce bourreau sadique et sans srupule, dont l'amoralité et la cruauté sont devenues proverbiales, selon un article du Journal de Genève du 20 août 1932.

Dzerjinsky Les obsèques de Dzerjinsky en 1926
Iagoda, Kalinine, Trotski et Staline

Moïsseï Ouritsky, encore un des ses intellectuels-assassins du gang à Lénine
31 août - 4 septembre 1918: “«En réponse» au double attentat commis, le 30 août 1918, l'un contre M. S. Ouritskii, chef de la Tchéka de Petrograd, l'autre contre V. Lénine, environ 1'300 «otages de la bourgeoisie», détenus dans les prisons de Petrograd et Kronstadt, sont massacérs par des détachements de la Tcheka.”
“Crimes et violences de masse des guerres civiles russes (1918-1921), page 2, étude de Nicolas Werth publié en décembre 2009. http://www.massviolence.org/Crimes-and-mass-violence-of-the-Russian-civil-wars-1918?decoupe_recherche=werth%201918-1921

Nikolaï Ivanovitch Iejov, est-il le créateur du cabinet des poisons sur ordre de Lénine. Si non, qui le fut?

Abram Slutsky

1921: INO (département d'espionnage à l'étranger) et KRO (service de contre-espionnage; Kontrrazvedyvatel'nyi otdel)

Artuzov Artuzov (Fraucci), Khristyanovich Arthur (18 février 1891- 21 août 1937)

Le Suisse, un des fondateurs des services de sécurité soviétiques

Artur Khristyanovich Artuzov (nom de naissance Frauchi), (18 Février 1891, Tver région, la Russie - 21 août 1937, Moscou ) a dirigé le service de renseignement étranger INO, une partie de OGPU , plus tard, le NKVD, à partir d'août 1931 à mai 1935.

Il a été arrêté le 13 mai 1937 dans le cadre du «complot des généraux». Son exécution a eu lieu le 21 août 1937. De mai 1934 à 1937, Artuzov a également été chef adjoint de la Direction IV de l'état-major de l' RKKA - un nom au début pour le renseignement militaire soviétique, appelé plus tard le GRU ). Il a occupé ce poste jusqu'en début 1937. Le 11 Janvier 1937, dans le sillage de la répression stalinienne contre l'armée soviétique, Artuzov a été démis de son poste de commandant en second du renseignement militaire soviétique.Voir la traduction d'une lettre Artuzov écrit à Staline le 17 Janvier 1937, qui résume son bilan en matière de renseignements militaires de 1934 à 1937. Ce document contient une révélation importante sur le cas Chambers-Hiss. Artuzov a été exécuté le 21 août 1937 mais a été réhabilité en Mars 1956.

En 1922, Lénine lance une grande opération de tromperie pour faire croire que son régime aurait changé, car il compte sur le secours humanitaire de l'Occident pour les victimes d'une grande famine, secours qu'il instrumentalisera à son profit. Parmi les mesures pour duper, le changement du nom de la méga-criminelle Tchéka, et de plus la structure et la fonction de cette garde prétorienne de Lénine va encore en fait être renforcée pour également contrôler le Komintern et ses nombreuses officines!

Février 1922 - novembre 1923

La Tchéka devient, en 1923, la Guépéou ou GPU (Gossoudarstvénnoïe Polititecheskoié Oupravlénié, Direction Politique d’Etat).

Création en 1922 de l'INO branche du GPU pour les affaires extérieures

Novembre 1923 - juillet 1934: OGPU (O = unifié) -GPU

Premier chef. Yakov E. Peters (OGPU) 1926-novembre 1926

Viatcheslav Rudolfovitch Menjinski après la mort de Dzerjinski en juillet 1926 alors qu'il était vice-président du GPU depuis novembre 1923. Renvoyé en juillet 1934 et assassiné peu après.

Vers 1930, création du Goulag.

1934-1943: NKVD

Guenrikh Grigoriévitch Yagoda (ou parfois, Iagoda)

Le laboratoire des poisons

Structure

Effectif

Retour