Le Monde Concentrationnaire et la Littérature Soviétique
De Lénine à l'archipel du goulag
De Michel Heller , Editions L'Age d'Homme, Paris, 1974, 320 p., 2-8251-2140-1
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Présentation de l'éditeur: Utilisant des sources presque exclusivement soviétiques, Michel Heller expose la naissance, au temps de Lénine et de Trotsky, de lunivers concentrationaire bolchévique et son développement. Un livre abondamment documenté avec lanalyse de toute une littérature juridique et romanesque. Un livre au prix modique de 17€ dévoile à partir la littérature soviétique y compris son chantre Gorki, l'entreprise immonde que fut le Monde Concentrationnaire bolchévique puis soviétique. |
Evidemment cet ouvrage démasquant la monstrueuse imposture de Lénine, prouvant que Trotski est aussi pire que Staline, a été mis à l'index par l'I3C, l'Internationale des complices des crimes communistes qui demeurent encore par légions. De plus, tout livre qui démontre que des camps de concentration ont été ouverts par Lénine et Trotski 15 ans avant les camps nazis, cela est systématiquement occulté par les faux amis du peuple que sont les communistes! Quand à cela s'ajoute la preuve que ces camps bolchéviques ont été des camps d'extermination plus de 20 ans avant ceux du IIIe Reich, tous ceux qui veulent faire croire que les Juifs ont été les seules victimes des nazis, ces meutes hystériques dénoncent ces livres et leurs auteurs comme antisémites parce qu'ils mettent en péril leur machination.
Quelques extraits:
La définition la plus exacte et la plus complète du terme «camp de concentration» me semble avoir été donnée par la Grande Encyclopédie soviétique qui, bien évidemment, s'abstenant de tout allusion aux camps de concentrations soviétiques, se fonde cependant indiscutablment, sur l'expérience soviétique dans sa définition des qualités principales de cette institution. «Les camps de concentration, dit l'Encyclopédie, se présentent comme des lieux de réclusion spéciaux, créés par les gouvernements fascistes en Allemagne, en Pologne, en Autriche, etc
Régime de barbarie et d'extermination des peuples, le fascisme accroît sans cesse la masse des détenus que les prisons classiques deviennent incapables de contenir. Il se forme un système complémentaire aux prisons, celui des camps de concentration
Dans ces derniers lieux de réclusion d'activistes révolutionnaires et d'anti-fascistes, règne un arbitraire illimité, une attitude des plus cruelles envers les prisonniers (tortures, assassinats directs). Les prisonniers politiques y sont soumis à des conditions bien pires que celles des prisionniers de droit commun. Les fascistes enferment les gens dans des camps de concentration, sans culpablité concrète, en vertu de principe admnistratifs et pour un temps indéfini.
Il vaut mieux fusiller 100 innocents que de relâcher un coupable. Lénine
Les 201'774 places du régime tsariste dans des prisons, des citadelles ou des monastères furent rapidement insuffisantes pour éliminer les ennemis de Lénine et de son gang de meurtriers de masse devant éliminer ceux qui étaient une menace à leur pouvoir, des individus qualifiés d'«ennemis du peuple» par des assassins, serviteurs de cet état terroriste, étaient arrêtés et déportés.
Suite de Heller: Cette quantité [de places en prison] s'avéra vite insuffisante en raison des arrestations massives que la CVK (Tcheka) considérait comme la seule méthode possible de travail. «Lorsqu'un établissement complet, un bataillon ou une école militaire se font complices d'un complot, expliquait Lacis, un des proches compagnons de Dzerjinsky, par quel autre moyen peut-on prévenir une erreur dans la procédure même de l'examen de l'affaire, reconnaître et libérer les innocents, si ce n'est par l'arrestation de tout le monde?»
Génocides de classe
Page 56: Toutes personnes arrêtées faisant partie des «oppresseurs et des exploiteurs notoires du peuple travailleur et des partisans des régimes bourgeois et monarchistes» ne sont plus des êtres humains, selon les instructions destinée aux gardes des camps de concentration, membres de l'armée de surveillance intérieure (VOHR), placée sous l'autorité de l'OGPU.
Page 65: «La particularité caractéristique du camp de concentration de Solovetz (Solovki), celle qui le différenciait du bagne, était son «auto-gestion». Si l'on exclut le directeur du camp, son remplaçant et le chef de la section spéciale, tous les postes du camp étaient occupés par des détenus. Dans leur majorité écrasante, c'étaient des anciens collaborateurs de la Tcheka ou du GPU, arrêtés pour des fautes de service ou autres. La direction du camp même comprenaient des détenus de droit commun et, plus esceptionnellement, des «kaer». Bien des particularités des camps de concentration découlent de cette «auto-gestion», de la transmission du pouvoir à des gens, qui démunis de tous les droits, faisaient leur possible pour mériter des faveurs, pour essayer de faire réduire leur temps de réclusion.
La terreur devint un système qui se développe d'une façon autonome. Des détenus terrorisés sont utilisés pour terroriser les autres, les victime sont astreintes à collaborer avec les bourreaux et se transforment en bourreaux elles-mêmes.
Les Solovki ont en quelque sorte servi de base, où furent expérimentées de nouvelles formes et méthodes de privation de liberté, de nouvelles formes et méthodes de coercition. [
] Pour ceux qui ne pouvaient pas prévoir l'avenir, les Solovki étaient le dernier cercle de l'enfer.

L'homme nouveau soviétique, un mouton terrorisé
qu'on laisse vivre tant qu'il rapporte ou qu'on tue pour faire de la place aux nouveaux déportés
[
] Il existe une autre raison pour laquelle les Solovki sont entrés à jamais dans l'histoire des camps de concentration. C'est là que fut inventée, découverte la possibilité d'utiliser le travail d'esclave par les détenus.
Page 66: Variam Chalamov caractérise les premiers pas du nouveau système comme «une grande expérience de pourriture des âmes humaines, qui s'étend ensuite à tout le pays». [et presque à la terre entière! ndlr]
Le système du travail au mérite, l'échelle de Frenkel, sera généralisé à tous, par Staline en 1937
Le nouveau système d'utilisation des détenus inclut: l'auto-surveillance, la délivrance de la nourriture en fonction des résultats du travail accompli. Le travail au-dessus de la norme était récompensé par une meilleure alimentation et par la libération avant la fin du temps de peine. Les questions de culpabilité, de délit perdent tout sens. Le travail peut tout racheter. Celui qui travaille bien et beaucoup est considéré comme rééduqué, comme un membre utile de la société.
Page 67: t'aiment pas, qu'importe leur amour! Mais la volonté des subordonnés doit être entièrement sous la coupe du chef. Hitler et son führer prinzip n'est qu'une pale copie du culte de Lénine et Staline!
Maxime Gorki et les camps de concentration
Le 20 juin 1929, M. Gorki «arrive dans l'île de Solovki. Il étudie la vie du camp de Solovetz. Le récit des impressions de l'écrivain est publié à la fin de l'année dans deux numéros de la revue «Nasi dosizenija» («Nos réalisations»). L'intérête de l'essai de M. Gorki réside non seulement en lui-même mais aussi dans l'ébauche qu'il esquisse des thèmes de «la littérature concentrationnnaire» naissante, d'une certaine envers les habitants des camps de concentration et envers le travail qu'on y fait. L'essai de Gorki devient un modèle de l'attitude nouvelle envers la réalité, le modèle d'une littérature nouvelle qui, cinq ans plus tard, sera appelée réalisme socialiste.
Il est légitime de poser la question si la littérature nouvelle du réalisme socialisme est de la littérature, alors qu'il s'agit d'un monstrueux bourrage de crânes dont le but est d'abrutir afin que les humains manipulés deviennent des croyants imbéciles adorant leur bourreau!
Page 68: Eh oui Maxime Gorki contesta le coup d'état de Lénine qu'une propagande mensongère et planétaire matraqua comme étant une révolution; mais il pensait à tort que le peuple russe, réveillé par le radicalisme des slogans révolutionnaires, détruirait dans une explosion spontanée de colère et de haine tous les éléments de civilisation qu'une poignée d'intellectuels avait introduits en Russie avec tant de mal. En fait, les bolchéviques promettant le progrès social et technique détruisirent la Russie, se gaussant de ce pays soi-disant arriéré, alors que la guerre civile qu'ils ont provoqués ne fit qu'engendrer le pire et le replongea dans le passé; la famine de 1921-22 n'en est qu'une des preuves accablantes. En fait, Maxime Gorki servit ce régime diabolique, se prétendant le peuple alors qu'il en était le pire ennemi, et reçu pour ses services une vie plus que confortable en occident. Les royalties de ces oeuvres imposées par un état terroriste lui rapportaient des montagnes de dollars, le rouble n'ayant aucune valeur en Italie où il résidait. Au lieu de le liquider, Staline aurait dû l'envoyer aux Solovki ou à la Kolyma, pour qu'il comprenne durant les quelques dernières semaines de survie son abjection et sa bêtise d'avoir le régime qui l'a tué. Cela à lui seul est mortel!