17e CONGRES DU PCC


Hu Jintao, président de la République populaire de Chine et actuel secrétaire général du Parti, applaudissant l'arrivée de Jiang Zemin, ancien président de la RPC.

Décriptage: le vieux reconnaît avoir lâché la main sur le parti qui tient le pays sous contrôle.

Jiang Zemin, ancien maire de Shanghaï, avait soutenu la répression du printemps de Pékin en 1989.

Congrès PC chinois: Hu Jintao veut une croissance équitable

PEKIN, 15.10.07, (AFP) — La lutte contre le gaspillage des ressources et les inégalités sociales seront les fondements du développement économique de la Chine au cours des cinq ans à venir.

Lundi, à l'ouverture du 17e congrès du Parti communiste chinois, le numéro un chinois Hu Jintao a mis l'accent sur les coûts de la croissance chinoise en termes humains et écologiques.

"La croissance a été payée trop cher en termes de ressources et d'environnement" tandis que "le développement demeure inégal entre zones urbaines et rurales, entre les différentes régions et entre secteurs économiques et sociaux", a-t-il dit.

Il a souligné la nécessité d'agir pour les campagnes, pour l'emploi, la protection sociale, l'éducation, tout en conservant le cap de "la réforme et de l'ouverture sur l'extérieur" qui a fait le succès de l'économie chinoise, dont le taux de croissance a dépassé 10% au cours des quatre dernières années et qui s'achemine vers un score similaire en 2007.

Mais si les toutes dernières années devraient rester comme celles de la croissance et de la normalisation économiques, avec en particulier l'adhésion de la Chine à l'OMC, elles ont aussi été marquées par la montée des inégalités.

Ainsi se creuse l'écart entre villes et campagnes. En 2006, le revenu annuel moyen pour les habitants des villes (quelque 1.130 euros) était 3,28 fois plus élevé que celui des paysans, contre 3,22 en 2005 et 3,21 en 2004.

"Il sera difficile de réduire vraiment le fossé à court terme. Mais on peut empêcher qu'il empire", relève Shen Minggao, analyste de Citigroup.

Les observateurs s'attendent donc à ce que les questions sociales soient centrales lors de ce congrès. "La question de la société harmonieuse, au plan économique, devrait être officialisée" à cette occasion, prédit Jean-François Huchet, économiste spécialiste de la Chine.

"Cela va donner une feuille de route pour un infléchissement du modèle de croissance", ajoute-t-il.

Pour l'économiste Françoise Lemoine, davantage de protection sociale permettrait notamment de dynamiser la consommation intérieure, "chaînon manquant dans la croissance chinoise depuis 2002-2003, freinée par le fait que les Chinois ont un taux d'épargne de précaution très élevée".

Parallèlement, l'expansion économique s'est traduite par une hausse importante de la pollution et de la consommation des ressources qui a fait de la Chine désormais l'un des premiers pollueurs au monde.

Conscients des défis, les dirigeants chinois ont décidé d'intégrer dans la constitution du Parti communiste, lors de ce congrès, le concept de développement rationnel, reposant sur une croissance plus équilibrée et les principes du développement durable, avec moins de gaspillage et respectueux de l'environnement.

Moyennant quoi, "grâce à l'optimisation des structures économiques, à l'amélioration de la rentabilité, à la réduction de la consommation d'énergie et de ressources et à la protection de l'environnement, notre objectif de quadrupler en 2020 le Produit Intérieur Brut par habitant par rapport à 2000 sera atteint", a estimé Hu.


Jiang Zemin né le 17 août 1926, homme d'État chinois.

Jiang Zemin alors Maire de Shanghaï, soutient la répression du printemps de Pékin en 1989 ce qui lui a valu l'admiration de Deng Xiaoping. Ce dernier qui n'a plus de fonction réelle restant néanmoins l'homme fort du pays et va confier à Jiang Zemin les postes de Secrétaire Général du Parti et de Président de la Commission militaire, les postes les plus importants en Chine juste après les répressions de 1989. Jiang Zemin qui avait plutôt une carrière discrète devient brusquement l'homme fort du pays. En 1993, il devient Président de l'État et concentre tous les pouvoirs. Deng Xiaoping étant toujours vivant, Jiang Zemin continue la poltique d'ouverture et de réformes de son prédecesseur. Jiang Zemin a sous ses mandat assisté à la rétrocession de Hong-Kong et de Macao. Son désir était de récupérer aussi Taïwan. En 1998, Jiang Zemin à la tête du Parti a interdit le renouvellemment des mandats des responsables actuels ce qui entraîne également sa retraite pour 2003. En 2003, il remet ses attributions de Secrétaire Général du Parti et de Président de l'État à Hu Jintao, son Vice-Président de l'État qui a été élu par l'Assemblée Populaire. Néanmoins, Jiang Zemin a décidé toute une série de nominations à des postes importants dans les institutions politiques et militaires chinoises juste avant de passer le relais. En effet, comme son prédecesseur, il part en douceur ce qui lui permet également de surveiller son successeur et c'est ce qui fait qu'il conserve la Présidence de la Commision Militaire Centrale juste qu'en 2004. Maintenant, à la retraite, Jiang Zemin conserve encore une influence dans les décisions du Parti et de l'État par sa personnalité et son expérience, mais surtout par ses proches qu'on appelle la bande de Shanghai qui avait été nommée à des postes clés juste avant son départ.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Jiang_Zemin »

Retour