Quelques références pour connaître l'envers du décor de la République anti-populaire de Chine!

Mao intime de Quan Yanchi

ISBN 22680 1083-X

Après le Reich de 1000 ans, les «dix mille au président Mao». Dès 1952 «les occasions de le voir en public étaient de plus en plus rares, alors que son image était diffusée partout, au point d'être omniprésente.» (page 210). Il oublie un appareil de propagande, des milliers de "journalistes"; d'écrivains qui servent sa gloire!

Malgré le fait que l'auteur est un fidèle de Mao, à lire pour ceux qui auraient encore des illusions…

Jung Chang, Jon Halliday, Mao l'histoire inconnue (Gallimard) 951.0092 Mao
Li Zhisui, médecin personnel de Mao de 1954 à 1976, "La vie privée du Président Mao", Librairie Plon, Paris, 1994
Wei Jingsheng, Lettres de prison 1981-1993 (Plon)
Harry Wu, Retour au laogai (Editions Belfond)
Harry Wu, Vents amers (Editions Bleu de Chine)
Harry Wu, Le goulag chinois (Editions Dagorno)
Harry Wu, Laogai (Editions Dagorno)
Dan Shi, Mémoires d'un eunuque (Editions Picquier Poche)
Jin Yi, Mémoires d'une dame de cour (Editions Picquier Poche)
Bette Bao lord, Lune d'été (Editions Plon)
Bette Bao lord, Chine (Guides Arthaud)
Danielle Elisseeff, Histoire de la Chine (Editions du Rocher)
Tang Qiao, Jiang Qing, L'impératrice rouge (Editions Albin Michel)
Sun Ganlu, Respirer (Editions Philippe Picquier)

Le petit livre rouge… sang de Mao

En résumé, le « Grand bond en avant » (1958-1960) lancé par Mao Tsé-toung fut un échec total: en deux ans, la politique du "Grand timonier" ne produisit que la plus terrible famine de l'histoire de l'humanité, de 30 à 50 millions de morts selon Jasper Becker: La grande famine de Mao.

Pour dissimuler la catastrophe qu'engendra la socialisation forcée des campagnes pour suivre le modèle marxiste, Mao perdit son poste de président de la République populaire de Chine repris par Liu Shaoqí, mais conserva la direction du PCC. Dès lors, Mao organisa la Grande révolution culturelle prolétarienne pour reprendre sa place et liquider ceux qui l'avait abandonné ou trahi. Que, pour reprendre le pouvoir et régler ses comptes, il provoque encore la mort de dizaines de millions de personnes est le cadet des soucis de Mao-Tsétoung. De toute manière, pour un marxiste, il est normal de liquider les individus qui font obstacle à l'avenir radieux du peuple. Ce sont les dommages collatéraux du marxisme, de l'Albanie à l'URSS en passant par le Cambodge et l'Ethiopie.

Le côté obscur de la Chine
Par Pierre Grundmann jeudi 06 mai 2004 (Liberation - 06:00) Chine, le livre noir, éditions La Découverte, 16 euros.

Voilà un ouvrage salutaire sur l'envers du décor chinois. Chine, le livre noir nous rappelle que ce pays, en dépit de sa conversion au capitalisme, reste une dictature. Parrainé par Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières, cet ouvrage de documents et de témoignages est préfacé par la sinologue Marie Holzman et le président de Human Rights in China, Liu Qing. C'est un vade-mecum sur les exécutions capitales, la cyberpolice, la répression frappant le Parti démocratique de Chine, les journalistes, les syndicalistes, les chrétiens, les Ouïgours, les Tibétains, les mères des victimes de Tiananmen, etc. Liu Qing, un rescapé du goulag chinois, salue malgré tout certains progrès du fait de «groupes de citoyens prenant leur destin en main sans plus craindre la répression».

Liu Xinwu
Ancien rédacteur en chef de la revue Littérature du peuple démissionné après avoir participé à une manifestation d'intellectuels en faveur des insurgés de Tiananmen en 1989. Connu pour "Le professeur principal" paru en 1979 dans la revue Littérature chinoise, roman racontant les souffrances endurées pendant la révolution culturelle. Il avait été écrit avant que la GRPC fut considérée comme une erreur en 1977 par le parti communiste chinois.

archives de Tiananmen Le mauvais fils de Monsieur Chine 1930-1985, He Liyi, Souvenirs d'un ennemi du peuple, Cosmopole, 2004

Pour le procès du maoïsme.

La vie d'un fils d'un policier ayant servi l'ancien régime

Ha Jin La démence du sage. Le Seuil 2004
Roman dont les personnages sont mêlés aux événements de 1989.

archives de Tiananmen Les archives de Tiananmen, Zhang Liang, Pseudonyme pour protéger l'auteur.Edition du Félin 2004

Après avoir été publié aux Etats-Unis en 2001, sous le titre de "Tiananmen papers". C'est la retranscriptions des débats des hauts dirigeants, des notes de réunions au sommet dur régime.

La pensée manipulée: le cas chinois, Hu Ping, Edition de l'Aube "Monde en cours"
Survivant de la "réforme de la pensée", Vox populi, Vox horribilis derrière la flatterie du peuple, les communistes se méfient du peuple car cherche à s'opposer à sa dictature.

Dégel de l'intelligence en Chine, 1976-1989, Chen Yingxiang, Gallimard "Témoins"
Avant de lancer la Chine dans une révolution culturelle qui a détruit des pans entiers de la culture chinoise. 3 juin 1989 Tiananmen le passage d'un régime totalitaire à autoritaire?

Patrice de Beer écrit dans le Monde du 19 mars 2004. Le copain de Khmers rouges…

Les Cygnes sauvages, Jung Chang, Plon, Paris, 1992
Un témoignage autobiographique sur la famine produite par le Grand bond en avant et sur la terreur

Bibliographie générale sur les crimes des régimes communistes


“endymion75019@laposte.net” a transmis une liste de livres sur la Chine communiste dont certains écrits par d'anciens maoïstes. Les commentaires très importants car il démontre que le marxisme-léninisme constitue une sorte de piège dont il est difficile de sortir seul. “"cure de désintoxication", sans compter que j'ai dû rompre avec pas mal d'anciens "amis" pour qui je suis devenu un bourgeois-capitaliste révisionniste, doublé d'un agent de la Réaction et d'un laquais de l'impérialisme yankee (ou du grand Capital, au choix...). Je ne plaisante pas hélas, il y a encore des gens qui pensent ainsi à  Paris en 2008.... C'est assez consternant !” Eh oui, et des millions sont encore infectés à l'insu de leur plein gré!

- "Mao, l'histoire inconnue" de Jung Chang (Gallimard, 2006) :
J'en étais pétrifié d'horreur, moi qui ai grandi avec une grand-mère et un oncle fans du "Grand Timonier".... Des révélations chocs quasiment à toutes les pages. Celle qui m'a le plus marqué est la déclaration faite par Mao en 1961 lors d'une réunion publique du PCC, alors que la famine du "Grand bond en avant (sic)" avait déjà fait entre 20 et 40 millions de victimes : "Les gens meurent de faim ?  Et alors, qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ?"  "Mieux vaut une disette communiste qu'une prospérité capitaliste."  "S'il faut sacrifier la moitié de l'humanité pour construire le communisme, et bien qu'il en soit ainsi."  Parait-il que même la délégation française du PCF (pourtant peu connu pour son sentimentalisme, le PC français étant à l'époque l'un de plus staliniens du monde) a exprimé son dégoût face à ces sorties inadmissibles... Une autre "perle", si j'ose dire, me reviens en tête, c'est Madame Mao déclarant aux cadres du PCC : "Me servir, c'est servir le peuple". On en rirait presque si le maoisme n'avait pas tué 70 millions de personnes. En tout cas, c'est à ce genre de déclarations que l'on mesure toute la mégalomanie des dirigeants communistes.

- "Apocalypse Mao" de Claudie et Jacques Broyelle (Grasset, 1979) :
Le récit de la vie en Chine de deux ex-maoistes français, qu'un séjour prolongé dans la patrie du "Grand Timonier" a définitivement guéri du communisme. Edifiant, et écrit dans une langue superbe, dont les fulgurances ne sont pas sans évoquer les oeuvres de Simon Leys.

- "Au pays du grand mensonge : voyage en Corée du Nord" de Philippe Grangereau (payot, 2007) :
 Je connaissais déjà monsieur Grangereau, qui a écrit d'excellents articles dans "Libération" (heureusement qu'on peut être de gauche et anticommuniste !). Il a passé un mois en Corée du Nord et nous a ramené un récit détaillé de la situation ubuesque qui règne dans ce pays. Apparemment, et aussi incroyable que cela puisse paraître, Kim Jong-Il surpasse de très loin Ceaucescu et Staline dans le culte de la personnalité. Philippe Grangereau a pu ainsi lire un document du Parti des travailleurs de Corée, qui affirmait le plus sérieusement du monde que le Ciel et la Terre avaient été crées par Kim Il Sung en personne ! Ce délire à la Orwell fait assez froid dans le dos je dois dire....

- "Evadés de Corée du Nord" de Juliette Morillot (Belfond, 2004) et "Ici, c'est le paradis" de Hyok Kang (Lafon, 2004) :
Alors là, attention, il faut avoir le coeur bien accroché ! On nage littéralement en plein film d'horreur, à côté de Kim Il Sung et de Kim Jong Il les Khmers rouges font presque figures d'enfants de choeurs ! J'ose à peine vous faire un résumé des récits abominables que contiennent ces deux livres, tellement les horreurs commises par les communistes nord-coréens dépassent tout ce que j'avais pu imaginer : cannibalisme (chair des condamnés à mort vendue dans les magasins d'Etat), nécrophilie, avortements forcés à neufs mois, viols d'enfants, et j'en passe. Je regrette amèrement d'avoir lu ces livres avant de m'endormir, j'en ai fais des cauchemars toute la nuit. Une lecture éprouvante, mais nécessaire hélas....

- Jean Pasqualini, "Prisonnier de Mao", Gallimard, 1975 :
Ce franco-chinois (père corse, mère chinoise) a passé 7 sept ans dans le Goulag chinois (Laogai) et, après sa libération, a relaté avec minutie les atrocités qui furent perpétrées dans cet univers de cauchemar, un univers où le passe-temps ordinaire des gêoliers communistes était d'éventrer les femmes enceintes et de faire sauter la cervelle des homosexuels à coup de fusil....

- Pin Yathan, "L'utopie meurtrière : un rescapé du génocide cambodgien témoigne", Robert Laffont, 1980 :
Je ne crois pas avoir jamais lu un livre aussi traumatisant que celui-ci sur le Cambodge de Pol Pot. 415 pages de folie meurtrière et déshumanisation totale. A la place de ce pauvre homme, qui a l'air d'avoir conservé toute sa santé mentale, j'aurais fini en hôpital psychiatrique je pense !

Inutile de vous dire que ces lectures m'ont plus que galvanisé, et je me suis empressé d'écrire au ministère de l'Intérieur pour leur demander l'interdiction de Korea is one, du Forum Unité Communiste et de l'Association d'amitié franco-coréenne, qui soutiennent tout trois la Corée du Nord et son régime sanguinaire. Certains membres du Forum Unité Communiste osent même se réclamer de Pol Pot !!!!!! Les bras m'en tombent, qu'on ose, toute honte bue, vanter les "mérites" du "socialisme (sic)" tel qu'il "fut appliqué dans le Kampuchéa démocratique (re-sic) entre 1975 et 1979", sous la conduite du "camarade Khieu Samphan", c'est complètement aberrant !

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