La Chine et la Suisse
Les progressistes suisses s'agitèrent dès la fin de la Seconde Guerre mondiale pour soutenir le parti communiste chinois et d'une manière générale, Staline, dictateur de l'URSS, surnommé abusivement et stupidement "le petit père des peuples" - alors qu'il en fut le boucher - et chef du Kominform, le successeur du Komintern. Ils réussirent à faire accepter l'établissement des relations diplomatiques entre la Confédération Helvétique et la Russie soviétique. Ils reçurent l'appui de Petitpierre pour cette action "progressiste" reconnaissant un régime meurtrier.
De même, dès la fondation de la République populaire chinoise en octobre 1949, le parti socialiste et autres "progressistes" firent des pieds et des mains pour que la Confédération helvétique reconnaissent le nouveau régime. Et 1950, la Suisse faisait partie des premiers pays, hors bloc communiste, à établir des relations diplomatiques avec ce fleuron de la démocratie et de la défense des Droits de l'Homme. Répressions, massacres et agressions contre le Tibet ne soulevèrent jamais l'indignation des grands progressistes socialistes et autres. Peut-être en paroles et encore
Max Petitpierre, radical, chef du Département politique, se démène pour que la Suisse reconnaissent le régime de Mao en 1950. En 1946, le Parti radical, les socialistes et les communistes avait bataillé pour obtenir l'ouverture des relations diplomatiques avec l'URSS. Il est loin le temps où le conseiller fédéral Motta s'opposait à la reconnaissance de l'URSS et à son entrée, en novembre1934, à la Société des Nations. C'est ça, la solidarité entre socialistes et rad-socs!
Il aura fallu attendre le 25 mars 1999, lors de l'accueil par Ruth Dreyfuss du président chinois Jiang Zemin, le boucher de Tienanmem, également socialiste qui a dû pénétrer dans le Palais fédéral sous les sifflets de manifestants protibétains pour sauver l'honneur. Il paraît que nous aurions perdu un ami. Quelle chance! quand cet "ami" est le chef d'un régime criminel, responsable de dizaines de millions d'assassinats, plusieurs Holocaustes toujours "oubliés".
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Qui est Jiang Zemin? Selon Wikipédia, «Jiang Zemin alors Maire de Shanghaï, soutient la répression du printemps de Pékin en 1989 ce qui lui a valu l'admiration de Deng Xiaoping. Ce dernier qui n'a plus de fonction réelle restant néanmoins l'homme fort du pays et va confier à Jiang Zemin les postes de Secrétaire Général du Parti et de Président de la Commission militaire, les postes les plus importants en Chine juste après les répressions de 1989.» Donc, Jiang Zemin est un criminel responsable de la mort, de l'emprisonnement de dizaines de milliers de Chinois.
Un nouveau livre sur la pensée politique du président Jiang Zemin a été lancé avec éclat, le 28 août 2002 à Pékin et dans toutes les grandes villes de Chine, par une maison d'édition du Centre. Sous le titre "La Théorie Jiang Zemin est le socialisme avec des caractéristiques chinoises", cet ouvrage présenté en première page par le Quotidien du Peuple reprend les thèses de Jiang sur les "Trois représentations" et leurs développements. Cette théorie visant à faire évoluer le parti, ses objectifs et son ancrage dans la société, devrait être inscrite dans les Statuts du PCC, lors du XVIe Congrès en novembre. |
Quant au massacre du 4 juin 1989 à Tiananmen et les nombreux autres, le gouvernement suisse oublie. Le gouvernement de la Chine populaire, le plus criminel de tous les temps.

Madame Micheline Calmy-Rey en 2006, comme Ruth Dreyfus en 1999, oeuvrent pour de bonnes relations avec ce régime criminel, négation de la démocratie et des Droits de l'Homme qu'elles prétendent pourtant défendre. Toujours la collusion entre socialistes!
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| Les relations sino-suisses sont au beau fixe (2 février 2006). Micheline Calmy-Rey avec Li Zhaoxing | La sainte alliance des socialistes et des communistes sur le dos des peuples. | Autre socialiste, Moritz Leuenberger, moins hypocrite, sourit coinçé! Il a encore un peu de vergogne | |
Toujours la culpabilisation de la Suisse et l'amnésie de millions de crimes des communistes chinois. Le Tibet, on "oublie"!
6 août 2008. D.S. Miéville rappelle le «syndrome de Moscou», culpabilisant la Suisse pour n'avoir pas reconnu le gouvernement illégitime érigé par les auteurs du coup d'état d'octobre 1917 contre le gouvernement Kerenski et l'Assemblée constituante, tous deux légitimes. Il fait de la pub pour un livre de Michele Coduri " La Suisse face à la Chine, Une continuité impossible?"..
6 août 2008. Toujours la culpabilisation de la Suisse. "Dans les années 1950, les communistes chinois tendaient une main que la diplomatie suisse n'a pas saisie", Alain Campiotti oublie la nature criminelle du parti-état communiste chinois. Il fait de la pub et vante les "efforts chinois". Sûr qu'il va s'indigner contre quelques nazillons, mais les 100 millions de victimes des communistes chinois, il oublie. C'est la complicité de l'Internationale communiste qui, malgré la faillite de l'URSS, et les si nombreuses horreurs des différents régimes communistes, défunts ou actuels, continue sa complicité dans la négation des crimes communistes.
Juillet 2008. Pascal Couchepin en Chine; sans rapport avec Tintin au pays des Soviets. Une amnésie sélective sur les Droits de l'Homme et le Tibet! Les poncifs sur la Chine "civilisation millénaire", ce qui est historiquement vrai, mais Pascal Couchepin "oublie" que le régime communiste n'a cessé depuis sa prise de pouvoir en 1949 de dénigrer et même détruire ce passé (individus, palais, livres, etc
): "Du passé de gauche, faisons table rase". En particulier la soi-disante "grande révolution culturelle prolétarienne" a détruit des pans entiers de cette culture. Par exemple, il faut se rappeler la campagne terroriste contre Confusius accusé de tous les maux! Et une phrase sur les voeux pieux pour défendre les Droits de l'Homme et les minorités nationales!
Comme l'annonce swissinfo (29.10.2006), Mme Calmy-Rey satisfaite de sa visite en Chine. Elle affirme avoir rapporté les demandes des Tibétains de Suisse. C'est ce qu'elle fait croire: une escroquerie à l'espoir des Tibétains!
Les escrocs de l'antifascisme et des soi-disant défenseurs des Droits de l'Homme dénonçent Pinochet, mais les dizaines de millions de victimes du parti communiste chinois sont "oubliées" de même que le sort toujours tragique du peuple tibétain! Et les socialistes suisses ont le culôt de critiquer l'UDC à cause des années 1930 et de ses prétendus liens avec l'Allemagne nazie, alors qu'ils posent sur la photo avec le représentant d'un état encore plus criminel. Dans ces années, ils (surtout le PSG) étaient pro-staliniens jusqu'à la moelle.
D.S. Miéville du Temps (6 août 2008) narre une publication de Michele Coduri "La Suisse face à la Chine, Une continuité impossible?" qui ont en commun la même amnésie des crimes du régime communiste chinois. Evidemment on raille ceux qui ont voulu empêcher que la Suisse noue des relations diplomatiques avec la Chine dite populaire, en faisant une analogie avec les bocheviks. Et enfin, toujours évidemment, le fait d'être anti-communiste, est une tare! Par contre soutenir le parti communiste chinois responsable de 100 millions de morts en 35 ans, cela c'est bien, c'est progressiste. Et le Tibet, on oublie!.
Alain Campiotti du Temps (6 août 2008), sur le même sujet, raille ceux qui avaient la "trouille du rouge". Il oublie les millions de victimes du parti communiste chinois responsable de 100 millions de morts en 35 ans. Et le Tibet, on oublie!.Un jour, il comprendra que "la trouille du rouge" est le début de la sagesse!
Documents: 1999, Le Temps, Frédéric Koller. Un article sur les 50 ans de relations entre la Chine et la Suisse.