La Chine de Mao de Roger Pic TF1 Presses de la Cité Mai 1976

La "maomania" a frappé de nombreux imbéciles qui, dupés par la "belle histoire officielle" se font le complice de la propagande de la "Chine nouvelle". La Chine de Mao montre à quel point Mao a copié Lénine et Staline en faisant croire à une démarche originale. En plus la même politique abouti aux mêmes désastres pour le peuple mais donne à Mao un pouvoir total.

C'est avec la complicité de TF1 et publié par les Presses de la Cité, "La Chine de Mao" de Roger Pic En 110 pages, avec de nombreuses photographies de l'Agence Chine nouvelle, TF1 et les Presses de la Cité publie cette glorification de Mao et du communisme chinois.

Le premier chapitre, La fin de l'Empire mandchou, reproduit le discours classique de la mythologie communiste: comme tout était affreux sous l'ancien régime.

l'impératrice douairière Tseu Hi

"L'impératrice douairière Tseu Hi règne de 1861 à 1908, imposant dans les fastes et les excès les plus exorbitants sa tyrannie, sa ruse et sa cruauté qui n'ont d'égale que sa passion du pouvoir. Au milieu d'une cour d'eunuques, de courtisans corrompus et de jeunes empereurs fantoches placés par ses soins sur le trône, elle manoeuvre avec un sens surprême l'aristocratie débauchée qui l'entoure". Une 2e photo pour enfoncer le clou en rappelant que Mao cause mille fois plus de morts par la famine que Tseu Hi.

Mais, en marge de la débauche et de la corruption de la haute société mandchoue et chinoise, à travers l'immensité du pays et le grouillement des villes, la condition humaine connaît les extrêmes de la misère et de la lutte pour la survie. De 1876 à 1879 des millions de personnes périssent dans d'effroyables famines, catastrophe que l'on met sur le compte d'inévitables calamités naturelles. Telle est la réalité d'un peuple exploité, opprimé, durement réprimé.»

Emporté par la dévotion, l'auteur ne réalise pas que ces lignes peuvent tout autant s'appliquer au nouvel empereur de la soi-disante nouvelle Chine, Mao! Si le marxisme prône l'extinction de l'Etat, la fin de la lutte des classes par la liquidation de celles dites exploiteuses, la réalité des révolutions n'aboutissent qu'à une inversion dans le pouvoir, un groupe social chasse un autre pour reproduire les mêmes rapports de domination, mais en pire. C'est une des supercheries fondamentales du marxisme.

Face à cette «condition humaine [qui] connaît les extrêmes de la misère et de la lutte pour la survie», l'espoir vient car «voit le jour un garçon nommé Tsé-toung.», un nouveau messie: «C'est dans cette Chine qui, en plus de la misère et de la tyrannie, doit subir l'occidentalisation forcée, que le 26 septembre 1893, à Chaochan, les "Pays des hibiscus", chez les Mao Yen-cheng, une famille de paysans, voit le jour un garçon nommé Tsé-toung.»

Après le deuxième chapitre "Le parti national du peuple" à la gloire du "Père de la patrie", le Dr Sun Yat-sen, fondateur du Kuomintang, pour montrer à quel point les empereurs mandchous étaient incapables de défendre la Chine face aux impéralistes et au Japon.

Une fois au pouvoir, Sun Yat-sen conclu un accord avec l'URSS qui voulait ainsi mettre la main sur la Chine au moyen d'une politique d'assistance évidemment désintéressée. Sun Yat-Sen accepte de recevoir des communistes chinois dans le Guomindang. On aboutit au communiqué Sun-Joffé le 26 janvier 1923, qui est la base de la collaboration entre le Kuomintang, l'URSS et les communistes chinois.

Les 3 principes de Sun Yat-sen:
- Eliminer le pouvoir mandchou;
- Eliminer le régime monarchique;
-Ouvrir la voie au socialisme.

"Les précurseurs du marxisme chinois". Face au vieux monde injuste et débauché, Mao fonde, en automne 1917, la "Société d'études pour l'homme nouveau". «C'est le germe de l'idée qui s'épanouira dans la Révolution culturelle, à savoir la transformation consciente de l'être humain et de sa manière de voir, qui, à son tour, suivant le processus dialectique, transforme le monde.» EN PIRE.

"La création du parti communiste chinois"
«Le 1er juillet 1921, à Changhaï, à l'école des filles de Po-Ai, dans une concession française, s'ouvre le premier congrès du PCC.» Deux pages sur les activités de Mao pour les mineurs et les cheminots avec ce portrait.

Alors que le PCC existe depuis deux ans, c'est Sun Yat-sen qui obtient une aide de l'URSS. En janvier 1923, Joffe, «le délégué envoyé par Staline" signe un accord avec Sun pour une assistance militaire. Ce dernier vire à gauche, son programme: «Nationalisme, Démocratie et Socialisme» permet aux membres du PPC l'admission dans le Kuomintang. Cette alliance, sous la bienveillance de Moscou, durera jusqu'en 1927.

Malgré la présence d'un parti communiste, Borodine et d'autres agents soviétiques du Komintern se rendent à l'automne 1923 à Kouangtcheou au Kuomintang. Et c'est ce même Borodine qui envoie un certain Tchiang Kaï-chek à Moscou pour y suivre une formation militaire avec l'endoctrinement communiste ad hoc. Quand Sun Yat-sen meurt d'un cancer, le 12 mars 1925, Tchiang Kaï-chek rentré, directeur de l'Académie militaire, poursuit sa lutte pour le pouvoi avec l'appui de l'URSS. Six mois plus tard, en août, Liou Choung-kaï, un des trois leaders du Kuomintang, est assassiné, peut-être selon les ordres de Tchiang Kaï-chek, ce dernier se sert de cette "trahison de la révolution" pour faire arrêter ses rivaux, instaure la loi martiale et contrôle la police pour "éviter un putsch contre-révolutionnaire".

Le 11 décembre 1927 a lieu une insurrection communiste à Canton. Malgré la brutalité et la cruauté de cette trahison, plus de 100'000 morts, le conflit entre le Kuomintang et le parti communiste s'achèvera 22 ans plus tard par la fuite de Tchiang Kaï-chek à Formose.

Mais le 27 juillet 1927, Borodine rentre en URSS en déclarant «Tout est fini.». En fait, c'était fini pour lui, parce que les massacres de 1927 n'empêcheront pas la poursuite des relations entre l'URSS et le Kuomintang de Tchiang Kaï-chek.

La guerre entre le Japon et les Etats-Unis incitent ces derniers à aider le front uni chinois qui lutte contre les troupes du Mikado.

1933, le Japon attaque la Chine pour s'emparer. 12 ans d'une agression brutale et trop souvent cruel ne feront pas plier l''Empire du milieu.

Pris entre deux fronts, le Japon qui avait les yeux plus gros que le ventre capitule en 1945.

Le Japon éliminé, le front uni entre le Kuomintang et le PCC éclate, la guerre civile reprend.Grâce à la naïveté du gouvernement américain, le PCC se renforce en accaparant la majeur partie des armes de l'armée japonaise. Photo de Mao avec un avion américain DC3 ou sa copie soviétique. Idem avec une jeep US.

Cet ouvrage reconnaît la responsabilité de la Chine dans la guerre de Corée, mais ne montre que des photos à la gloire de la RPC. Ci-contre, des prisonniers de guerre américains.

Ensuite, quelques photos à la gloire du "Grand bond en avant" qui provoqua ruine et famine en Chine, désastre caché avec la complicité de nombreux journalistes.

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