La Tribune de Genève se fait le complice de la falsification de l'histoire
La Tribune de Genève fait de la pub pour ce «travail militant, mais avec une visée d'objectivité». Quelle belle formule pour parler d'un ouvrage de pure propagande. Le journaliste, Nic Ulmi, devrait lire la Tribune de Genève des années Aubert qui était autre chose que ce qu'elle est devenue, un quotidien socialisant célébrant Micheline Calmy-Rey et autres caciques de la gauche caviar.
Selon un cet article, l'ennemi serait: du «métèque» au juif et au «faux réfugié». La lutte contre le bolchévisme, la dénonciation de l'URSS, "paradis des travailleurs", mais en fait un enfer pour les humbles, tout cela on oublie. Comme le fait la gauche actuelle, "A gauche toute" et les communistes.
Béguin cache la faillite de l'URSS, la liberté qui revient, peu à peu, avec la formule "la fin du bloc de l'Est". Une pudeur qui révéle le négationniste des si nombreux assassinats et crimes de masse du parti communiste de l'Union soviétique. Et curieusement, nier l'holocauste conduit en prison, mais nier les 100 millions de morts du communiste se fait sans problème avec la complicité de la gauche.
L'extrême droite de Genève a son histoire
De 1917 à nos jours, Jérôme Béguin met à jour les virages et la continuité.
DR | Georges Oltramare et son Union nationale. Les admirateurs locaux du fascisme paradent, les bras levés, sur les quais de Genève, dans les années 30 (image extraite de louvrage).
Tribune de Genève NIC ULMI, 29 Octobre 2007
«Genève... Ses parcs et promenades.»Ou Genève... Ses places et fontaines. C'est dans le cadre de cette gentille collection nommée «Archives vivantes» que l'éditeur Cabédita vient de sauter à pieds joints dans les débats qui secouent l'actualité avec sa nouvelle parution, L'extrême droite genevoise. Des origines à nos jours. On doit l'ouvrage, consacré cette fois à un élément moins amène de notre paysage, à Jérôme Béguin. Journaliste-blogueur (www.republique.ch), syndicaliste, engagé au Parti communiste genevois et dans la coalition À gauche toute!, l'auteur revendique «un travail militant, mais avec une visée d'objectivité». Interview express.
L'ennemi: du «métèque» au juif et au «faux réfugié»
Les origines? Le livre les identifie dans la Garde civique de l'avocat-banquier Théodore Aubert, qui «organise une véritable chasse à l'ouvrier à travers la ville» lors de la grève générale de 1917. Nos jours? L'ouvrage évoque l'UDC, les Identitaires et le Mouvement citoyen genevois. Peut-on tirer un fil entre ceux-ci et ceux-là? «La continuité est organique, car ce sont toujours les militants d'organisations dissoutes qui créent les nouvelles, et idéologique. Mais on constate également des éléments d'évolution», répond Béguin.
Lesquels? «Le principal est dû à la défaite du nazisme, suite à laquelle l'antisémitisme virulent affiché jusque-là est un peu abandonné ou devient plus caché. Le deuxième tournant est lié à l'effondrement des régimes socialistes d'Europe de l'Est. C'est ainsi qu'au fil du siècle, la menace du Juif communiste est remplacée par celle du travailleur immigré et du musulman terroriste dans le discours de l'extrême droite.» L'étranger honni change de visage. «On passe du travailleur d'Europe du Sud stigmatisé comme métèque aux étrangers dénoncés comme faux réfugiés. Ce dernier thème a une longue histoire. On le trouve déjà dans les années 30, lorsque les Juifs fuyaient l'Allemagne et les pays occupés, puis dans les 80, lorsque le parti genevois Vigilance prenait pour cible les Tamouls fuyant la guerre au Sri Lanka.»
Dans l'activité déployée par la mouvance, les années 90 marquent un creux. Pourquoi? «C'était une décennie avec peu de chômage et une bonne croissance économique, alors que l'extrême droite prospère surtout en période de crise. Et avec la fin du bloc de l'Est, le courant avait perdu sa cible principale. Mais c'est dans ces années-là que s'organise l'UDC. Au départ, c'était un parti à tendance agrarienne aux mains d'affairistes. Elle devient blochérienne sous l'impulsion de militants de l'extrême droite historique comme Pascal Junod», signale Jérôme Béguin.
L'histoire ne s'arrête pas là. «Parmi les groupements plus récents, on citera les Identitaires. Insatisfaits de l'UDC, trop conservatrice pour eux, ils lancent un mouvement raciste en lutte contre le multiculturalisme. Le Bloc identitaire français, dont ils se constituent en section, leur fournit de la propagande et les invite à des camps mêlant l'entraînement aux sports de combat et les débats sur Jeanne d'Arc ou Charles Martel.» Faut-il en rire? Peut-être pas.
L'extrême droite genevoise. Des origines à nos jours, par Jérôme Béguin, Cabédita. www.cabedita.ch.