L'EXTREME DROITE GENEVOISE

L'introduction doit être lue avec précaution, car la falsification commence tout de suite - animateur d'un site “alternatif” au lieu de communiste - dans le but d'imposer une vision à l'envers de l'histoire, basée sur l'amnésie de la réalité et sur le frelatage généralisé.

Laissons de côté les démélés de l'auteur avec la justice en relation avec l'affaire Pouly. Non! L'essentiel réside dans l'oeuvre de Jérôme Béguin! «J'ai considéré comme étant d'extrême droite toutes les organisations se situant à la droite des partis bourgeois traditionnels - radical, libéral et démocrate-chrétien - et possédant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes:
- nationalisme exacerbé et/ou ethnocentrisme;
- hostilité à l'égard de l'étranger et des étrangers;
- racisme et/ou antisémitisme;
- rejet de la démocratie et du multipartisme;
- défense d'un Etat autoritaire;
- culte du chef;
- défense de conceptions anti-égalitaires;
- liens avec des Etats ou des partis d'extrême droite reconnus;
- utilisation de la violence à des fins politiques.

Problème: ces caractéristiques vont comme un gant au parti communiste des années 1920-30, parti dont le mouvement de Jérôme se veut l'héritier et même le continuateur si ce n'est le ressusciteur!

Prenons le premier critère “nationalisme exacerbé et/ou ethnocentrisme”. Après le grand tournant de 1935 du Komintern, le PCS est devenu plus patriote que la droite. Et ne peut-on pas dire que l'idole des “communistes, nouvelle génération”, Staline, avec sa thèse du socialiste dans un seul pays, le national-bolchévisme, obéit à ce critère?

A propos du “culte du chef”, remplacer le par le culte de la personnalité, est on est dans le mille. Jérôme Béguin devrait prendre connaissance du rapport "secret" de Khrouchtchev au XXe congrès du PCUS.

Et, cerise sur le gâteau, “utilisation de la violence à des fins politiques” s'applique tout à fait à la gauche socialiste et anarchiste de la Genève des années 1920-30, sauf dans cet ouvrage totalement amnésique.

Pour rire, le complot des blouses blanches, une opération de Staline, cela ne dit rien non plus au communiste Béguin! Plus loin dans cette “étude”, il reprendra cette falsification de l'affaire Dreyfuss dans laquelle la droite était antisémite et la gauche pro-sémite. Un minimum d'honnêteté montre que les choses sont beaucoup plus complexes que les mensonges de l'auteur. Ainsi la gauche ne serait pas antisémite: camarade Béguin, lisez la question juive de Karl Marx! Et plus près de nous, Déat et Doriot, les collabos de Pétain?

Enfin, regarder la liste du fan club

A savourer: le Drapeau rouge no 26 de 1926 qui vitupère contre la presse socialiste et syndicale: “Tous contre les communistes”


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Introduction

Animateur d'un site alternatif (1), j'ai reproduit à l'automne 2002, à titre d'information, un tract dénonçant un responsable d'extrême droite. A la suite de cette publication, le procureur général de la République, Daniel Zappelli, a ouvert une procédure pénale pour calomnie ou diffamation contre moi en tant que responsable du site après une plainte de ce cadre d'extrême droite.


Qui a organisé les tags "zappelli fasciste" et mis des moustaches à la Hitler sur les affiches électorales. On ne met jamais des moustaches à a staline! Curieux!

D'audience en audience, le procès s'est étiré sur quatre années, avant que les faits soient prescrits. Passionné d'histoire locale, cette procédure m'a fait m'intéresser de près à l'extrême droite locale, à sa nature, ses origines et ses desseins.

J'ai constaté que nous manquions, à Genève, d'un ouvrage réunissant les informations sur l'extrême droite locale, alors qu'elle représente aujourd'hui entre 15 et 20% de l'électorat et pèse de plus en plus dans les affaires courantes. Il est important pour les citoyens qui veulent voter en toute connaissance de cause de savoir qui sont ces élus et militants d'extrême droite, d'où ils viennent et où ils vont. Il m'a donc semblé utile de faire ce travail, j'ai suivi en cela l'exemple de Claude Cantini, auteur d'ouvrages sur l'extrême droite en Suisse.

J'ai fait des recherches à la Bibliothèque de Genève (ancienne BPU) pour retracer l'histoire de l'extrême droite genevoise, depuis sa fondation effective à la fin de la Première Guerre mondiale jusqu'à nos jours, et j'ai utilisé plusieurs ouvrages qu'on retrouvera dans la bibliographie. Pour traiter de l'extrême droite contemporaine, je me suis servi d'informations récoltées depuis plusieurs années et j'ai procédé à de nombreuses recherches. j'ai été confronté à la difficulté de bien cerner le sujet, car souvent la frontière est floue entre l'extrême droite et la

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droite extrême. J'ai considéré comme étant d'extrême droite toutes les organisations se situant à la droite des partis bourgeois traditionnels - radical, libéral et démocrate-chrétien - et possédant une ou plusieurs des caractéristiques suivantes:
- nationalisme exacerbé et/ou ethnocentrisme;
- hostilité à l'égard de l'étranger et des étrangers;
- racisme et/ou antisémitisme;
- rejet de la démocratie et du multipartisme;
- défense d'un Etat autoritaire;
- culte du chef;
- défense de conceptions anti-égalitaires;
- liens avec des Etats ou des partis d'extrême droite reconnus;
- utilisation de la violence à des fins politiques.

J'ai été relu et conseillé par les historiens Claude Cantini et Charles Heimberg, l'avocat Christian Grobet, les journalistes Yan Perret-Gentil et, surtout, Christiane Pasteur, ma compagne sans qui cet ouvrage n'aurait pas été possible. Qu'ils soient ici remerciés, ainsi que le personnel de la Bibliothèque de Genève, du Centre d'iconographie genevoise et Vasile Draganescu de la Tribune de Genève, pour les documents qu'ils ont retrouvés.


fan club

L'avocat Christian Grobet, le millionnaire rouge

Charles Heimberg, docteur ès lettres (histoire générale) de l’Université de Genève est privat docent à la Section des sciences de l’éducation de la FPSE. Il préside depuis 1996 l’Association pour l’étude de l’histoire du mouvement ouvrier (AEHMO), qui gère un fonds d’archives, publie les Cahiers d’histoire du mouvement ouvrier, revue annuelle, et organise des conférences et journées d’études. Il est également engagé dans la préparation d’un projet de Maison de la mémoire destiné aux élèves genevois, c'est-à-dire "la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Shoah en Suisse".

L'historien autodidacte, Savary Géraldine - 19-11-1999 - Culture - DP n° 1408 - http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/8139.shtml
fait la réclame pour Claude Cantini: «L'Association pour l'étude du mouvement ouvrier s'efforce depuis une quinzaine d'années de lui redonner voix. Avec les Editions d'en bas, elle vient de publier un livre qui rassemble les contributions de Claude Cantini, syndicaliste, anarchiste, infirmier en psychiatrie, historien audodidacte. L'homme a aujourd'hui septante ans.»

Autres publications de Claude Cantini, Pour une histoire sociale et antifasciste, Editions d'en bas et AEHMO, Lausanne, 1999; Le Fascisme italien à Lausanne 1920-1943, Lausanne, Cedips, 1976; La police vaudoise et les "subversifs": 1890-1915

Claude Cantini s'est-il focalisé contre le fascisme pour ne pas voir les millions de crimes et massacres de masse des régimes de masse? A-t-il été solidaires des peuples massacrés au Cambodge, réduit à la misére à Cuba? Et les peuples des démocraties populaires depuis 1945 ont-ils pu compter sur ce syndicaliste?

Yan Perret-Gentil, Militant communiste. Une cinquantaine d'articles sur http://www.lescommunistes.org/spip.php?auteur41, le site du camarade Béguin. Depuis 2003, ce spécialiste de l'indignation n'a jamais écrit une ligne sur les peuples victimes de régimes communistes. Curieux? Pourtant, des événements ont été organisés ces dernières années sur la répression soviétique, la triple horreur de la collectivisation 1930-31, de la grande famine de 1932-33 et de la grande terreur de 1937-38! Evidemment pas en Suisse!

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