Le journaliste du Temps, Marco Danesi, nous raconte cet événement dans le style "sympa et bon enfant". Il aurait pu rappeler l'horreur produite par les criminels communistes surtout en 2007, 75 ans après la grande famine d'Ukraine et les 70 de la Grande Terreur qui assassinèrent plus de 10 millions d'innocents.


Le grand retour du marteau et de la faucille au Tessin

A contretemps. Le Temps, Marco Danesi, Jeudi 20 septembre 2007

Plus de soixante ans passés dans la semi-clandestinité a permis au Partito del lavoro (PdL) tessinois de survivre aux interdictions fédérales ainsi qu'à la disparition des murs et des idéologies. Mais depuis samedi passé, les communistes sont de retour au sud des Alpes.

Le 19e congrès cantonal du PdL a consacré le changement de nom du parti. A nouveau «communiste», il retrouve ses origines, sa matrice, sa chair. Un sondage mis en ligne sur son site internet montre à quel point les militants, sympathisants et cyberbadauds apprécient la révolution sémantique: sur 58 participants, 44 approuvent, 10 regrettent et quatre montrent une certaine indifférence. Il était temps: le parti, qui se traînait à 0,77% des suffrages lors des dernières élections cantonales où il a perdu le siège conquis en 2003, avait besoin d'un aggiornamento.

Ce n'est pas par hasard si le retour à la tradition a été sponsorisé par les jeunes de la formation, qui arbore en grand maintenant le marteau et la faucille. Car pour mieux sauter en avant, il est parfois nécessaire de reculer quelque peu. Surtout quand le travail a perdu la place centrale qu'il avait à l'âge d'or de l'industrialisation. Finalement, il fallait bien secouer les militants, un rien résignés, et leur rendre l'espoir du Grand Soir.

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