Contexte: La création du Komintern (1919) et de sa section suisse en 1921, le PCS, la ligne a été de gagner, par tous les moyens, le contrôle des ouvriers et de leurs syndicats. Cette ligne a été précisée par le VIe congrès de l'Internationale communiste de 1928 et résumée par les mots d'ordre, "classe contre classe" et "front unique à la base". La stratégie vise à disqualifier les dirigeants réformistes, pratiquant des compromis avec leur bourgoisie évidemment fasciste, les chefs sociaux-démocrates qualifiés par conséquent de social-traîtres et même de social-fascistes, et ainsi le PCS se proclamant la vraie avant-garde de la classe ouvrière. Mais les vrais anti-fascistes en 1932 devaient combattre contre l'horreur soviétique, pas la servir!
Au même moment, le parti communiste d'Union soviétique organise le commencement d'une famine qui va tuer plus de 10 millions d'innocents (vieux- jeunes-enfants), en majorité en Ukraine, au Kazakhstan, dans le Kouba.
1ère étape. le PCS se sert de la grève des monteurs de Zürich pour essayer de fomenter une émeute. Au même moment, le PCS organise La grève des loyers à Zürich. Les chefs socialistes au secours des vautours. Le Drapeau rouge, 16 avril 1932

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Le Drapeau rouge, 21 mai 1932. La grève des monteurs de Zürich est complète. Le front unique réalisé, malgré l'ignoble attitude des chefs réformistes [de la FOMH] qui font appel aux kroumirs et à la police. Encore un assassinat politique pour hâter la déclaration de guerre. [
] Comme Gorgulof par son crime contre Doumer voulait hâter le déclanchement de la guerre contre l'URSS sur le front occidental, les officiers japonais qui viennent d'assassiner le chef du gouvernement de Tokio veuent hâter de la guerre contre l'URSS sur le front oriental. Les mêmes forces de crime et de guerre sont à l'oeuvre partout et la pince se resserre aux deux extrémités de l'Union soviétique. Rappel: c'est l'URSS, le soi-disant pays de la paix, qui a déclanché la Seconde guerre mondiale en signant le pacte Hitler-Staline. |
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2e étape) Pour réchauffer la manipulation, les organisations du PCS, Secours rouge, Jeunesse communiste, "amis de l'Urss" etc
tous s'agitent pour faire monter la pression contre les chefs réformistes. Les ouvriers se battent contre les patrons et le PCS manipule leur lutte pour s'en servir contre son ennemi: la sociale-démocratie! Le Drapeau rouge, 18 juin 1932. «C'est pourquoi patrons et chefs réformistes ont décidés d'abattre la grève par la force. Lundi la police "socialiste" de la "villle rouge" attendat les piquets de grève la matraque et le révolver au poing. Les grévistes ripostèrent courageusement et la police fut débordée et reçut une fameuse correction. On emprisonna le président de la grève et une quinzaine de grévistes, mardi matin conflit au chantier du bâtiment où la grève est "reconnue" par les chefs réformistes. La police a emprisonné tout le comité de grève. Les chefs social-démocrates espèrent par ces mesures de répression briser la grève et décourager les grévistes. On verra si la violence policière leur réussit mieux que l'appel au kroumirage.Le premier effet des provocations est de renforcer la combattivité des grévistes. |

Le Journal de Genève (22 juin 1932 )
3e étape) Le Drapeau rouge, 25 juin 1932. Le gouvernement genevois solidaire de la police "socialiste" zurichoise. Il interdit de parler à Genève des évènements de Zürich.
A l'occasion de l'annonce d'un meeting de Jules Humbert-Droz, et F. Lebet "contre la baisse des salaires
en URSS" le PCS stigmatise la préparation du bain de sang en cachant sa satisfaction, son but réel ayant été atteint: le sang des ouvriers a coulé et les sociaux-traîtres rendus coupables.

Pour briser la grève des monteurs et détruire le front unique [à la base: se servir des ouvriers contre les bonzes syndicaux] contre la baisse des salaires. La police "socialiste" de Zurich au service du patronat affameur et des grandes banques tire sur la foule, séquestre le "Kämpfer" et ferme son imprimerie. Un mort, une cinquantaine de blessés et plus de 100 arrestations.Il faut briser à tout prix la grève des monteurs. Nouvelle provocations policières.

Le Drapeau rouge, 25 juin 1932
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Le Drapeau rouge, 2 juillet 1932. Communistes arrêtés lors des évènements de Zurich: Bodenmann, Fluck, Vogt, remis en liberté. Le complot que la police "socialiste" cherchait à échaffauder s'effondre PARCE QUE TOUT A ETE BIEN ORGANISE, LES PREUVES EFFACEES. Preuve est faite que le parti communiste n'avait pas organisé une émeute, et que la responsabilité du sang versé retombe entièrement sur la municipalité "socialiste". Les arrestations continuent et la police "socialiste" échaffaude un complot. Dimanche et lundi les arrestations et les perquisitions ont continué. Le siège du Secours rouge a été perquisitionné de fond en comble et une réunion privée d'une quinzaine de délégués ouvriers du Secours rouge suisse, sur le point de partir pour l'Union soviétique furent arrêtés, fouillés, mis a nu et interrogés sur le "complot communiste" de mercredi dernier. |
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Dans sa séance tenue hier soir, le Comité directeur du parti socialiste genevois a donné son entière et unanime approbation à l'attitude du parti à 'occasion des graves incidents de Zurich. Les mesures par les autorités municipales de Zucrich sont considérées comme contraires à l'esprit socialiste et de nature à porter un grave préjudice au mouvement socialiste en Suisse. L'interdiction du congrès contre la guerre par le Gouvernement genevois est un nouvel acte prouvant la malfaisance des partis bourgois gouvernant le canton. [
] En réponse à l'interdiction du Conseil d'Etat, le Comité directeur du parti socialiste genevois a décidé d'organiser pour le 28 juillet, date anniversaire du déclenchement de la guerre, une démonstration populaire contre la guerre, le militarisme et la réaction sur la plaine de Plainpalais. Le Travail, 9 juillet 1932. Pour un parti qui va approuver le pacte Hitler-Staline, l'agression de l'URSS contre la Pologne (17 septembre 1939) et la Finlande, le combat du PSG est une totale imposture. Le parti socialiste genevois soutient l'URSS et Staline, pas la paix! |
Le Drapeau rouge, 16 juillet 1932. Les mitrailleuses de la police "socialiste". La "Sentinelle" est embarrassée d'expliquer à ses lecteurs le geste du Dr Wiesendanger armant sa police de carabines et de mitrailleuses mises à la disposition de la commune "socialiste" zurichoise par le département miltaire fédéral dans le but de mitrailler les ouvriers. [Paul Graber cherche à "expliquer" son vote dans "La Sentinelle" comme Léon Nicole dans "Le Travail". L'embarras de ces deux compères devant les mitrailleuses de leur camarade Wiesendanger est compréhensible.
Au même moment, le parti communiste d'Union soviétique organise le commencement d'une famine qui va tuer plus de 10 millions d'innocents (vieux- jeunes-enfants), en majorité en Ukraine, au Kazakhstan, dans le Kouba.