Le Parti communiste suisse
organisateur de la provocation du 21 janvier 1932 à Zürich
qui fit couler le sang

Contexte: La création du Komintern (1919) et de sa section suisse en 1921, le PCS, dont la ligne a été de gagner, par tous les moyens, le contrôle des ouvriers et de leurs syndicats. Cette ligne a été précisée par le VIe congrès de l'Internationale communiste de 1928 et résumée par les mots d'ordre, "classe contre classe" et "front unique à la base". La stratégie vise à disqualifier les dirigeants réformistes, pratiquant des compromis avec leur bourgoisie évidemment fasciste, les chefs sociaux-démocrates qualifiés par conséquent de social-traîtres et même de social-fascistes, le PCS se proclamant la vraie avant-garde de la classe ouvrière. Les vrais anti-fascistes en 1932 devaient combattre contre l'horreur soviétique, pas la servir!

Les diverses étapes de la machination

1ère étape) A la suite d'une prétendue démonstration "antifasciste" du 11 octobre 1931 à Zürich, à laquelle "trois jeunes soldats" - chiche qu'ils été manipulés par le PCS ou son appendice spécialisé dans la subversion de l'armée -, avaient été condamnés à 10 jours d'arrêt de rigueur.

Drapeau rouge Drapeau rouge

Le Drapeau rouge du 30 janvier 1932

2e étape) Pour réchauffer la manipulation, deux d'entre eux commencent une grève de la faim, ce qui sert de prétexte au Secours rouge et à la Jeunesse communiste d'organiser une manifestation devant la caserne.

3e étape) «A un moment, les (en fait des) manifestants s'emparèrent de deux guérites et enfoncèrent le portail de la cour de la caserne. Une manifestation prétendument pacifiste bascule en émeute par l'action concertée de meneurs. La provocation a parfaitement fonctionné, sous le couvert de beaux sentiments, la lutte contre le fasciste Mussolini, la police tire. «Aussitôt, la police, qui à Zürich est aux mains des chefs socialistes, sans donner le moindre signal, tira sur les premiers rangs de la foule un trentaine de coups de feu, atteignant au ventre et aux jambes un certain nombre de manifestants dont quatre durent être transportés à l'hôpital.» C'est le jackpot car tous cela avait pour but de pouvoir proclamer qu'«Aujourd'hui, à Zürich, des milliers d'ouvriers ont compris pourquoi nous avons appelés les chefs socialistes "social-fascistes" et laquais de la bourgeoisie.»

On a usé de quelques pacifistes tombés dans une mise en scène bien huilée, de policiers devant obéir à l'ordre de tirer. Bilan: en plus des blessés, des policiers malades d'avoir dû tirer, la démonstration imparable que les chefs socialistes défendent l'armée fasciste qui a arrêté des antifascistes. Donc, l'armée, la police et les chefs socialistes agressent des anti-mussoliniens, donc ils sont des pro-fascistes mussoliniens! Heureusement qu'il y a des organisations du PCS, authentiquement antifasciste mais, et c'est là que le bât blesse, pro-stalinien. S'il est bien légitime de combattre Mussolini et son régime anti-démocratique et répressif, le faire au nom d'un régime un million de fois pire, c'est la méga-imposture de l'antifascisme du PCS, de Nicole et de la gauche, pacifiste ou non, des années 1930.


L'article est signé Jules Humbert-Droz qui, non seulement connaît l'horrible réalité soviétique cachée par un déluge de propagande, mais qui a dû récemment faire son auto-critique pour ne pas être déporté au goulag ou fusillé, et sa Jenny aussi, comme l'ont été ses camarades Fritz Platten et son épouse Berthe Zimmerman. Mais Jules Humbert-Droz n'a rien vu!


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