Jean Vincent, apparatchik stalinien

En 2009, Jean Vincent réapparaît dans “L'Encre rouge”, successeur de: Drapeau rouge, Voix ouvrière, VO Réalités, organe du parti communiste caché sous différents noms. Evidemment, c'est une sorte de légende blanche pour faire oublier l'agent du Komintern, le serviteur de Staline, et par conséquent le complice des millions de crimes du régime soviétique.

Adhérant au Parti communiste suisse, en 1924, année de la mort de Lénine, laissant la Russie dans une situation catastrophique à cause de son coup d'état de 1917, c''est donc une année après la famine de 1922-23, que Jean Vincent va se faire complice du régime soviétique. Toute sa vie, il sera de l'URSS, en dépis des tragédies provoquées par le parti communiste de l'Union soviétique. Oublié la collectivisation de 1929-30 imposant le servage aux paysans après celui des ouvriers, la famine de 1932-33, la Grande terreur de 1937-38, la famine de 1947, la répression en Union soviétique, le goulag, tout cela est balayé en utilisant la “Grande guerre patriotique” provoquée par cet imbécile de Hitler, autre meurtrier de masse du XXe siècle.

jean vincent Jean Vincent, le faux ami du peuple mais vrai serviteur des dirigeants soviétiques, de Lénine à Brejnev. Il a été complice des pires et immondes crimes des régimes de Lénine et Staline!

Face à la Hongrie de 1956, le printemps de Prague, Jean Vincent sera toujours dans la ligne soviétique, invasion de l'Afghanistan compris. Hélas, il quittera le monde communiste peu avant la chute du PCUS et la faillite de ses 74 ans de terreur. Après le “Le Vatican, combien de divisions?” de Staline, il manque toujours “L'URSS, combien de morts?” de son Politburo du PCUS et des autres communistes.

Sous le couvert de servir le prolétariat alors qu'il fut le complice de son bourreau, Vincent a eu une vie plutôt agréable d'apparatchik communiste: voyages en Chine, missions pour le Secours rouge, les honneurs en URSS, à l'abri à Genève. De plus, un véritable “culte de la personnalité” a été organisé autour de Jean Vincent, construction basée sur une falsification de la réalité de cet agent soviétique et celle du Secours rouge, filliale du Komintern servant souvent de couverture à des gens du GPU-NKVD. Enfin, le Secours rouge crée à l'occasion de la famine de 1922-23 n'a rien fait et à même participé à la désinformation niant la famine de 1932-33 et la famine de 1947. Alors quand certains osent dire que si le Secours rouge aidait les victimes, c'était à l'exception de celles des régimes de Lénine et Staline.

Quant à Jean Vincent, tout à fait au courant des crimes de l'état soviétique, il utilisait l'indignation pour protéger son masque de complice de Lénine, Staline, Khrouchtchev et Brejnev, renforcée par l'accusation de fasciste, classique des communistes depuis Manouilsky, cacique du Komintern et grand flagorneur de Staline, c'est-à-dire depuis1925! Ainsi, la campagne de désinformation de 1932 pour cacher la famine de 1932-33 et des informations sur des fusillades de paysans russes rappelle une des manoeuvres du PCS, parmi mille, au service de Moscou.


Drapeau rouge, 21 mai 1932

20 ans après sa mort, le Parti du Travail falsifie l'histoire de Jean Vincent pour protéger la sienne

Indignation du Secours rouge dont un meeting sur la terreur blanche interdit. Le gouvernement «démocratique» de la République et Canton de Genève vient d'interdire le meeting du SRI qui était contre la terreur blanche qui sévit dans les Balkans… Mensonge, hypocrisie et fascisme. Un article du Drapeau rouge, 23 mai 1931, révèle l'imposture de l'«antifascisme de Moscou»: attaquer l'URSS. Et évidemment le SRI ne va et n'a jamais dénoncé la terreur rouge sévissant depuis 1917 en Russie!

Jean Vincent s'active pour les époux Ruegg: deux agents du Komintern avec les passeports des époux Ruegg, Suisses ayant rejoints l'URSS pour servir le parti communiste et qui ont été tués plus tard par le même parti. Campagne pour Hofmaier et Ruegg. (Drapeau rouge du 16 juillet 1932) Moscou a organisé un comité international de défense de Ruegg, arrêté et jugé à Nankin, fait rapporté par Jean Vincent dans le Drapeau rouge du 16 juillet 1932, organe du PCS qui oublie de dire que Ruegg est un agent du Komintern. De plus ces affaires montrent que les prisonniers en Italie et en Chine recoivent encore des consignes du Komintern pour faire une campagne de la faim simultanément, et cela pour faire une diversion occultant la famine de 1932-33 qui fit de plus de 10 millions de morts, dont plus de la moitié en Ukraine, où ce crime contre l'humanité est appelé Holodomor.

A propos des Ruegg, le fils de Fritz Platten, Fritz Nicolaus Platten a écrit “Ein Kampf um Leben und Tod : die Affäre Ruegg 1931”, Basel : Schwabe, 1991, Tiré à part de: Schweizerische Zeitschrift für Geschichte. - Basel. - Bd. 41(1991), p. 52-62. Nicaulos a fait publier avec Georges Lefranc et d'autres amis de Pierre Bonuzzi, “Choix d'écrits de Pierre Bonuzzi”, Zurich, Archives sociales suisses, 1973 Pierre Bonuzzi a collaboré à “Preuves”, revue française publiée de 1951 à 1974 [Pierre Grémion : Preuves, une revue européenne à Paris, Paris, Julliard/Commentaire, 1989.

A propos de “Preuves”, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A8s_pour_la_libert%C3%A9_de_la_culture. On y apprend un scandale, le financement du “Congrès pour la liberté de la culture”, révélé en 1967. Mais que les partis communistes soient financés par Moscou, cela n'était jamais un scandale. Curieux tout de même!

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