La Grande Terreur de 1937-38
Elle frappe aussi en Suisse et les Suisses résidant en URSS
En août 1937, le Politburo du parti communiste de l'Union soviétique fait commencer une série d'opérations secrètes qui aboutiront à l'arrestation de 1,5 millions de Soviétiques dont la moitié sera fusillée.
Le Komintern, auquel le pcs est subordonné, est également touché par ce qui fut qualifié de purges. Certains responsables du parti, dont Jules-Humbert Droz aura comme tâche de faire des listes pointant les "éléments peu sûrs ou douteux". Dans le contexte de la Grande terreur, ce jugement équivalait à une condamnation à mort. Cette évaluation concernait les Suisses qui se trouvaient en URSS et qui servaient "la patrie des travailleurs" tels que Yvonne Bovard (condamné au goulag), Berte Zimmerman (fusillée en 1937) ou encore son mari, Fritz Platten, fusillé en 1942.
Signalons que certains cadres de l'appareil soviétique, telle que Ignace Reiss, en fuite et qui tentait de trouver asile en Suisse, furent abattus: le NKVD exécutait partout, même en Suisse.
Parmi les communistes disparus durant la Grande terreur, il y a l'histoire tragique de Raymond Kamerzin dont vous trouvez la biographie réalisée par Brigitte Studer dans son ouvrage "Sous l'oeil de Moscou".