La trahison réformiste

L'édition normale du 12 novembre 1932, trois jours après l'émeute, elle est bien complète et aborde tous les sujets de l'agit-prop du PCS. Elle sera complétée par une spéciale le 14. Bonjour les heures sup!

«Les manifestants ne croient pas que la troupe soit capable de tirer.» Le Drapeau rouge oublie l'URSS où, à cette période, cela se fait quotidiennement! Même en Suisse, en janvier 1932, c'était frolé mais en juin 1932, les deux fois à Zürich, la police a tiré. Comme c'était dans les deux cas, des émeutes fomentées par le PCS, curieux que Drapeau rouge écrivent cela. Peut-être qu'ils ne lisent pas la version allemande, le Kämpfer, pour le savoir.

Une nécrologie d'Henri Furst, héros du prolétariat genevois, qui passait par là, en allant faire des courses.

Toujours la rengaine sur la trahison réformiste qui tourne depuis 1919. «Jeudi soir, alors que la classe ouvrière attendait de ses organisations un mot d'ordre d'action, la grève générale pour vendredi déjà, la direction du PSG d'une part, et l'Union des Syndicats de l'autre, décidaient de ne pas proclamer de grève générale de protestation.»

Et enfin, une message aux jeunes ouvriers: «Alerte contre le fascisme!» «Le 9 novembre des milliers de jeunes prolétaires se sont joints aux milliers d'ouvriers pour lutter contre le fascisme.». Lire quelques centaines…



Drapeau rouge 19 novembre 1932

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