Le 8 octobre 1932, émeute en ville de Fribourg

Voilà ce rapporte le site de la police fribourgeoise sur cet événement: «Le 8 octobre 1932, une émeute se déclenche à Fribourg. L’arrestation d’un soldat licencié, qui chantait dans la rue, provoque un rassemblement sur la place du Tilleul. La gendarmerie intervient avec rigueur. Le soir, plus de mille personnes huant les autorités, sont réunis devant l’Hôtel de Ville. Un manifestant gifle un colonel divisionnaire, qui avait tenté de s’interposer. Des agents tirent à blanc. Vers trois heures du matin, le soldat est libéré de prison puis porté en triomphe par la foule.» A: http://www.policefr.ch/facts.jsp?name=SAVOIR_HISTOIRE&index=1

Voilà ce rapporte le Drapeau rouge du 15 octobre. «A Fribourg. la foule soulevée contre l'arbitraire policier donne l'assaut au poste de police et libère les soldats et les ouvriers arrêtés». Et aussi en première page, «Un "soulèvement" des brodeurs de St-Gall»

Il faut rappeler que le PCS n'y est pour rien dans cette émeute, mais elle révèle la gravité de la situation. Ces événements sont montés en épingle pour donner le sentiment que la révolution approche, tromperie qui va néanmoins jouer un rôle dans le déclenchement de la fusillade du 9 novembre 1932 à Plainpalais (Genève).

Colonne de droite: «L'unité ouvrière est-elle possible? Encore quelques aspects de la double politique de Nicole. Nous avons analysé dans notre numéro la politique à double face de Nicole.

Et maintenant, le compte rendu du procès révélant que le manifestant qui a gifflé un colonel divisionnaire est absent. Il faut rappeler que le PCS n'y est pour rien dans cette émeute, mais elle révèle la gravité de la situation.

«La réaction fribourgeoise à l'oeuvre.
23 mois de prison pour les événements du 8 octobre. Nous disions dans notre dernier No que les démissions de Boccard et du préfet de Fribourg ne signifiait nullement la punition des vrais coupables mais marquaient au contraire la volonté la répression et l'injustice. Notre mise ne garde s'est trouvée en tous points confirmée par le verdict honteux des juges fribourgeois contre quelques uns de ceux qui prirent part à l'émeute. […] Nous protestons contre ce verdict de basse vengeance d'une classe au abois et nous appelons tous les travailleurs à se joindre à notre protestation.Le tribunal de la Sarine a jugé 4 manifestants sans même leur donner de défenseurs. Le premier prévenu Ernset Wicht est accusé par l'agent de la sûreté Demierre d'avoir mis le feu à la moto du sergent de gendarmerie Delley. […] 4 mois […] Le deuxième prévenu Ducret Pierre est accusé d'avoir donné un coup de pied au caporal de gendarmerie Egger et d'avoir en outre brisé tous les pots de fleurs qu décoraient le tilleul de Morat. […] 5 mois […] François Kurzo est accusé d'avoir transporté, au moment de l'émeute, des pierres, et d'en avoir lancé […] 6 mois […] Le 4e prévenu, Georges Jenny, est condamné à 8 mois de prison. [POURQUOI? LE DR NE LE DIT PAS! Est-ce lui qui a gifflé un colonel?.

Cela fait un total de 23 mois de prison pour quatre prévenus et la "justice" continue son enquête. C'est en élevant une rigoureuse protestation qu'on empêchera cette stupide vengeance de classe de faire de nouvelles victimes. A quand la formation d'une section du Secours rouge à Fribourg.

A droite, le bourrage de crânes sur le "congrès d'Amsterdam".

Colonne de droite, fin de l'article signé Stahlarm (pseudo d'Adolf Sturmthal?). A gauche, l'exclusion du PCUS de Zinoviev, Kamenev, et d'autres, est rapporté comme un fait qui va de soit. Ils seront tous liquidés en 1936! Normal pour le journal du PCS, c'étaient des "contre-révolutionnaires" qui auraient bien préférés être jugés par la justice "fasciste" fribourgeoise. Mais ils récoltent la justice de classe qu'ils ont forgés…

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