Après l'élection du parlement d'octobre, celle de l'exécutif en novembre

Les chefs de parti ayant une quelques minutes pour prendre note du résultat des urnes du dimanche noir de la rouge extrême-gauche, ils doivent prendre en ligne de mire, la course au Conseil d'Etat. Eric Stauffer, dont le parti MCG, méprisé par ceux de l'Entente (Parti libéral, PLG; Parti démocrate chrétien, PDC; Parti radical démocratique) qui perd 5 sièges, alors que le sien vient de doubler sa députation qui passe de 7 à 15 sur 100, Stauffer montre ses canines. Pour diverses raisons bonnes ou mauvaises, l'UDC nécessaire à l'Entente pour obtenir une majorité au gouvernement, fait l'objet de rejets d'une partie de cette même Entente. Et par une habile, profitant du fait que son rival, l'UDC, a perdu du siège et sort affaibli du scrutin, Stauffer propose une alliance au président du PLG, membre de l'Entente, ce qui devrait aboutir, si le peuple le veut, à gagner, après la majorité au parlement, celle du gouvernement. Car ill faut savoir que dans la petite République et Canton de Genève, la gauche minorité dans le législatif depuis des lustres, est souvent et en dépis du fait qu'elle n'occupe que le tiers ou en tout cas moins de la moitié, arrive à obtenir être majoritaire dans le Grand conseil. Et cela, parce qu'elle diabolise le parti UDC, qualifié de blocherien, le diable en personne selon la gauche qui soutient toujours Lénine, Staline, dictateurs sanguinaires et meurtriers de masse, Castro à Cuba, Mugabe au Zimbabwe, authentiques tyrans, tout au contraire de M. Christian Blocher. La politique ce n'est pas seulement faire prendre des vessies pour des lanternes, mais aussi arriver à ce que les gens voient le monde à l'envers, pour pouvoir ensuite les manipuler.

La gauche socialo-verte obtient 33 sièges alors qu'en 1933, le parti socialiste avait 45 sièges sur 100 au Grand Conseil et 4 postes de conseillers d’Etat sur 7: 1933 PSG 45 - 2009 PSG 15

Mabut, dont doit faire un effort pour ne pas voir qu'il est de gauche, raconte un énorme sophisme: “La majorité du Grand Conseil était fortement à droite, les électeurs ont "corrigé" leur vote un mois plus tard et donné au canton un gouvernement à majorité rose-vert”. Une majorité n'est pas un être humain, mais le résultat de voix individuels donc sans intentions. Mais cette phrase fait croire que le bon peuple ne voulait pas d'un gouvernement de droite, alors que cela n'est que le résultat de désaccords entre partis pas de gauche!

Ce journaliste aurait pu dire que durant les années 1930, le parti socialiste avait plus de 40 sièges, et que depuis quelques législatures, il se dirige vers les poubelles de l'histoire, tout comme les trotskistes. Mais Mabut ne veut pas faire de la peine à ses amis!


100 députés sans majorité, « 100% des bulletins sont dépouillés | Le PDC champion des vestes »

TdG, 12.10.2009 Mabut, mabut10@tdg.ch

Trente-deux députés à gauche (-1), quarante-deux députés au sein de l'Entente genevoise (-5), une UDC (-2) "fréquentable au Grand Conseil, mais infréqentable en campagne électorale", dixit Halpérin ce matin sur les ondes de Radio Cité - 92.2, un MCG victorieux (+8) surfant sur un nationalisme éculé et une crise économique réelle, mais qui devrait éliminer son leader pour imaginer fréquenter les allées du pouvoir.Tels sont les enseignements du scrutin d'hier.

Ce matin chez Décaillet, à peine le président Halpérin avait-il énocné son projet d'élargir - à terme et en pratique - l'Entente à l'UDC, qu'Eric Stauffer claironnait que le MCG allait lutter bec et ongles contre l'initiative antiminarets, que cette initiative était un sommet de forfanterie, que l'UDC en réalité s'attaquait aux musulmans et que c'était intolérable, bref, à l'intention du président libéral sans le citer, qu'il faisait fausse route en flirtant avec ce parti xénophobe. Rajoutant une louche, il s'est dit prêt au compromis mais pas à la compromission. L'animateur du 7-8 en est resté bouche bée.

La question est désormais lancée: quelle majorité pour gouverner Genève? L'Entente qui malgré sa lourde défaite reste le pivot du Grand Conseil, doit-elle faire alliance avec l'UDC ou avec le MCG ou avec les Verts?

La liste des cent députés.

Il y a quatre ans, l'expulsion de l'extrême gauche boutée hors du Grand Conseil à la surprise générale avait suscité un mouvement de balancier. La majorité du Grand Conseil était fortement à droite, les électeurs ont "corrigé" leur vote un mois plus tard et donné au canton un gouvernement à majorité rose-vert. Tout le monde s'en était bien trouvé au début. Les radicaux et quelques PDC flirtait même avec l'idée de créer une nouvelle majorité centriste, une idée renforcée par les deux magistrats Verts qu'on ne peut pas soupçonner d'être des pastèques.

Las, la logique des blocs définies par le ”bon vieux père Marx“ eut tôt fait de rétablir la ligne de démarcation entre les propriétaires ou les possédants et ceux qui ne le sont pas. Frontière floue certes, car on peut être propriétaire et de gauche comme Christian Grobet qui en tire l'indépendance requise et nécessaire à sa lutte contre les propriétaires immobiliers. Et on peut ne pas être propriétaire et être de droite comme jadis ces paysans fermiers et députés libéraux et d'autres aujourd'hui.

Les Verts sont donc ancrés à gauche. C'est un fait. Désormais plus nombreux que les socialistes, ils vont devoir négocier avec la gauche de la gauche pour la représenter au Grand Conseil. Encore que le système électoral genevois qui permet à un conseiller d'Etat d'être élu avec seulement 33% des suffrages pour autant qu'il arrive dans les sept premiers n'oblige pas les Verts à rechercher absolument les dix mille électeurs des partis Solidarités, Parti du Travail et Défense des aînés qui se retrouvent ce matin sans députés.

Si les électeurs de l'Entente veulent récupérer la majorité au Conseil d'Etat, ils doivent faire bloc et porter quatre noms sur leur bulletin de vote: Unger, Longchamp, Muller et Rochat et pas un de plus. Sans quoi il risque de revivre quatre ans sans majorité au Grand Conseil et avec une majorité de gauche au Conseil d'Etat: l'enfer.

Les outsiders Nidegger, Stauffer et Poggia ne devrait pas être élu, mais les résultats de ce week-end ne permettent pas tout à fait d'exclure une surprise. Leur seul chance serait de convaincre l'Entente genevoise de faire alliance tacitement, de convaincre les électeurs libéraux, PDC et radicaux d'ajouter leur nom pour faire barrage à la gauche. Ce serait le meilleur moyen pour l'Entente de s'affaiblir elle-même.

J.-F. Mabut
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Commentaires

Avec les verts, of course... D'autant que les opposants potentiels à cette ligne moderne s'en sont déjà pour l'essentiel allés voir ailleurs (si l'herbe était plus verte :-)!
Mais rien n'empêche d'accueillir dans le paquet des gens comme Eric Leyvraz et de s'accorder avec les socialistes pragmatiques sur des projets précis.

Ecrit par : Philippe Souaille | 12.10.2009

Analyse fausse. La majorité de droite, qui a fonctionné pendant 4 ans, est reconduite, de manière plus étroite certes. Mais avec 51 élus, la droite conserve la majorité.
Maintenant, pour le Conseil d'Etat, il faudra que le peuple soit conséquent. S'il veut un gouvernement capable de mener Genève vers plus de sérénité, il faudra élire des gens qui sauront travailler sérieusement, diriger un département, mener des dossiers, faire des compromis. Ce n'est pas le cas de tou-te-s les nouveaux-nouvelles candida-te-s.

Ecrit par : sergio | 12.10.2009

Et... Moins de 30 femmes, ce qui est encore inférieur a 4 ans en arrière

Ecrit par : Aurore Bui | 12.10.2009

Quelle majorité pour gouverner Genève? Pardi, mais celle des 5 partis gouvernementaux, qui recueille bel et bien 64,4% des suffrages... C'est absurde d'opposer comme tu le fais la droite et la gauche, nous ne sommes Dieu merci pas dans un régime d'alternance. Mon analyse: http://swissroll.info/?2009/10/11/1194-elections-a-geneve-le-cauchemar-ou-le-reve

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