Pour cacher une défaite, faire diversion
Au lieu d'affronter la défaite de la gauche socialiste et de l'extrême-gauche léniniste, les journalistes objective
ment de gauche (JOG) font diversion sur un objet flou, le populisme, qui serait une forme atténuée de fascisme. Que dans ses rangs, la gauche aient des staliniens, des polpotistes, des castristes, etc, tous des dictateurs sanguinaires, ça c'est normal, et que le parti socialiste suisse oublie que Lénine, le putschiste d'octobre 1917, fossoyeur du printemps démocratique de Russie, et dont le régime s'est écroulé en 1991, après une longue agonie, et des dizaines de millions de vicitmes, en majorité des ouvriers et des paysans, cela est caché, et pour cause. Souvenez-vous que Mussolini, le fasciste, était socialiste jusqu'en 1915 et que nazi signifie national-socialiste!
Le parti socialiste genevois de Léon Nicole avait, en 1933 45 députés au Grand conseil et
15 en 2009!
On vous parle de dérive à droite mais jamais de dérive à gauche et encore moins de dérive à l'extrême-gauche, ces journalistes, de même que Pascal Sciarini, présenté comme un sociologue, tous de gauche. Tous ça pour cacher que lla gauche socialo-verte obtient 33 sièges alors qu'en 1933, le parti socialiste avait 45 sièges sur 100 au Grand Conseil et 4 postes de conseillers dEtat sur 7: 1933 PSG 45 - 2009 PSG 15. Quant à l'extrême-gauche léniniste, elle passe de pas grand chose à rien!
La poussée du populisme genevois secoue la presse
Légende photo: Le tribun du MCG Eric Stauffer est qualifié de «génie en communication». (swissinfo.ch)
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Frédéric Burnand, Genève, swissinfo.ch, 12 octobre 2009 - 13:35
http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/La_poussee_du_populisme_genevois_secoue_la_presse.html?siteSect=106&sid=11340599&cKey=1255360827000&ty=st
Au lendemain de la victoire du Mouvement des citoyens genevois (MCG), les médias romand s'interrogent sur le succès du parti antifrontalier devenu 2e formation du canton à égalité avec les Verts, seul autre parti à gagner des points.
«Raz-de-marée des anti-frontaliers», «Stauffer secoue Genève», «Flambée populiste, naufrage de la gauche radicale». Les titres de la presse romande ont des allures de catastrophe naturelle pour évoquer la poussée du Mouvement citoyens genevois (MCG) aux législatives genevoises de dimanche.
Entré pour la première fois au parlement en 2005, la formation du tribun populiste Eric Stauffer s'impose désormais comme le 2e parti du canton avec 17 députés représentant 15,06%. Et ce, par la grâce d'un slogan aussi simple que percutant: «Frontaliers assez».
Le Dauphiné libéré, principal quotidien de France voisine, a demandé quelques explications au trublion de la politique genevoise. Réponse d'Eric Stauffer: «Quand on dit 'Frontaliers assez!', on ne dit pas qu'il faut jeter les frontaliers dehors (...). Cependant, on va mettre la pression sur les départements de l'Ain et de Haute-Savoie pour qu'ils respectent le jeu par rapport au Genevois», un avertissement se référant au projet d'agglomération franco-valdo-genevoise censé, justement, développer et harmoniser les relations entre les Genevois et la France voisine.
Génie en communication
Dans son éditorial, la Tribune de Genève donne une première explication à ce succès électoral. «Triomphe d'un homme, d'un style, d'une rhétorique celle de la provocation d'une capacité enfin à identifier puis exploiter le malaise genevois (...), Eric Stauffer, illusionniste certes, mais génie en communication, mais qui sait prendre le pouls de la rue. Son constat est juste: les Genevois ont perdu foi dans les partis traditionnels. Ils veulent des réponses simples à des questions concrètes, estime Pierre Ruetschi. Stauffer leur en fournit avec quelques boucs émissaires en prime les frontaliers et l'idéologie en moins.»
Le quotidien vaudois 24 Heures, lui, est plus mordant: «Le 12 décembre, lors de la fête de l'Escalade, les Genevois célébreront leur victoire contre les troupes savoyardes. L'événement date de 1602, mais le canton n'a toujours pas dépassé ce syndrome d'enclave redoutant l'invasion extérieure.»
«Genève la cosmopolite voit régulièrement resurgir les mouvements contestataires. En période difficile, toute population est tentée par la recherche d'un bouc émissaire. Le canton possédant 103 kilomètres de frontière avec la France, le coupable est tout trouvé», souligne l'auteure de l'édito Caroline Zuercher.
Avant de rappeler que le frontaliers «rapportent à l'Etat 600 millions de francs net par année. Reste à espérer que le canton restera fidèle à cette tradition qui veut que les pulsions populistes y meurent aussi spontanément qu'elles y sont nées.» Une référence au parti populiste Vigilance qui occupa brièvement le terrain dans les années 80.
Un rappel historique également formulé par la Neue Zürcher Zeitung dans son explication du vote de dimanche. Le quotidien zurichois invoque aussi le nombre de Genevois qui ont perdu leur emplois et qui ont été remplacé par un frontalier. «Chacun connait quelqu'un ou un parent à qui s'est arrivé », assure le quotidien.
Crise de croissance
De son coté, Le Temps rappelle la dynamique qui façonne la région genevoise. Dans son édito titré «Crise de croissance», Jean-Jacques Roth souligne: «Le MCG, fortement identifié à sa croisade contre l'«invasion frontalière», doit donc sa fortune à un seul phénomène: l'essor spectaculaire de la métropole genevoise et la libre circulation des personnes qui s'y est associée.»
«Or, poursuit Jean-Jacques Roth, ce n'est pas d'un excès d'ouverture que souffre Genève (les EMS, les hôpitaux et les transports publics ne tourneraient pas sans les Français), mais d'un manque de structuration du nouvel espace qui s'est développé en quelques années avec les régions voisines (...). La victoire du MCG est le thermomètre de cette crise de croissance.»
Plus musclé, Le Matin souligne la responsabilité des autres partis dans cette poussée populiste. «Les partis traditionnels se sont ramassé une belle raclée ce week-end à Genève. Et c'est bien fait pour eux! (...) Pendant trop longtemps, leurs petits jeux politiques ont bloqué la machine», assure Sandra Jean.
Dérive à droite
Un point de vue pas très éloigné du quotidien de gauche Le Courrier. «Si la droite fait la grimace face à ses encombrants alliés populistes, elle fait partie de la même famille idéologique.
On a ainsi vu les libéraux faire de la surenchère démagogique sur les mendiants. Ce qui a valu à Christian Lüscher d'être élu à Berne. Et même d'être mis en avant comme un candidat prétendument sérieux au Conseil fédéral! On voit de quel côté la girouette tourne en cas de gros temps politique», assène Philippe Bach.
Et ce, avant d'en appeler à «une indispensable refondation de la gauche», comme réponse à la montée du populisme.
Dans l'immédiat, Le Temps craint, lui, un durcissement du prochain gouvernement cantonal (que les Genevois élisent le mois prochain).
«La victoire du MCG confirme que la posture dénonciatrice rapporte davantage que la volonté de participer aux affaires (voir le déclin relatif de l'Union démocratique du centre, UDC). Elle aura donc pour conséquence probable un positionnement plus musclé du prochain gouvernement, quelle qu'en soit la couleur politique», pronostique Jean-Jacques Roth.
Mais le plus inquiétant est peut-être ailleurs. Dans un article intitulé «Quand Genève inquiète la France», Le Temps cite Antoine Vielliard, président du Modem pour la Haute-Savoie: «J'entends chez nous de plus en plus de mots haineux vis-à-vis des Suisses.»
L'exceptionnel éclatement des partis genevois
Légende photo: Genève ne connaît plus vraiment de vote traditionnel, de lien affirmé entre un parti et un groupe de l'électorat, observe Pascal Sciarini. (sp)
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Frédéric Burnand, Genève, swissinfo.ch, 10 octobre 2009 - 06:00
http://www.swissinfo.ch/fre/a_la_une/L_exceptionnel_eclatement_des_partis_genevois.html?siteSect=106&sid=11330977&cKey=1255329101000&ty=st&rs=yes
Les Genevois renouvellent leur parlement cantonal dimanche dans un climat marqué par la stigmatisation des travailleurs frontaliers. Un scrutin pouvant accentuer l'éclatement du paysage politique genevois. Une exception en Suisse analysée par le politologue Pascal Sciarini.
Dimanche, les Genevois élisent pour 4 ans les 100 députés du Grand Conseil (parlement cantonal). Des législatives qui seront suivies un mois plus tard par l'élection des 7 membres du Conseil d'Etat (gouvernement cantonal).
Directeur du Département de science politique de l'Université de Genève, Pascal Sciarini analyse les enjeux du scrutin.
swissinfo.ch: Cette semaine, un encart publicitaire de l'UDC (droite conservatrice) associant les frontaliers français à la racaille a allumé la campagne électorale genevoise. Que signifie ce recours de plus en plus fréquent à la provocation et la surenchère populiste en politique, en particulier à Genève?
Pascal Sciarini: Quant ils sont en campagne, les partis cherchent évidemment à attirer l'attention des électeurs et des médias. Dans ce cas, l'UDC genevoise fait donc coup double, vu la résonnance médiatique de son annonce.
Nous assistons effectivement en Suisse à une certaine radicalisation du discours politique surtout à la droite de l'échiquier politique, mais aussi parfois à gauche. Et ce, pour tenter de mobiliser l'électorat.
Cela dit, cette fois-ci, l'annonce de l'UDC s'avère contre-productive. Le président de la section genevoise de l'UDC Soli Pardo a cru bien faire en cherchant à toucher l'électorat de son concurrent, le Mouvement Citoyens Genevois (MCG, parti protestataire anti-frontalier, ndlr). Mais l'outrance du propos a provoqué des divisions au sein même de son parti.
swissinfo.ch: Cette affaire signifie-t-elle que l'UDC est à la recherche d'un second souffle?
P.S.: L'UDC et la droite nationaliste en général se retrouve prise à son propre piège. Elle a toujours besoin de se singulariser pour faire parler d'elle et mobiliser ses troupes. Ce qui l'amène à pousser le bouchon toujours plus loin.
A force de faire l'équilibriste sur la ligne rouge des valeurs républicaines, la droite dure produit des effets dramatiques. Nous assistons à une banalisation considérable du discours d'extrême-droite. Dire, comme le fait le MCG: «frontaliers, assez!» n'est pas un message banal. Mais il semble que ce genre de slogan choque de moins en moins.
Le piège pour l'UDC genevoise est qu'elle a aussi cherché ces 4 dernières années à s'acheter une respectabilité. Et ce, pour devenir un parti gouvernemental et s'allier avec les autres partis de droite. Comme l'a reconnu Yves Nidegger (tenant de cette ligne au sein de la section genevoise de l'UDC, ndlr), 4 ans d'effort ont été ruinés par cette annonce anti-frontaliers.
De fait, au niveau suisse et genevois, le potentiel électoral de l'UDC reste très faible (30% de l'électorat pour la Suisse et 25% pour Genève). Or les progrès spectaculaires de l'UDC ces 12 dernières années ne correspondent pas à un élargissement de son potentiel électorat qui reste constant, mais à la mobilisation de plus en plus large de ce potentiel. Un succès dû à son profil radicalisé.
Pour élargir son potentiel, elle doit aujourd'hui modérer son discours avec le risque de perdre une partie de son électorat qui se reconnait justement dans sa ligne dure.
swissinfo.ch: Le parlement genevois pourrait se retrouver composé de représentants de 8 partis. Que signifie ce morcellement du paysage politique genevois, aussi bien à droite qu'à gauche?
P.S.: Genève est le canton suisse dont le champ politique est le plus morcelé. Il n'y a pas d'autres cantons avec deux segments de la droite populiste aussi forts. Le Tessin connait une situation similaire avec la Lega et l'UDC. Mais les agrariens y sont très minoritaires. Le parlement bernois a dix formations politiques. Mais les partis qui comptent ne sont que 2 ou 3, parce que les socialistes et l'UDC occupent 50% des sièges, les autres partis étant donc secondaires. Par contre à Genève, la plupart des formations représentent entre 10 à 20% des voix.
Autre particularité, Genève connait une grande volatilité de son électorat. Le canton ne connait plus vraiment de vote traditionnel, de lien affirmé entre un parti et un groupe de l'électorat. La population du canton est en effet de plus en plus citadine, multiculturelle et récemment installée dans le canton.
Reste que cet émiettement a des conséquences assez dramatiques en terme de gouvernabilité du canton.
swissinfo.ch: Les élections genevoises font-elles figure de test pour le reste de la Suisse?
P.S.: Pour ce qui est de la montée des Verts et du recul du parti socialiste, ces élections apporteront des indications intéressantes en montrant s'il y a un retournement de tendance ou non.
En revanche, les rivalités au sein de l'extrême gauche et celles de la droite populiste sont très genevo-genevoises. Même si l'extrême gauche arrive à retourner au parlement, cela ne constituera pas un signe avant-coureur pour les autres cantons suisses.