Esteban Munoz, qui a potassé Karl Marx, nous trompe deux fois, au moins
D'abord, il faudrait parler des frères Castro qui ont réussi dans business car ils ont privatisé Cuba à leurs seuls profits et celui de leur cour de larbins. Quant au peuple qui ne peut plus se tirer pour aller vivre dans l'enfer capitaliste car la police privée de Castro & Castro l'en empêche, pour son bien, il survit. Il y a un syndrome de Stockholm généralisé qui explique une petite sympathie des otages pour leurs bourreaux, ou ce n'est que de l'hypocrisie pour survivre!
Allez piquer le pouvoir ou un peu de pognon à Fidel et à Raoul et ils vont vous envoyer un avatar du Che qui va vous régler votre compte mas rapido. Croire que Chavez, les frères Castro sont anti-capitalistes, c'est vrai pour le capital des autres, mais le leur, il ne faut pas y toucher.
Et qui sont les pays anti-impérialistes, Esteban nous le dit: Venezuela et Cuba, mais aussi la Chine, la Russie et lIran, tous des vraies démocraties.Esteban Munoz, un verdadero amigo de la democratia!
Quant à la paix, Staline en avait fait sa couverture pour duper les idiots utiles et faire le pacte avec son compère Hitler, dit pacte germano-soviétique qui déclencha la Seconde Guerre mondiale. De plus, l'agression de Staline contre la Finlande, les Etats baltes, puis ensuite la création des démocraties populaires, tout cela était pour la paix. Vous comprenez de travers, mais Esteban Munoz lui connait la ligne juste, celle de Staline!
On est confondu par tant de falsifications de l'Histoire, tout autant que par le mépris de centaines millions de victimes des régimes communistes passés et actuels. Munoz solidaire des bourreaux des peuples, pas des peuples! Encore un «antifasciste stalinien», Munoz, verdadero agent du défunt Komintern!
Sur la crise du capitalisme
Esteban Munoz, membre de la Commission politique du Parti du Travail, Source: Encre Rouge, 05.10.2009, http://esteban.blog.tdg.ch/
Pour comprendre pourquoi surviennent des crises, nous devons partir dune caractérisation du capitalisme actuel. Je propose donc à lensemble des forces anticapitalistes la caractérisation suivante : le capitalisme aujourdhui, cest la recherche du profit maximum. A partir de cette caractérisation, on constate deux tendances du capitalisme, qui lorsquelles sont réunies provoquent des crises.
La première tendance, cest laugmentation de la part des profits par rapport aux salaires, ce qui passe par des restructurations systématiques des entreprises, des licenciements, et finalement par une diminution du pouvoir dachat.
La deuxième tendance, cest laugmentation des investissements dans le but déliminer les concurrents et parvenir à saccaparer du marché.
Il y a dune part, une diminution de la capacité du marché à acheter des produits, et dautre part, une capacité de production des entreprises qui se multiplie. On se retrouve avec une crise et plus précisément une crise de surproduction.
Comment est-ce que le capitalisme tente de survivre à ce moment ?
Premièrement, les marchés déjà existants sont exploités encore plus que dhabitude. Donc restructurations, licenciements, baisse dimpôts, affaiblissement des assurances sociales.
Deuxièmement, les capitalistes cherchent à créer de nouveaux marchés. Lorsque le marché de limmobilier aux USA était saturé parce que près de 70% des américains étaient déjà propriétaires de leur logement et que la couche la plus riche détenait déjà plusieurs maisons, il a fallu créer un marché des ménages non-solvables à travers les subprimes jusquà que la bulle éclate.
Troisièmement, la destruction des marchés à travers la guerre. La guerre en Irak a rapporté dénormes profits à des entreprises de machines de construction. Ce troisième point me permet de passer à la deuxième partie de mon intervention.
Pourquoi la crise nest pas encore résolue ?
Le capitalisme est en surproduction depuis les années septante. Depuis, la production mondiale a été dopée par lendettement des ménages américains. La consommation des ménages américains représente 70% du PIB américain.
Le capitalisme est passé de bulle en bulle jusquà que la crise touche de plein fouet les Etats-Unis. En plus du capitalisme, ce qui est remis en cause aujourdhui cest un système de domination mondiale, limpérialisme. Les sommets internationaux des grandes économies ont du souvrir aux pays émergeants parce que cest justement le système de domination mondiale qui est en danger.
Lhégémonie des Etats-Unis sera garantie si le dollar continue à être le pivot du système monétaire international. Et cela passe par en tout cas deux enjeux.
Dabord, la vente du pétrole doit se faire avec du dollar. Lapparition déchanges de type pétrole contre médecin comme en Amérique latine et la décision de lIran de vendre son pétrole en euro doivent disparaître pour ladministration US. Rappelons que Saddam Hussein a commencé à vendre son pétrole en euro dès 2000 et que très rapidement après linvasion de lIrak le dollar a été rétabli.
Ensuite, les pays émergeants comme la Chine qui ont accumulé des réserves en dollar doivent selon Washington continuer à revenir aux USA en échange des bons du Trésor.
Cependant, les événements ne donnent pas de signes de solution dans ce sens. En Amérique latine, les pays de lALBA créent la Banque du Sud et réfléchissent à la création dune nouvelle monnaie. La Russie, la Chine et lIran font des appels à la création dune nouvelle monnaie internationale de réserve. Aussi la Chine hésite de plus en plus à investir dans les bons du Trésor même si elle aura beaucoup de mal à sortir de son modèle dexportation des produits de consommation pour les USA.
Les mesures protectionnistes se multiplient. La dernière en date vient des Etats-Unis, cest une taxe de 35% sur les pneus importés depuis la Chine. La guerre en Afghanistan se prolonge. Les menaces de guerre contre lIran samplifient.
La situation sociale aux Etats-Unis est catastrophique. Les travailleurs qui sont tombés au chômage en automne dernier ne vont plus toucher des indemnités à partir de cet automne. La dette des ménages américains et la dette publique ne risquent pas dêtre résorbées avec lépargne dont lintérêt nest pas suffisamment attrayant. Il faudrait que les ménages américains arrêtent de consommer pendant une année entière pour pouvoir payer leurs dettes.
Probablement, avant que le capitalisme ne soit dépassé, des blocs commerciaux à un niveau continental devront se former pour sortir du modèle économique impérialiste avec une augmentation du commerce Sud- Sud.
Pour conclure, les forces anticapitalistes doivent impérativement se mettre daccord sur une analyse du capitalisme pour avancer vers une coalition politique avec un programme anti-crise autour duquel un mouvement social pourrait se mobiliser.
Notamment, la recherche du profit maximum refute lidée dune moralisation du capitalisme. Une limitation des profits et une augmentation des salaires dans le cadre du capitalisme ne nous mèneraient quà une prochaine crise. Cest pourquoi ces mesures sont insuffisantes.
Léconomie, ce nest pas une question de morale. Le capitalisme est dans une crise économique. Son dépassement dépend de la capacité des forces anticapitalistes à former une alternative concrète non sur des considérations morales mais à partir d'une critique surtout économique.
Lanticapitalisme au niveau international prend la forme de lanti-impérialisme. Le capitalisme peut être affaibli si notre mouvement est capable de promouvoir la paix et ne pas tomber dans le piège de la paranoïa médiatique qui stigmatise non seulement le Venezuela et Cuba, mais aussi la Chine, la Russie et lIran.