Le lundi 10 septembre 2009, Christian Grobet dévoile son but: être candidat au Grand Conseil

Des années de magouilles, de tromperies, pour se venger de ceux qui lui ont pris ses mandats de député au parlement genevois et suisse. La liste 8, une machine de guerre érigée à son unique profit, les autres n'étant que des faire-valoir, n'a été possible que par le conquête de deux associations: l'AVIVO (bastion du Parti du Travail) et l'ASLOCA (Parti socialiste).

L'article de Pascal Décaillet, pourtant fine mouche, démontre qu'en fait il ne comprend l'essence - le signifiant - de Grobet, un "narcissique toxique", prêt à tout pour servir son appétit. Un peu comme Staline, préparant sa vengeance des années, évidemment mis à part l'ampleur des événements. La conclusion fait peur, car l'auteur affirme naïvement que :“Mais quoi de plus beau, en politique, qu’un ennemi ?” Même si c'est un meurtrier de masse comme Lénine, Hu Jintao? Encore un qui sourirait, bêtement, à son assassin!


Christian Grobet, le démon politique dans les viscères

Lundi 10.08.09 - 06.10h
http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2009/08/10/christian-grobet-le-demon-politique-dans-les-visceres.html

C’est fait. La Tribune de Genève nous le confirme ce matin, sous la plume de mon confrère Jérôme Faas : Christian Grobet est candidat au Grand Conseil. Ce qui était patent, dès ce printemps, pour qui sait lire un peu la politique entre les lignes, est donc réalité. Grobet est candidat, et c’est une excellente nouvelle. Car cet homme incroyable, conseiller municipal dès 1967, député dès 1969, conseiller national, douze ans conseiller d’Etat, puis reparti de zéro après sa chute, est habité, jusqu’aux tréfonds de l’âme, par ce qui manque à tant de politiques : la fureur d’un démon intérieur. Se battre, encore se battre, jusqu’au bout, et peu importent les quolibets, et peu importent les coups : cette dimension, qu’on aime ou non Christian Grobet, qu’on partage ou non ses options, force l’admiration.

L’admiration, oui. Pourquoi ? Mais parbleu, tout simplement par le contraste qu’elle offre avec le petit jeu d’ambitions camouflées, de reports d’aveux, de semi-signaux et de semi confidences, des plus hauts politiques suisses en cet été de succession de Pascal Couchepin. « Je veux peut-être, pour l’heure je ne veux pas, je ne sais si je veux, j’aimerais vouloir, je voudrais aimer, je me tâte, tu te tâtes, nous nous tâtons, il faut voir avec la commission électorale, laissez-moi encore réfléchir », enfin toute cette somme de faux-fuyants, face à laquelle voici l’irruption d’un homme : Christian Grobet.

Un homme. Qui n’a jamais caché ni ses désirs ni ses ambitions. Il y a des élections ? Il s’y présente ! Cela serait interdit ? Il crée des listes, juste pour lui ? Et alors ? Les élections sont faites de listes, les électeurs jugent. Et qu’on ne vienne surtout pas nous avancer l’argument, haïssable, de l’âge : Christian Grobet est dans une forme olympienne.

Surtout, voilà une candidature qui sonne (eh oui, déjà) la fin de la pause d’été à Genève, et le réveil de la campagne. Si la gauche de la gauche ne se dilue pas dans ses éternelles divisions, elle peut représenter une donne importante de ces élections cantonales. En son sein, voilà en tout cas une locomotive. À cela s’ajoute, sur cette nouvelle liste, la présence de Salika Wenger, une politicienne aux idées claires et qui sait porter haut le verbe politique. Un véritable tempérament, aussi.

La politique n’est pas faite que d’idées, mais d’hommes et de femmes, qui les incarnent. Des parcours humains, avec leurs chutes, leurs accidents, leurs cicatrices. La richesse d’un vécu. Les vibrations d’une mémoire. L’éternité, comme dans les mythes, de certains retours. La réinvention de la vie, et peut-être aussi celle de la jeunesse. Par l’intensité du désir. C’est cela qu’incarne Christian Grobet, l’homme aux cent mille ennemis.

Mais quoi de plus beau, en politique, qu’un ennemi ? [ndlr: Même si c'est un meurtrier de masse comme Lénine, Hu Jintao?]

Pascal Décaillet

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