Combien de millions de cadavres dans les placards?
L'autre monde de Lénine? Le travail forcé pour les ouvriers et les paysans, sous la terreur et abrutis par la propagande.
Idiots utiles de tous les pays, unissez-vous! afin que des crapules puissent gagner pouvoir et fortune! comme les frères Castro, Mugabe, le pc d'Angola, Hu Jintao, etc... qui adorent le capital, le leur, celui qu'ils ont volé après avoir tués les capitalistes!
A noter que Jérôme Béguin, est de retour au Parti du Travail après avoir bien trompé son monde!
Appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse
La gauche de la gauche cherche à sortir de limpasse
http://www.gauchebdo.ch/?La-gauche-de-la-gauche-cherche-a,
vendredi 27 mars 2009, par Jérôme Béguin
Un appel pour regrouper les forces à la gauche du PS, dépasser lémiettement et peser sur la scène nationale, vient dêtre lancé par Josef Zisyadis et dautres militants.
« La gauche est aujourdhui dans limpasse. » Un constat qui a poussé des militants de la gauche de la gauche à lancer un « Appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse » (lire ci-dessous). Lidée dune nouvelle force politique nationale à la gauche du PS nest pas nouvelle. En 2003, le Parti suisse du Travail, solidaritéS et les listes alternatives alémaniques sétaient fédérés, sous le nom dA gauche toute, pour tenter darracher cinq sièges au Conseil national permettant la formation dun groupe parlementaire. Si lobjectif ne fut pas atteint, A gauche toute continua son chemin avec une coordination nationale et, au niveau cantonal, lunion du POP et de solidaritéS sur Vaud ainsi quà Genève avec, en plus, les Communistes et les Indépendants. Mais les problèmes ont vite pointé leur nez. Dans la ville du bout du lac, la coalition éclatait en 2007, à peine un an après sa création. La même année, les élections dans le canton de Vaud se soldaient par un échec pour A gauche toute. Quelques mois après, le POP vaudois proposait à solidaritéS une fusion des deux partis. Ce dernier nayant pas pris la peine de donner une réponse, les pierres dachoppement se sont amoncelées depuis entre les deux partis. Enfin, le PST décidait lannée dernière de se retirer officiellement dA gauche toute, sonnant le glas de la fédération.
Cesser les querelles de chapelle
Réunis le 31 janvier à Berne, la poignée de militants en provenance des cantons de Vaud, Valais et Schaffhouse, en prenant acte de cette « politique de la chaise vide », ont décidé malgré tout de lancer un nouvel appel au rassemblement.
Sagit-il de reformer une fédération, ou encore un réseau ou même un nouveau parti ? « Nous nen savons encore rien », déclare Josef Zisyadis, qui fut lun des principaux animateurs dA gauche toute et qui a diffusé lappel. « Ce sont les militants qui décideront, limportant est darrêter les querelles de chapelles. »
Les signatures seront récoltées jusquà fin avril et une première réunion devrait se tenir avant lété. Jeudi, 80 personnes avaient déjà répondu à lappel par courriel et une centaine sur Facebook.
Ajouter une nouvelle structure à la gauche de la gauche nest-ce pas rajouter un problème au problème ? « Nous ne voulons pas torpiller les partis », rassure le Valaisan Olivier Cottagnoud, qui a participé à la rédaction du texte. « Mais beaucoup de militants ressentent la nécessité de lunité, nous voulons les rassembler autour dune table pour discuter en passant outre les sectarismes. » En Valais pourtant, on ne connaît pas de guerre de tranchées entre organisations. « Nous sommes trop peu nombreux pour ça, samuse Jean-Marie Meilland de la Gauche valaisanne alternative. Mais nous sommes un peu isolés et il serait utile pour nous de sappuyer sur un mouvement national. »
Anticapitalisme sectaire
Pour les signataires de lappel, cest clair, le PST et solidaritéS, les deux principaux partis de la gauche de la gauche, font obstacle à lunité. A la mi-mars, les quatre sections cantonales de solidaritéS ont tenu pour la première fois un congrès interrégional. A cette occasion, la soixantaine de militants présents ont décidé la « construction dune organisation nationale ». Avec dautres courants ? Non, à partir de leurs propres forces. Jean-Marie Meilland tire le parallèle avec le nouveau parti dOlivier Besancenot. « Le NPA cest les membres de la LCR plus quelques nouveaux, mais sans les communistes, ni les socialistes et écolos de gauche. » Pour lui, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélanchon, plus ouvert, serait un meilleur modèle. Comme le NPA, solidaritéS justifie son chemin en solitaire en se réclamant de « lanticapitalisme », qui exclurait toute compromission avec les socialistes et les Verts. Pourtant, la politique de ses élus à Genève et Neuchâtel est peu conforme à cet idéal de « pureté révolutionnaire », qui nempêche de toute façon pas de se rapprocher des autres forces de la gauche de la gauche.
Le PST néchappe pas aux critiques
Du côté du PST, sa décision, lors de son dernier congrès, de se renommer en Parti communiste a été ressentie comme une dérive sectaire et dogmatique, à lextérieur et parmi certains de ses membres. « Ce nest pas par dogmatisme ou sectarisme que nous menons actuellement une réflexion sur le rôle du parti révolutionnaire que nous sommes, et sur son identité communiste », précise Léo Schmid. « Nous élaborons une stratégie pour relancer un projet politique dépassant le capitalisme. » Pour le secrétaire national du parti, se lancer dans la création dune nouvelle organisation serait « illusoire », ce serait « nier les différences idéologiques et stratégiques qui existent entre les différentes organisations ». Néanmoins, Léo Schmid rappelle que le PST pratique des alliances, comme à Neuchâtel où le parti forme un groupe parlementaire commun avec solidaritéS.
A Neuchâtel justement Alain Bringolf tient à préciser que la nécessité des alliances est inscrite dans les statuts même du PST. Une manière daffirmer que lidée socialiste ne peut être portée par un seul parti et que le renversement de la bourgeoisie nest possible quen rassemblant de larges secteurs de la société. Le député sortant et ancien président du parti est un peu méfiant envers lappel. « De prime abord, cest plutôt séduisant. Je crains seulement quil ne sagisse que dune agitation sans lendemain plutôt que dune réelle réflexion politique. » Avec la sagesse des montagnards quon lui connaît, Alain Bringolf attend de voir quelle forme prendra ce mouvement avant de le juger et éventuellement le rejoindre.
Le PST prendra la décision finale de changer de nom en octobre. Deux tiers des suffrages de délégués étant nécessaires pour modifier les statuts, le résultat est encore incertain. La récente démission, en raison de divergences internes, du secrétaire du Parti communiste tessinois, avec une vingtaine de camarades, est de mauvais augure. La direction du parti aura fort à faire dici lautomne pour convaincre les indécis, et pour répondre au besoin dunité revendiqué un peu partout.
Deux projets politiques
Car, après la Gauche valaisanne, et les Listes alternatives de Zurich et Schaffhouse, lassemblée générale du POP vaudois a la semaine dernière voté son soutien au projet.
Lundi, ce fut le tour des Communistes de Genève. « Nous soutenons cette initiative visant à mettre fin à léclatement de la gauche combative », déclare Yan Perret-Gentil. Plutôt que de contribuer au nouveau Parti communiste suisse ? « Changer le nom du PST est intéressant, malheureusement cela ne répond pas aux aspirations de la population. Faire de la politique, ce nest pas agir contre tout le monde, cest peser sur les décisions politiques. Dans la situation politique et sociale actuelle, participer à une force du type de Die Linke est la meilleure façon de défendre nos idées. » Pour le communiste, le changement de nom du PST viendrait trop tard ou
trop tôt.
Cest en tout cas un véritable projet politique, qui, avec celui proposé par lappel, a ses forces et ses faiblesses. Les militants devront choisir entre lun ou lautre, ou les deux, séparément ou ensemble. Si les deux projets devaient échouer, il faut craindre que la gauche de la gauche suisse ne sorte de son impasse.
Lancien conseiller national Franco Cavalli botte en touche. Les transferts socialistes dans la nouvelle équipe devraient être peu nombreux.
La gauche du Parti socialiste est aussi invitée à se joindre au mouvement. Sollicité par les initiants, le Tessinois Franco Cavalli répond à Gauchebdo quil a « beaucoup de sympathie » pour lappel dont il dit partager « en grande partie » la teneur. Le médecin connu pour son engagement en faveur de Cuba souhaite cependant se donner un peu de temps avant de donner une réponse définitive. Il travaille justement au lancement dune force politique dans son canton, qui, en se fondant dans le mouvement social issu de la grève de CFF Cargo, réunirait des militants de gauche, mais aussi des chrétiens-sociaux et des radicaux de gauche. Un manifeste devrait être publié la semaine prochaine.
Levrat, « Iznogoud technocrate »
Par contre, Frédéric Charpié, lui, a répondu de suite présent. Membre du PS depuis 16 ans, ayant siégé au Conseil général de Tramelan durant 8 années, Frédéric Charpié avait présidé le Parti socialiste du Jura bernois en 2008. Pendant sept mois seulement, des divergences avec le comité directeur du parti layant poussé à la démission. Depuis, ses désaccords avec la ligne du PSS se sont développés. Le texte dorientation sur la sécurité lui a semblé « ignoble ». Avec sa section, il a déposé près de 80 amendements, « mais si des tournures de phrases ont été modifiées, le fond est resté le même. Ce nest pas pour rien quYvan Perrin a salué lévénement ! » Plus récemment, le traitement de laffaire UBS par son parti lui a donné de lurticaire. « On devait soit étatiser, soit les laisser se débrouiller, non pas jouer les éboueurs. » Des rencontres avec le président Christian Levrat, un « Iznogoud technocrate », ont achevé la rupture. « Je navais plus ma place dans ce parti. » Le Tramalot va maintenant battre la campagne à la pêche aux signatures.
Le ralliement du socialiste en annonce-t-il dautres de ce parti ? Rien nest moins sûr tant sont molles les critiques à linterne envers les politiques menées au plan national comme dans les cantons. Il est vrai que la plupart des membres ont une préoccupation plus prosaïque. Celle dêtre élu.
Moins opportunistes et en manque dorganisation, les écologistes radicaux devraient être, eux, sensibles à la remise en cause du productivisme et à lobjection de croissance.
Appel pour une vraie force politique alternative de gauche en Suisse
Face à la crise de la mondialisation financière, face à la montée des inégalités sociales, face à la montée des périls climatiques, face à la destruction des services publics, face à la privatisation de tout, y compris du vivant, de partout monte lexigence dune autre organisation sociale basée sur lémancipation humaine [COMME EN UNION SOVIETIQUE!!!].
La gauche est aujourdhui dans limpasse. Une partie des classes populaires, découragée, fait confiance à la droite populiste. Ni un PS englué dans un gouvernement de droite, ni des Verts à la poursuite dune économie de marché verte, ni des forces anticapitalistes éparpillées, affaiblies par leurs divisions et impuissantes nationalement ne sont capables de reconstruire lespoir [DETRUIT DEPUIS 1917 PAR TOUS LES REGIMES COMMUNISTES!!!].
Bâtir une alternative qui rende possible lintervention citoyenne dans toute la sphère politique suppose entre autres de rassembler dans une même force politique nationale, tous les courants de la gauche de transformation sociale et écologique. Nous avons en commun de penser que lhumanité est parvenue à un moment périlleux où accroissement des inégalités, chômage, misère, pollution, crise climatique, difficultés daccès aux ressources samplifient mutuellement. Les urgences sociale et écologique ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à lune ni à lautre sans remise en cause du capitalisme et du productivisme.
Aujourdhui, nous lançons un appel. Un appel à toutes ces femmes et ces hommes de notre pays, qui sengagent localement dans le mouvement social, le syndicalisme, le tissu associatif, les luttes écologistes, lobjection de croissance, la souveraineté alimentaire, la culture : créons ensemble cette nouvelle force politique alternative de gauche, écosocialiste, qui manque tant à la Suisse.
En signant cet appel, les soussignés décident de tout mettre en uvre pour créer une dynamique unitaire et pluraliste nationale, au-delà de tout sectarisme, qui résiste aux divisions dépassées, au repli sur soi. Nous voulons une vraie force politique alternative de gauche en Suisse.
Pour contact : Jean-Marie Meilland, Chemin-de-Fer 2, 1920 Martigny, jmmeilland(at)omedia.ch
La gauche de la gauche
Parti suisse du Travail (PST)
Fondé en 1944 par lunion de la Fédération socialiste de Léon Nicole et du Parti communiste. Environ 800 membres dans dix sections (GE, Vd, NE, JU, BE, BA, ZU, SG, GR, TI).
Revolutionärer Aufbau
Présent dès la fin des années 60 à Berne, Bâle et Zurich, Revolutionärer Aubfau (« Construction révolutionnaire ») entretenait des liens avec la RAF allemande, les Brigades rouges italiennes et les Cellules communistes combattantes belges. Aujourdhui, lanimation du Secours rouge international et la participation à des manifestations sont ses principales activités.
Combat socialiste
Lancé en 1978 à loccasion des premières élections cantonales jurassiennes, Combat socialiste compte une trentaine de membres et quelques élus proches du POP.
Alternative Liste
Créées à Zurich en 1990, les listes alternatives sont aujourdhui aussi présentes en Argovie et à Schaffhouse avec une poignée délus communaux.
solidaritéS
Constitué en 1992 par le regroupement de groupes révolutionnaires, dont le Parti socialiste ouvrier (ex. LMR, section suisse de la Quatrième Internationale), solidaritéS est présent dans les cantons de Genève (250 membres et sympathisants annoncés), de Vaud, de Neuchâtel (30 à 40 membres) et de Bâle. A Genève, solidaritéS dispose dun mouvement de jeunes: United Black Sheep.
Mouvement pour le socialisme (MPS)
Formé en 2002 par une scission de solidaritéS, le MPS a été secoué en 2007 par un conflit interne provoquant le départ du groupe Gauche anticapitaliste et la mise sur orbite des sections du Tessin et de Fribourg (seule présence dans ce canton de la gauche de la gauche). Aujourdhui, le MPS ne regroupe quune poignée de fidèles autour de Charles-André Udry sur larc lémanique et, en Suisse alémanique, à Berne, Bâle et Zurich.
Pages de gauche
Edité à Lausanne depuis 2002, ce mensuel est, avec quelque 1000 abonnés, la tribune romande de la gauche du PS sans en constituer pour autant une tendance organisée.
Les Communistes
Fondés à Genève en 2002 par les Jeunesses progressistes du Parti du Travail, les Communistes sont environ 25 et ont une élue au Conseil communal de la Ville.
Les Indépendants de Gauche
Regroupant des militants en rupture de ban dans lAlliance de gauche dabord, puis, depuis 2007, dans A gauche toute, les Indépendants ont des élus à la Constituante genevoise et dans quatre communes de ce canton.
Gauche alternative valaisanne
Créée en 2007 par des militants de la gauche du Parti socialiste, la Gauche alternative a deux élus communaux à Vétroz et revendique une cinquantaine de membres et sympathisants.
Gauche anticapitaliste
Formée en 2008 dune scission du MPS, la Gauche anticapitaliste est active dans les cantons de Genève, Vaud, Bâle et Zurich et édite le journal Lignes rouges.
Organisation socialiste des travailleurs (OST)
Section suisse de la Quatrième Internationale tendance lambertiste (Parti ouvrier indépendant de Gérard Schivardi), lOST est présente dans les cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel, anime lUnion des cercles pour une politique ouvrière (UCPO) et pratique lentrisme au sein du PS. Sans oublier que la gauche de la gauche cest aussi des libertaires (Organisation socialiste libertaire et Action autonome en Romandie) ou encore des associations (par ex. Attac).